Lundi 12 mai 2008

Vous cherchez une idée pour un séjour en Bretagne le temps d'un Week end ?


Voici un projet de voyage bien sympathique qui vous permettra de visiter le pays malouin et d'être au cœur de sites touristiques de notoriété nationale et internationale... Le Mont Saint-Michel, Saint-Malo, Cancale, Dinard, Dinan, Dol, Combourg.....
Pour joindre l'utile à l'agréable vous pourrez en outre séjourner chez André et Marie Paule Léaustic, fidèles abonnés du blog de la diaspora, qui proposent des chambres d'hôtes à Miniac Morvan !
   Ils se feront un plaisir de vous recevoir à proximité de l'estuaire de la Rance.




Nous avons interviewé André Léaustic et son épouse Marie Paule.
 

André, le patronyme de Léaustic en pays malouin n'est pas très courant ?

Je ne suis pas originaire du pays malouin mais de Saint Renan dans le pays d'Iroise  en Finistère où je suis né en 1945 et où j'ai passé toute ma jeunesse.
Après une carrière dans la marine nationale je me suis retiré dans le pays de mon épouse Marie Paule à MINIAC MORVAN  dans le pays malouin
.

Vous avez beaucoup navigué, pouvez-vous nous donner les noms des bâtiments sur lesquels vous avez embarqué ?

Escorteur rapide « Le Boulonnais », dragueurs de mines  "Œillet", " Eglantine ", " Glycine " et " Azalée" à Brest
Dragueurs de mines « Phénix » et « Capella » à Cherbourg.
Escorteur rapide « Le Normand » à Brest.
Aviso « SM Le Bihan » à Cherbourg.
Corvette « Jean de Vienne » à Brest.

Quelle est votre ascendance ? Avez-vous connaissance de votre généalogie ?

Comme tant d'autres Léaustic mon ascendance remonte  à Christophe léaustic et à Marie Le Gélébart .
Voici mon ascendance :

Jean Léaustic (1915-1992) et Alexina Coatanéa (1917-2002)
Christophe Léaustic (1877-1960) et Jeanne Audren (1879-1964)
Jean Christophe Léaustic (1845-1931) et Jeanne Bréhier (1846-1923)
René Marie Léaustic (1816-1868) et Marie Françoise Poullaouec (1814-1873)
Jean Marie Léaustic (1789-1851) et Marie Anne Lamour (1785-1826)
Jacques Marie Léaustic (1760-1826) et Marie Jean Le Rû (1766-1805)
Goulven Léaustic (1729-1795) et Marie Catherine Keranvran (1740-1808)
Claude Léaustic (1689-1732) et Anne Liles (1694-1758)
Jacques Léaustic (1644(?)-1714)  et Jeanne Stéphan (1645(?)-
1
715)
Christophe Léaustic ( né vers1624-1699) et Marie Le Gélébart (née vers1628-1683)

Marie-Paule c'est donc vous la malouine ? Seriez-vous descendante de corsaire ?

Non pas de corsaire mais de terre-neuvas.
Pour reprendre une expression de marin « j'ai été vaccinée avec de l'eau salée » !
Epouse de marin je suis aussi fille et descendante de marins depuis seize générations au moins ! Et comme cela ne suffit pas je suis aussi mère de marin car un de mes fils, Sébastien, est marin de commerce !
L'attachement à la mer est une affaire familiale !

Vous proposez aux visiteurs du pays malouin des chambres d'hôtes ?

Nous proposons deux chambres dans une maison

confortable située dans un cadre calme et reposant avec notamment un parc ombragé, des jeux pour enfants etc.
Pour plus d'informations vous pouvez nous appeler au 02.99.58.55.08 ou nous contacter par télécopie ou par courriel ajoncsdorminiac@yahoo.fr
Vous pouvez consulter aussi le site internet www.ajoncsdor.com
Adresse : Les ajoncs d'or 35540 MINIAC MORVAN
 

 

  Habitez-vous une "malouinière" ?

Notre maison est bien plus modeste ! Les malouinières sont des manoirs que les armateurs et corsaires des 17ème et 18ème siècles, enrichis par le négoce et la guerre de course, se firent construire autour de Saint Malo. La ville aux remparts de cette époque était insalubre et les capitaines après des mois au large aspiraient au calme et  à la sérénité ! Les malouinières sont situées dans la vallée de la Rance ce qui leur permettait de conserver le lien qui les unissait à la mer, lieu de leur passion et de leur fortune. 


Est-ce une activité saisonnière?

Oui nous fonctionnons uniquement de  Pâques à octobre .

Faites-vous tables d'hôtes ?

Non, il y a de trop bons restaurants dans la région ! Et puis  le petit  déjeuner est copieux !


Que proposeriez-vous comme visites aux membres de la diaspora qui voudraient passer un week end dans le pays malouin ?

Miniac Morvan est une commune située à proximité immédiate de Saint Malo (15km), Dinan (12km), Dinard (20km), Combourg (10km), Dol de bretagne (10km), Cancale (23km) et le Mont saint Michel (35km).
Autant vous dire qu'un seul week end est trop court pour tout visiter !
A partir des pôles d'intérêt du Mont Saint Michel et de saint Malo voici quelques suggestions :

Je vous conseille d'aller au Mont St Michel en soirée, cela permet d'arriver au moment où les visiteurs déjà sur place partent. Le Mont est presque à vous seul et après le repas du soir, vous pourrez admirer le Mont illuminé.

Dans le port de Cancale vous dégusterez les célèbres huîtres et ensuite sillonnerez la côte jusqu'à Saint-Malo.

Perle de la côte d'Emeraude, Saint-Malo la cité du grand large, est une station balnéaire au passé historique très riche. La ville a su conserver et entretenir son patrimoine de façon remarquable. Elle mérite bien son titre de ville d'Art et d'Histoire.
La cité corsaire entourée de remparts est absolument remarquable.
Vous visiterez les îles du Grand Bé (avec la tombe de Chateaubriand) et du Petit Bé accessibles à marée basse.
De nombreux musées  et l'aquarium peuvent compléter votre visite de Saint-Malo.
Les randonneurs trouveront leur bonheur tout le long du sentier des douaniers qui surplombe une côte aux charmes nombreux et baignée dans une mer aux couleurs d'émeraude qui a inspiré de nombreux peintres et écrivains.
Poursuivez votre visite de la Côte d'Emeraude de pointes en baies par la boucle Dinard-Saint Lunaire-Saint Cast le Guildo-Dinan-Combourg.
 

Le pays Malouin est aussi réputé pour sa gastronomie. Quelles bonnes tables nous conseillez-vous ?

Dans le haut de gamme les guides gastronomiques font ressortir le « De Bricourt » d'Olivier Rollinger à Cancale (3 étoiles), « Maison Tirel » à St Méloir des Ondes (3 étoiles), le "Querrien" à Cancale.
Mais vous avez des restaurants où le rapport qualité/prix est vraiment excellent. Voici quelques bonnes adresses où vous ne serez pas déçus chez « Ahna » à Dinan, « la Table d'Henri» à St Malo, « La Petite Ferme » à Miniac-Morvan et bien d'autres encore.

  MERCI A ANDRE ET MARIE PAULE LEAUSTIC POUR TOUTES CES INFORMATIONS

Photographies:
-L'estuaire de la Rance - revue Armen Aoùt 1997
-Maison -A et MP Léaustic

par Pierre LEAUSTIC publié dans : TOURISME ET GASTRONOMIE communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Jeudi 8 mai 2008





Le radon est un gaz radioactif d'origine naturelle inodore et incolore qu'on trouve dans le Finistère, berceau de la diaspora, à un taux supérieur à la moyenne nationale.

 

 

Origine et concentration

Provenant de la désintégration du radium, lui-même issu de l'uranium, il est présent dans l'ensemble des sols de la croûte terrestre. On le trouve en grande quantité dans les régions granitiques et volcaniques.
Sa concentration dans l'environnement s'exprime et s'évalue en Bq/m3 (Becquerel par mètre cube qui équivaut à une désintégration d'un atome de radon par seconde et par mètre cube)

En atmosphère libre la concentration du radon est très faible car il est dilué par les courants aériens.
En atmosphère confinée (bâtiments, habitations...) le radon s'accumule et peut atteindre des valeurs très élevées (plus de 1000 Bq/m 3)
.

Quelles sont les régions les plus concernées en France ?

Les campagnes de mesures ont permis de situer l'Auvergne, la Bretagne, la Corse, la Franche-Comté et le Limousin comme étant les régions où les concentrations moyennes sont les plus élevées

Dans le Finistère la proportion de concentration dépassant 200 et 400 Bq/m » est importante puisque 19 % des mesures sont supérieures à 200Bq/m3» (contre 9% en France) et plus de 6% sont supérieures à 400Bq/m3 (contre 2,3% en France) .

Pourquoi s'intéresser au radon ?

Tout simplement parce que ce gaz est le deuxième facteur de risque de cancer du poumon après le tabac. Il a été classé en 1987 comme « cancérigène pulmonaire chez l'homme » par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC).
Le radon pénètre dans les poumons avec l'air respiré. Les rayonnements alpha produits irradient les cellules les plus sensibles des bronches et sont de nature à induire le développement d'un cancer.

Impact sur la santé

... en France et à l'étranger

13% des 25000 décès (soit environ 3350 décès) par cancer du poumon observés annuellement en France pourraient être attribués à l'exposition au radon selon L'institut national de veille sanitaire.

Les résultats récents des études épidémiologiques effectuées sur le continent américain comme européen démontrent que le risque de cancer de poumon augmenterait de 16% à chaque fois que les niveaux moyens de radon auxquels on est exposé dans sa maison (30 ans d'exposition) augmentent de 100Bq/m3.

... en Bretagne

Une étude menée en 2000 par l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) conclut que 20% des décès par cancer du poumon seraient attribuables au radon (185 décès sur 816 en 2000).

... dans le Finistère

C'est le département le plus touché par ce type de cancer en Bretagne.

Comment vérifier la présence de radon dans votre habitation ?

La principale source de radon est le sol sur lequel est construit l'habitation (logement, école, lieu de travail...).
La mesure de la concentration de radon s'effectue à l'aide de dosimètres que vous pouvez vous procurer (prix actuel 25 euros incluant la lecture des résultats) auprès de fournisseurs agréés par la Direction des affaires sanitaires et sociales de votre département (DDASS).
Les dosimètres sont installés pendant une période de deux mois (hors période d'été) dans les endroits les plus fréquentés de votre logement (salle de séjour, chambre, bureau...).

Au-dessous de 400Bq/m 3 la situation ne justifie pas d'action correctrice particulière.

Entre 400 et 1000 Bq/m3 il convient de mettre en œuvre sur le bâtiment d'habitation des actions simples destinées à réduire l'exposition des personnes.

Au-delà de 1000 Bq/m3 il convient de réaliser un diagnostic sur le bâtiment afin d'identifier la source de radon et ensuite réaliser les travaux nécessaires pour réduire l'exposition au radon.

Les techniques simples de réduction du radon

Elles consistent à :
- assurer l'étanchéité des sous-sols, des vides sanitaires, des murs, des planchers et des passages de canalisation
- ventiler le sol en dessous du bâtiment et les vides sanitaires
- vérifier l'étanchéité du bâtiment à l'eau (drainage périphérique)
- aérer les pièces du logement en ouvrant les fenêtres au moins une fois par jour et veiller à ce que les grilles d'aération ne soient pas obturées.
- Mettre en place, le cas échéant, un système de ventilation mécanique double-flux (entrée-sortie).


Aides financières

Des aides financières peuvent être accordées pour vous permettre de réaliser les travaux qui s'avèreraient nécessaires (aides à l'amélioration à l'habitat). Renseignez-vous auprès de la direction départementale de l'Equipement (délégation ANAH) ou des organismes chargés des opérations d'amélioration de l'habitat (Pact Arim...).

En conclusion le radon est un facteur de risque du cancer du poumon.

Le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui dépend de l'organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu depuis 1987 le radon comme agent cancérigène.
Le risque de cancer de poumon est prouvé chez les mineurs d'uranium, fortement exposés au radon. En revanche il n'est pas clairement établi pour les seules personnes exposées au seul radon dans les bâtiments. Mais les études qui ont été menées ne permettent pas de conclure à l'absence de risque, même si celui-ci est minime.
Toutefois il a été démontré que l'usage du tabac est responsable de la majorité des cancers du poumon. L'exposition simultanée au radon et au tabac est particulièrement nocive
.


BIBLIOGRAPHIE

L'article ci-dessus est la synthèse d'informations contenues dans les documents suivants :

- brochure « Le radon » du Ministère de l'Equipement (direction générale de l'urbanisme, de l'Habitat et de la Construction) et du ministère de l'emploi et de la solidarité (direction générale de la santé)
- Plaquette « dans votre logement vous respirez peut-être du radon »
- Dossier de presse « Le radon dans le Finistère » de la DASS du Finistère
- Communiqué de presse du 22 octobre 2007 de la DASS du Finistère.

 PHOTOGRAPHIE

 La photographie représentant une petite maison bretonne en pierre (penty) avec toit de chaume a été aimablement fournie par Jean Jacques Tréguer chargé de communication de l'Association Aux Marins (www.auxmarins.com)

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par Pierre LEAUSTIC publié dans : SCIENCES ET TECHNIQUES communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mardi 29 avril 2008
 

Je m'appelle James Owen Esnault et je fais partie de la diaspora depuis peu de jours. Je viens de naître à Paris le 26 avril 2008. Mon papa Michael est breton et ma maman Angela est irlandaise. Pour ne froisser aucune susceptibilité je me présente donc à vous comme celte...
J'en ai d'ailleurs toutes les caractéristiques ethnologiques : je suis blond , j'ai les yeux bleus et je suis déjà fort «costaud» : 4,180 Kg et 55 cm. Il faut vous dire que je suis né sous le signe du Taureau !
Je sens que les irlandais vont vouloir m'intégrer dans leur équipe de rugby comme pilier et les bretons comme stoppeur dans une de leurs équipes de football ! Il paraîtrait qu'un membre de la diaspora, ancien président du stade Brestois, a déjà pris une option auprès de mes grands parents paternels
 qui habitent Guilers à proximité de Brest !
Je sais que « la valeur n'attend point le nombre des années » mais tout de même ces bretons sont particulièrement opportunistes !

Face à ce débat cornélien j'opterai peut-être pour le football gaélique qui comme vous le savez est un mélange de rugby et de football.

Inutile de vous préciser que je serai au moins bilingue français/anglais mais comme mes parents pratiquent aussi le japonais, ....... j'ai toutes les chances d'être polyglotte !

Voici mon ascendance «LEAUSTIC»

James Owen Esnault (2008)
Mickaël Esnault (1969)- Angela Truesdale (1971)
Serge Esnault (1942) - Danielle Le Gall (1946)
René Le Gall (1918 -2006) -  Jeannie Léaustic (1920 - 2002)
Etienne Léaustic(1881-1951) - Philomène Ruelen(1885-1920)
Pierre Eugène Léaustic (1840 -1891) - Marie françois Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic(1795-1866) -Marguerite Lannuzel (1798-1852)
Jean françois Léaustic(1766-1812)-Marie Josephe Le Bihan (1769-1829)
François Léaustic(1728-1797) Marie Marguerite Jézéquel (1798- ?)
François léaustic (1699-1778)-Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650- 1703)- Barbe Jégou (1655-1727)
Christophe Léaustic (1624-1699)- Marie Le Gélébart (1628-1683)

Si vous voulez me souhaiter la bienvenue vous pouvez m'adresser un courriel à l'adresse de mon papa michael.esnault@cegetel.net.... ou faire un commentaire sur le blog au regard de cet article.

Au revoir - Kénavo - Good bye -  Sayônara -

 

 

 

par Pierre LEAUSTIC publié dans : BIOGRAPHIES communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 26 avril 2008


La stèle et le cénotaphe du mémorial national des marins disparus.


Une suggestion pour votre week end de l'Ascension du jeudi 1er mai au 4 mai 2008.... Venez participer à la pointe Saint Mathieu en Plougonvelin aux différents temps forts  organisés par l'Association AUX MARINS dans le cadre de ses journées annuelles dédiées aux marins disparus.
 

Voici le programme :
JEUDI 1er  MAI à 15 h 00chemin de mémoire à vocation culturelle, historique et touristique autour de la pointe Saint Mathieu. Sur un circuit de 4 km, accessible à tous, des animateurs guides donneront aux participants des explications sur les sites rencontrés et sur les événements qui s'y sont déroulés. Participation gratuite - Rendez-vous à 15 h00 sur le parking face à l'hostellerie.

VENDREDI 2 MAI CONCERT MUSICAL à 20 h 30 à l'espace  culturel Kéraudy de Plougonvelin (participation 8 euros).

Mathieu Bellec et Logann Vince présenteront un spectacle original, créé pour l'occasion et inspiré par le poème "Océano Nox"de Victor Hugo ("Combien de marins, combien de capitaines...").
Cette soirée s'articulera autour de ce texte, déclamé par un ensemble de comédiens récitants. La musique viendra illustrer successivement les différentes strophes. Neuf pièces musicales seront ainsi jouées par un duo bombarde accordéon parfois rejoint par les cordes, les danseurs ou bien le chant.
La première partie sera assurée par le groupe de chants de la mer "Les Voix du Four".

La recette de cette soirée servira  intégralement  à financer l'achat d'une pompe à morphine programmable et ajustable au profit des malades du CHU de Brest.

SAMEDI 3 MAI à 16 h 00 Cérémonie au Mémorial national des marins de la pointe Saint Mathieu.

Cette cérémonie sera présidée par Monsieur Francis VALLAT  président de l'Institut Français de la Mer (
www.ifmer.org). Cet institut est une organisation reconnue d'utilité publique qui regroupe au plus haut niveau des représentants civils et militaires de toutes les activités maritimes de la France et qui agit politiquement tant sur le plan national qu'international pour la promotion de la France maritime et la meilleure  prise en compte des intérêts maritimes français par les pouvoirs publics.
Le chef d'Etat major de la marine, l'amiral Pierre-François Forissier participera à cette cérémonie.
Deux mille personnes sont attendues pour cette cérémonie qui comprendra deux volets :
- un volet classique et traditionnnel avec un important concours de la marine nationale  (Ecole de maistrance, Ecole de navigation sous-marine, préparation militaire marine, musique des équipages de la Flotte et le bâtiment d'Entrecasteaux qui croisera en mer face au site).
- un volet culturel avec lecture de témoignages de familles, poèmes et chants de la mer.
Pour ces chants de la mer, Maxime Piolot chanteur-poète de renommée internationale sera accompagné par 300 choristes dont certains viennent de l'Ile d'Yeu et de Lorient.

DIMANCHE 4 MAI

- à 11 h 00
dans les ruines de l'abbaye de Saint Mathieu office religieux célébré par le père Jean François Nicolas avec la participation du groupe "Les Voix du Four".
- à 12 h00
déjeuner champêtre sous barnum dans l'enclos aux moines (participation 10 euros).

 
Au cours de ce Week end vous pourrez aussi :

- visiter le salon "La mer en Livres" au Conquet  les 3 et 4 mai de 10h à 12 h et de 14h à 18 h. 

- marcher à votre rythme  le dimanche 4 mai sur les sentiers pédestres de la Balad'iroise à Porspoder et Landunvez (circuits à votre convenance de 5,  8, 12, 18, 24 et 32 kilomètres). Ouverture de la journée à 08 h 30.

Pour votre hébergement n'hésitez pas à contacter le directeur de l'office de tourisme de Plougonvelin (fidèle abonné du blog de notre diaspora) Valéry Winisdoerffer au 02 98 48 3018.



par Pierre LEAUSTIC publié dans : HISTOIRE ET MEMOIRE communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 20 avril 2008

l'abbaye de la pointe Saint Mathieu fondée par saint Tangi ( Tangui, Tanguy) avec en arrière plan le phare et à droite le sémaphore.




Depuis des siècles les générations des Léaustic-Léostic-Lestic comportent de nombreux Tangi, Tangui, Tanguy et aujourd'hui encore on trouve ce prénom dans la diaspora.

Le prénom Tangi (Tangui, Tanguy) a acquis une certaine notoriété dans les années 1950/1970 avec la célèbre bande dessinée du magazine Pilote « Tanguy et Laverdure » (les aventures de deux sympathiques aviateurs) et plus récemment avec le film " Tanguy"  (l'histoire d'un jeune adulte qui s'incruste au domicile de ses parents).

 

ORIGINE...

L'origine de ce prénom correspond à celui d'un saint breton ;

La plupart des saints bretons ont vécu au cinquième ou sixième siècle à l'époque de la grande émigration des Celtes de Grande Bretagne en Armorique. Des Gallois et des corniques (habitants de pays de Galles et la Cornouaille britannique ou Cornwall) sont arrivés en Bretagne dans des « auges » de pierre comme le dit la légende (en fait des barques fabriquées avec des peaux d'animaux tendues par des lattes de bois et lestées par des pierres). C'est la raison pour laquelle de nombreux saints bretons sont nés en pays de Galles, en Cornwall et parfois en Irlande.

Notre Saint Tangi est sans doute une exception puisqu'il est un  "produit"  du Pays d'Iroise.

Nous avons demandé à Rémy Le Martret (fidèle abonné du blog !), historien de la langue bretonne, amoureux du patrimoine du pays d'Iroise et notamment de la pointe saint Mathieu, de nous conter la légende de saint Tangi (ou Tangui ou Tanguy).

LEGENDE....

« si le conte est initiatique, la légende a fond de vérité » - Gaël MILIN - U.B.O. - 2000 -).

Nous sommes en l'an de grâce 525, Galonus est le seigneur de Trémazan, château dont la vieille tour romantique se dresse encore à Kersaint, dans la commune de Landunvez en Pays d'iroise. Il a épousé en premières noces, Florence fille d'Honorius prince de Brest, laquelle lui a donné deux beaux enfants, Haude et Gurguy mais Florence est décédée et Galonus remarié avec une anglaise qui, si elle est riche et de bonne famille, n'en n'est pas moins hérétique. Elle réussit à éloigner Gurguy du domicile familial qu'il quitte pour passer une douzaine d'années de jeunesse à la cour du roi Childebert.
Haude n'a pas cette possibilité et souffre en silence. des mauvais traitements de sa belle mère d'autant plus excédée que Haude est une belle jeune fille accomplie et parfaitement docile ne rechignant point à accomplir les tâches les plus ingrates. La marâtre acariâtre empêche Haude de pratiquer sa religion ou de faire l'aumône. Elle met aussi obstacle à la demande en mariage faite par plusieurs seigneurs des environs. Son père, trop faible ne résiste point à la persécutrice... et celle-ci envoie Haude dans une ferme des environs.
Elle y est depuis deux ans lorsque Gurguy revient chez son père. Il cherche évidemment à savoir où est sa sœur. Discrètement la méchante femme lui décrit sa sœur comme une fille perdue et qui, manquant à ses devoirs, avait été éloignée, contraints qu'ils avaient été de l'envoyer aux champs.
Gurguy court à la ferme indiquée et trouve sa sœur occupée à laver du linge. Ne reconnaissant pas son frère dans le fier chevalier inconnu qui la hèle, par précaution, par modestie, elle s'enfuit. Pour Gurguy c'est la preuve de sa culpabilité. Il la poursuit. Il la rejoint. Brandissant son épée, d'un geste irréparable, il lui tranche la tête. Les témoins impuissants ne peuvent que l'informer des calomnies malveillantes de la belle-mère. Se rendant compte alors de son erreur, accablé de douleur, il rentre au château. Peu après Haude arrive à son tour tenant dans ses mains, sa tête «laquelle ayant posée sur son col, se réunit à son tronc, merveille qui estonna toute l'assistance ».
Haude se tourne vers sa persécutrice, lui reproche son attitude et lui demande de s'amender. Devant son refus elle lui annonce le châtiment de Dieu. La prédiction s'accomplit aussitôt. La marâtre est saisie de terribles maux de ventre, elle rend tous ses intestins qu'elle foule aux pieds et tombe. Un éclair la foudroie alors. Gurguy implore le pardon de sa sœur en se jetant à ses pieds. Elle le lui accorde juste avant de mourir. Nous sommes le 18 novembre 545.

Gurguy s'en va alors trouver Saint Paul Aurélien évêque fondateur de l'évêché de Léon qui lui impose une pénitence de 40 jours. Il se retire dans la forêt proche de Landerneau où il passe le temps prescrit dans les prières, les veilles et les larmes ne se nourrissant que de ce qui est à portée de sa main, racines et fruits sauvages, mais le dernier jour, une corneille lui apporte un beau pain blanc. Gurguy s'en retourne auprès de Saint Paul. Lorsqu'il se présente, sa tête est entourée d'un globe de feu, miracle qui détermine Saint Paul à changer le nom de Gurguy en Tanguy,  "tan" voulant dire feu, ardent (« guy » ou plutôt « ki » se traduisant par chien mais en l'occurrence guerrier). Tanguy lui demande à être admis parmi les moines du monastère que Saint Paul a fondé en l'île de Batz. Il y mène une vie si exemplaire que lorsque Saint Paul fonde le monastère de Gwerber, proche de Morlaix, il en donne la direction à Tanguy.
Ayant appris la proche fin de son père, il lui rend visite pour le préparer à bien mourir. Heureux de cette visite le brave homme fait don à son fils de plusieurs terres et, en particulier, d'une vaste étendue, du cap de Pen ar Bed jusqu'à la rivière de Brest.
Peu après, des marins léonards s'aventurent jusqu'en Egypte. Là, ils ont connaissance du tombeau de l'apôtre Mathieu. Ils s'approprient les restes du saint et les emportent avec eux. Ils sont pris dans une grosse tempête à l'approche du cap et sont jetés à la côte. Pensant être perdus, ils implorent miséricorde et alors qu'ils vont être projetés sur un rocher celui-ci s'ouvre en deux, donnant le passage vers un espace plus calme. Ils mettent à terre leur précieux trésor et en mémoire de ce miracle le lieu est appelé Loc-Mazhé-Traoun : le Val de l'Ermitage de Mathieu. Saint Tanguy auquel cette terre appartient décide, avec l'assentiment de saint Paul, d'y construire un monastère. Toutefois l'endroit étant particulièrement exposé aux fureurs de l'océan, il est décidé de construire les bâtiments beaucoup plus en retrait. C'est alors que Dieu intervient une fois de plus car ce qui est construit en ce nouvel endroit se retrouve le lendemain au plus près de la mer. Les hommes acceptent la loi de Dieu et bâtissent en peu de temps l'église que saint Paul vient bénir, nommant Saint Tanguy pour abbé. Celui-ci fait venir huit religieux de Gwerber auxquels se joignent un grand nombre de disciples.
Plus tard, Saint Tanguy voulant rendre visite à son seigneur et maître, le rencontre en la paroisse du Drenec, en une maison noble. S'étant mis en oraison, ils entendent un chœur mélodieux de voix angéliques en même temps qu'un ange leur apparaît. Il leur donne avis que dans peu de temps ils auront à quitter cette vallée de larmes. Les deux saints se réjouissent de cette bonne nouvelle. Cette maison noble est depuis nommée en souvenir de cette histoire merveilleuse : Coet-Elez, le bois des anges.
Ils prennent congé l'un de l'autre, Saint Tanguy rejoignant le monastère de Gwerber où malgré la joie des moines à le revoir il leur annonce son prochain et définitif départ.
Dès le lendemain il tombe malade, règle ses affaires, bénit ses moines et rend son âme à Dieu le 12 mars l'an de grâce 594, le même jour que Saint Paul. Son corps est porté ici à Saint Mathieu où il est enterré dans le cimetière. Bien que le vent soufflait fort du Nord, jamais aucune torche accompagnant le linceul ne s'éteignit.
Saint Tanguy est très honoré en Bretagne, le pèlerinage de Saint Mathieu est devenu l'un des plus célèbres du duché aux neufs évêchés.

Il faut bien avouer, malgré toute la vénération que l'on doit à Saint Tanguy que l'histoire des historiens apporte quelques contradictions à cette merveilleuse légende.... »

Après cette belle légende brillamment contée par Rémy Le Martret revenons au prénom TANGI.

ETYMOLOGIE DU PRENOM TANGI

... qui, peut s'écrire aussi Tangui ou Tanguy (forme francisée) . Le diminutif est Tangou.
Rappelons qu'étymologiquement le prénom Tangi se décompose en Tan (feu ardent) et Ki (chien/guerrier). Le sens probable de Tangi est « ardent comme un chien au combat » .

En vieux breton on trouve plusieurs orthographes attestées de ce prénom
Tanchi (859) Tanki 870) Tanghi (1050) Tangi (1086) Tangui 1092) Tanguy (1262)
On trouve aussi une variante graphique Thanghy

En cornique : Tangye de Tangy (fire-dog) attesté depuis 1606.

DES LIEUX...

57 lieux en Bretagne (Kertanguy, Kerdanguy... )ont un composant Tangi, Tangui ou Tanguy. Citons notamment la tour musée « La tour Tanguy » près du pont de recouvrance à Brest.

L'histoire du château de Trémazan en Landunvez où serait né Tangi est liée à celle d'une famille,  les seigneurs du Chastel, qui s'éteint à la fin du 15 ème siècle faute d'héritiers mâles. Les seigneurs du Chastel ont souvent porté le nom de Tanguy.
Cette famille construisit le château et en fit sa principale demeure pendant plusieurs siècles.
Les seigneurs du Chastel ont fondé près de leur château une belle chapelle en l'honneur de St Tanguy et de Ste Haude (Eodez en breton). C'est la chapelle de Ker-Seant (Kersaint aujourd'hui) qui veut dire en français le village aux saints

DES PERSONNAGES...

Parmi les personnages qui ont porté le prénom de Tangi, Tangui ou Tanguy l'auteur de pièces de théâtre à caractère poétique, Tanguy Malmanche (1875-1953)... qui a rendu hommage à son prénom « Je ne dis pas que, parce que je m'appelle Tanguy, j'ai composé des drames bretons ; je dis seulement que je n'aurais pas eu le courage de les écrire si je m'étais appelé Célestin. »

Citons également Tanneguy du Chastel né en 1368 qui devint prévôt de Paris et qu'on soupçonne d'avoir participé à l'assassinat du duc de Bourgogne Jean sans peur en 1419 !

DES NOMS...

Le prénom Tangi, Tangui, Tanguy s'est souvent transformé en nom de famille Tanguy. Ce patronyme est répandu dans le Finistère Parmi les personnages qui  ont porté ce nom citons Yves Tanguy (1900-1955) peintre surréaliste français naturalisé américain.

DES ŒUVRES...

« Tanguy » le livre de Michel del castillo
« Tanguy » le film d'Etienne Chatiliez

DES DICTONS...

Des dictons se rattachent à la saint Tangi qui se fête le 27 novembre ou le 19 novembre selon les calendriers !!! Il semblerait que Tangi se fête le 27 novembre et Tanguy le 19 novembre !

« A la saint Tangi, jamais vent ne languit »
« A la saint Tangi le temps est toujours gris »


Bibliographie :

- Albert Le Grand - bénédictin du 17ème siècle « Les vies des saints de la Bretagne Armorique »
- Prénoms bretons, Gwennole Le Menn, Coop Breizh 1990
- Site internet « http://tremazan.lepla.com/Legendre.html : la légende de Tremazan
- Dictionnaire des noms de famille bretons par Albert Deshayes aux Editions Le chasse- marée- Armen

Photographie :

L'abbaye de la pointe saint Mathieu : Jean Jacques Tréguer de l'association Aux Marins (www.auxmarins.com)

 

par Pierre LEAUSTIC publié dans : HISTOIRE ET MEMOIRE communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mardi 15 avril 2008
ILDUT MOYOT (1749 -1813)
-        PREMIER DEPUTE DE BREST
-        MAIRE DE LANILDUT
 
Ildut Moyot est né le 9 Août 1749 à Lanildut dans le Finistère au lieu dit RuMorvan. Il est le fils d’Anne Gabrielle Léostic née le 30 janvier 1713 au manoir de Langalla en Plouarzel (décédée le 20 septembre 1772 à Lanildut) et de Tanguy Moyot (1706-1784).
Anne Gabrielle et Tanguy se sont mariés le 16 juillet 1731 à Plouarzel et se sont installés à Lanildut en tant que négociants et armateurs.
9 enfants dont ILDUT naquirent de cette union. En observant les prénoms des enfants on constate que 5 d’entre eux portent  Gabriel(le) ou Anne dans leurs prénoms ce qui laisse supposer une forte personnalité de la maman Anne Gabrielle !

Ildut est d’abord marin et embarque dès l’âge de 13 ans sur les barques que possédaient ses parents et son oncle à Lanildut à l’embouchure de l’Aber Ildut.
Il se marie le 13 septembre 1774 avec Marie Gabrielle (encore une Gabrielle !) Riouellen et le nouveau couple s’installe à Lanildut.
Comme ses parents Ildut exerce la profession d’armateur, capitaine marchand et cultivateur..

C’est en 1789 que sa « carrière politique » débute avec les Etats généraux.

Rappelons que les Etats généraux sont convoqués par le roi Louis XVI à Versailles le 5 mai 1789. Les Etats généraux avaient été convoqués en principe pour régler les problèmes financiers que connaissait le pays. Mais dès la campagne électorale il apparut que les doléances portées par les 3 ordres (clergé, noblesse, Tiers Etat) allaient bien au-delà de la question des finances publiques ; ils préconisaient des réformes profondes et notamment l’élaboration d’une constitution qui encadrerait les pouvoirs du Roi, l’égalité devant l’impôt, le contrôle des ministres etc.
 
C’est le 2 avril 1789  que les électeurs de Lanildut âgés de plus de 25 ans et inscrits sur le rôle des impositions se réunissent pour rédiger le "cahier des souhaits et doléances des habitants de la paroisse de Lanildut en Basse Bretagne" (Evéché du Léon , ressort de Brest )
Ildut Moyot est délégué pour présenter ce cahier à l’assemblée générale du Tiers Etat de la sénéchaussée de Brest qui se tient les 7 et 8 avril.
Cette Assemblée générale dresse le cahier des doléances de la Sénéchaussée qui est en fait la synthèse des cahiers présentés par les paroisses rurales et du cahier commun du Tiers Etat de la ville de Brest .

Et voilà notre Ildut  élu le 8 avril 1789 comme député représentant du Tiers Etat de la sénéchaussée de Brest ! Il exercera son mandat jusqu’en 1791.
Il siège en compagnie de :
- 291 députés du clergé
- 270 députés de la noblesse
- 584 députés du Tiers Etat
Au cours de son mandat, Ildut :
- Signe le serment du jeu de Paume le 20 juin 1789. Rappelons que ce jour en compagnie de quelques députés de la noblesse et du clergé qui les ont rejoints dans la salle du jeu de paume, les députés du Tiers Etat font à la quasi-unanimité serment de ne pas se séparer jusqu’à qu’ils aient donné une Constitution au royaume
- Intervient une seule fois en faveur des ouvriers et employés des parcs et arsenaux militaires le 16 août 1790.
- Est supposé avoir voté pour le sacrifice des colonies.
- Est membre du club des Jacobins. Il passe aux Feuillants en Juillet 1791 mais revient aux Jacobins en septembre 1791
 
   Ildut ne se distingue pas comme un révolutionnaire « pur et dur » c’est le moins qu’on puisse dire car voici ce qu’on dit de lui dans Histoire de Brest (1) :
« Homme probe mais d’une telle simplicité qu’on peut mettre en doute qu’il ait toujours compris les problèmes administratifs qu’il devait concourir à résoudre »
 A sa décharge on doit dire que parlant le breton et élevé dans la culture et les traditions bretonnes, les principes révolutionnaires de l’époque comme les arcanes administratives devaient souvent lui être incompréhensibles.
C’était aussi sans doute le cas de l’autre député de Brest Monsieur Le gendre (pourtant avocat de parlement). Le rédacteur de l’Almanach des députés pour 1790 porte sur nos deux députés une appréciation peu flatteuse en écrivant « Nous ne perdons rien pour les passer sous silence et eux gagnent plus qu’ils n’y perdent » !!!
Pour ce qui concerne Ildut c’est sa très grande probité qui a séduit les électeurs. Ils lui portaient manifestement une très grande confiance et estimaient qu’un homme intègre et honnête qui en outre parlait leur langue ne pouvait pas les trahir.
 
A l’expiration de son mandat Ildut revient dans sa commune mais n’abandonne pas la politique.
Elu juge de paix le 20 décembre 1790 à Ploudalmézeau puis dans le canton de Brélès (commune dont le maire s’appelait …François Léaustic (2) il devient aussi en fin 1793 administrateur du conseil général du district de Brest… dont le rôle principal était de rechercher les prêtres réfractaires et les émigrés !
Il afficha dans cette fonction peu de zèle et beaucoup de modération. Il fut néanmoins obligé compte tenu de ses fonctions de participer à quelques actions « républicaines » et de régler quelques délicates affaires locales dans le pays d’Iroise.
Le 12 mai 1803 il devint maire de Lanildut et le resta jusqu’à sa mort le 17 avril  1813. Il succéda à Monsieur Gabriel (décidément ce prénom poursuit notre Ildut !) Thomas .

Pendant sa « carrière politique » c’est sa femme Marie Gabrielle qui géra effectivement les affaires du négoce familial et le métier d’armateur. Elle aussi devait être dotée d’une forte personnalité. Mais finalement n’est-ce pas le cas de toutes les femmes bretonnes dans le cadre d’un matriarcat hérité des traditions celtes ?
Au 18ème siècle le port de Lanildut est avec les ports du Conquet et d’Argenton l’un des premiers ports du Léon loin devant Brest. En 1755 Lanildut comptait 40 navires de commerce contre seulement 14 à Brest. Le commerce de Lanildut axé sur le cabotage portait essentiellement sur le transport de la pierre de granite de l’Aber Ildut et sur le vin de Bordeaux.
(1)Auteur LEVOT
(2) Etaient-ils cousins ?

Bibliographie : 
-Histoire de Lanildut par Jean Guivarch

-Centre d'histoire de l'université Rennes 1- Les députés bretons et d'origine bretonne aux Etats généraux de 1789 et à l'assemblée nationale constituante.
H-E LEMAY - Dictionnaire des constituants -1991
par Pierre LEAUSTIC publié dans : FONCTIONS ELECTIVES communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 6 avril 2008
Merci à Erwan Léaustic pour la rédaction de cet article relatant les mandats électifs et la généalogie de son arrière grand père Yves qui exerça des mandats électifs pendant 44 ans à Plouarzel (Finistère) dont les fonctions de maire pendant les périodes difficiles et tragiques des deux guerres. C'est dans les tempêtes que se révèlent les grands capitaines....et les habitants de Plouarzel ne s'étaient pas trompés en confiant la gestion de leur commune à Yves Léaustic , personnalité atttachante et courageuse, possédant un sens des responsabilités hors du commun.


Fils de Pierre Marie Léaustic (1843-1895) et de Marie Yvonne Lucas (1848- ?), meuniers à Plouarzel (pont du châtel), Yves Léaustic est né le 2 juin 1873 dans cette même commune.
Il épouse en 1900 Marie Josèphe Antoinette Kermaïdic, fille de meunier.
De leur union naîtra 12 enfants dont 10 vécurent.

En 1901, à l'âge de 28 ans, il se présente pour la première fois aux élections municipales.
Il est élu conseiller puis délégué sénatorial.
Plus tard il représentera le conseil municipal auprès de la Commission de répartition des impôts locaux et sera membre de la Commission des chemins ruraux.
De 1904 à 1912 il exerce les fonctions d'adjoint au maire

En 1912, Yves Léaustic est élu maire, c'est le début d'une longue aventure.
Il occupera successivement les fonctions de maire (19 ans),
d'adjoint au maire (22 ans), de conseiller municipal et de conseiller général.
Au total il passera 44 années au service de la commune de Plouarzel et connaîtra deux guerres à la tête de la municipalité.

Yves est mobilisé en Août 1914 et rejoint la garnison de l'île d'Ouessant. Il réintègre sa fonction de maire l'année suivante.
En septembre 1940, suite au sabotage d'un câble téléphonique allemand, un otage est pris. L'ennemi exige que le maire en désigne un second. Pour ne pas avoir à le faire Yves, âgé de 67 ans, se constitue prisonnier.
Le recteur de la commune, l'abbé Le Sann, obtient des autortés d'occupation l'autorisation de le remplacer.

Il quitte définitivement la municipalité en 1954. Il décéde à l'âge de 81 ans dans sa ferme de Kervados en Plouarzel

ERWAN LEAUSTIC

Voici la généalogie d'Erwan, l'auteur de l'article ci-dessus.

Léaustic Erwan (1974)
Léaustic Jean-Yves (1951) et Désanaux Françoise (1953)
Léaustic Jean-marie (1919) et Petton Aline (1927)
Léaustic Yves (1873-1955) et Marie Josèphe Antoinette Kermaïdic (1879-1919)
Léaustic Pierre marie (1843-1895) et Marie Yvonne Lucas (1848- 1914)
LéausticYves Marie (1801- ?) et Bergot Marie Perrine (1810-1887)
Léaustic Jean Marie (1763-1818) et Saouzanet Marie-Catherine(1772- 1838)
Léaustic Tanguy ( ? - ?) et Quémeneur Eode ( ? - ?)

Les actes d'état civil du 19ème siècle manquent de fiabilité en ce qui concerne l'orthographe des noms propres. Les secrétaires de mairie de l'époque n'avaient pas manifestement le souci de la précision juridique attachée aujourd'hui aux actes d'état-civil....

Voici deux exemples rapportés aux Léaustic/Léostic qui marquent les variations de l'orthographe des deux noms....

L'acte de naissance d'Yves Léaustic (1873) qui fait l'objet du présent article comporte l'orthographe Léaustic tant pour lui que pour son père Pierre Marie (1895).
Mais l'arrêté préfectoral qui officialise en 1944 le conseil municipal de Plouarzel comporte le nom de Léostic Yves !

Jean Marie Léaustic (1763) l'arrière grand père d'Yves est écrit en revanche Léostic dans l' acte de décès de son épouse Marie Catherine Saouzanet en 1838 et leur fils Yves Marie (1801) signe bien Léostic....


Une chose paraît certaine... les Léaustic et les Léostic ont bien les mêmes ascendances....Nous sommes tous cousins ! 

 

par Pierre LEAUSTIC publié dans : FONCTIONS ELECTIVES communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 30 mars 2008

Pour traduire leur sens de l'observation des phénomènes naturels, de la faune, de la flore, des réactions humaines nos ancêtres utilisaient volontiers des formules, proverbes, maximes, préceptes, sentences, dictons, adages, axiomes, métaphores.... tout ce qui peut être classé aujourd'hui dans une science appelée depuis 1840  "la parémiologie" ( du grec paroimia " proverbe ")

Toutes ces formules se caractérisent par trois points communs :

-leur brièveté
-leur popularité
-leur moralité

Elles reflètent le bons sens collectif et la sagesse ancestrale et on les trouve dans tous les pays du monde avec un fond souvent identique. Seules les tendances stylistiques varient. .


Nos ancêtres bretons étaient proches de la terre. De ce fait Les formules utilisées et transmises de génération en génération reflètent souvent les variations de la nature, les travaux des champs et la population rurale.

Toutes ces formules font partie du domaine public. Leur source est anonyme ce qui leur confère semble-t-il une certaine popularité, une certaine acceptation de l'ordre établi, car  "on"  ne peut pas lier la formule aux pensées personnelles d'une personne connue.

Je vous livre quelques uns de ces proverbes et dictons...

en commençant bien sûr par le rossignol (an eostig)...


Le rossignol aime toujours son toit
Et le petit coin de son pays

An Eostig a gar atav
E doenn ha kornig e vro

The nihtegale always loves its roff
And the little corner of its country

Le sens de ces paroles ne vous a pas échappé et serait de nature à expliquer combien notre diaspora se sent toujours bien là où elle réside mais qu'elle a les yeux de Chimène pour le pays d'Iroise !!!

l'apprentissage du calendrier...par le temps qu'il fait.....

Janvier emplit le fossé
Février le garde plein
Mars d'un seul souffle assèche tout le fossé

Genver a garg ar foz
C'hwevrer hen dalh kloz
Meurz gand eur hwezadenn
A zizeh ar foz penn da benn

Et enfin pour terminer sur une note d'humour mais non dénuée de sens pour les seniors !....

Pour être ridée une bonne pomme
N'a pas perdu son arôme

Evit'man krizet un aval mat
Ned eo ket kollet e c'hwez vat

For being wrinkled a good apple
Has not lost its flavour

Bibliographie:

-proverbes Bretons Lukian Kergoat Editions Coop Breizh
-Proverbes et dictons de Basse Bretagne Yves Le Berre et Jean Le Dû Editions Armeline
-Proverbes et dictons bretons Louis Le Henog

LE TEMPS QU'IL FAIT... par le caricaturiste NONO (Ils sont fous ces bretons!! d'Erwan Vallerie et Nono aux Editions Coop Breizh)

par Pierre LEAUSTIC publié dans : CULTURE communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 23 mars 2008

 

Notre ami GWENN LEAUSTIC a publié ces jours derniers un article sur Christophe Léaustic né vers 1624. Cet article fera date sur notre blog car on retrouve Christophe Léaustic dans une grande majorité des généalogies relatives aux Léaustic-Léostic.

Tous nos compliments à Gwenn, qui de manière claire et concise nous a fait partager le fruit de ses recherches historiques. Les informations qu'il nous a communiquées sont d'une valeur inestimable pour la diaspora car elles sont étayées par des références irréfutables et accompagnées par une signature XTÔFFE LEAUSTIC qui vaut son pesant d'histoire.

Dans cet article sur Christophe vous n'avez peut-être pas accordé l'importance qu'il convenait à cette information complémentaire concernant un certain Jehan  L'Eostic qui vivait lui aussi en Pays d'Iroise en 1434.
J'ai souhaité extraire cette information pour mieux mettre en exergue l'existence de Jehan (Jean) L'Eostic et ainsi la présence de ce patronyme dans les cantons de Saint-Renan et de Ploudalmézeau au Moyen Age.

"... pour preuve, une procédure en justice, datée de novembre 1434, opposant les paroissiens de Plourin, contributeurs aux fouages à Marie du Kermeur, nous apprend que cette Dame possédait le lieu noble du Roudouz et qu’elle désirait affranchir Jehan L’ÉOSTIC, son métayer, de toute imposition propre aux lieux roturiers.

La Dame du Kermeur et son métayer durent se plier aux exigences de la majorité des paroissiens, qui revendiquaient une répartition équitable de la charge contributive dans la paroisse.."

1434...voilà un record dans la profondeur de nos racines  ! Mais tous les records sont faits pour être améliorés....

L'image ci-dessous n'est pas, vous vous en doutez, la statue de Jehan... mais celle de Saint Isidore le patron des laboureurs et des fermiers. On retrouve cette statue dans de nombreuses églises et chapelles de Bretagne comme par exemple celle de Locmaria-an-Hent en Saint-Yvi (photo de C. Laurent - Revue Armen).
L'intérêt de cette illustration est  de vous présenter le costume porté par Saint Isidore. Ces vêtements  datent de  l'époque de Jehan (1434) et plus probablement de celle de Christophe (1624) : "un chupenn ouvert sur un premier gilet où les boutons ne servent que d'ornement, porté sur un second gilet croisé et fermé jusqu'au cou..." (Source revue Armen numéro 21).
Chupenn en breton signifie veste.
.

 
par Pierre LEAUSTIC publié dans : HISTOIRE ET MEMOIRE communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 19 mars 2008
 
 
 
Les recherches généalogiques consacrées à nos ancêtres LÉAUSTIC ou LÉOSTIC, sur les cantons de Ploudalmézeau ou Saint-Renan, convergent, pour nombre d’entre elles, vers Christophe LÉAUSTIC, né au début du XVIIème siècle, sur les paroisses de Plourin ou Brélès.
 
Ce premier ancêtre attesté possède une signature bien lisible et reconnaissable « Xtôffe LÉAUSTIC », qui figure notamment sur l’acte de naissance d’une de ses petites-filles, née le 21 septembre 1675, au Cran, à Ploumoguer.
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Sa descendance, fort nombreuse, s’implante durablement sur les paroisses de Plouarzel, Ploumoguer, Brélès, Plourin, Lanildut, Plouguin ou Lampaul-Ploudalmézeau. Il compte parmi ses descendants plusieurs léonards célèbres dont le docteur Augustin MORVAN (1819-1897), l’abbé Jean-Marie PERROT (1877-1943) ou le ministre André COLIN (1910-1978).
 
La présence de ce patronyme sur les cantons de Saint-Renan et Ploudalmézeau est cependant connue bien antérieurement ; pour preuve, une procédure en justice, datée de novembre 1434, opposant les paroissiens de Plourin, contributeurs aux fouages à Marie du Kermeur, nous apprend que cette Dame possédait le lieu noble du Roudouz et qu’elle désirait affranchir Jehan L’ÉOSTIC, son métayer, de toute imposition propre aux lieux roturiers.
La Dame du Kermeur et son métayer durent se plier aux exigences de la majorité des paroissiens, qui revendiquaient une répartition équitable de la charge contributive dans la paroisse.
 
 
Né vers 1624, Christophe LÉAUSTIC se marie aux alentours de 1644 avec Marie LE GÉLÉBART (1620-1683), dont la famille, relativement aisée, réside sur Plourin.
 
Le jeune couple prend en location, en qualité de fermiers, le Manoir de Brescanvel, vers 1651. Ils y sont encore attestés en août 1665, époque à laquelle Jean du POULPRY, seigneur de Kerillas, leur vend, pour 18 livres tournois, plusieurs terres au village de Brétiez (alias Bertiez) en Lanrivoaré.
Dans l’inventaire des titres originaux de l’abbaye de Saint-Mathieu est mentionné, en date du 12/03/1668, le bail consenti par la dame de Briantays à Christophe LÉOSTIC de la dîme du village de Brescanvel et de la paroisse de Plourin, à la réserve des villages de Kerbaul, Kervizinic, Keraulieren, Kerandraon, Kernéach et Kerabettor pour la somme de 105 livres.
Ils possèdent par ailleurs de nombreuses terres sur Milizac (Kernoble notamment) et Plourin, acquis par donations et héritages du côté des parents de Marie LE GÉLÉBART (Yvon LE GÉLÉBART et Jeanne FLOCH).
  Au moins six enfants naissent de leur union, fort probablement au Manoir de Brescanvel, sur la trève de Brélès (dépendant de la paroisse de Plourin), entre 1645 et 1660, dont sont issus :
 
Bazile, prêtre à Plouarzel, (°1645 - +10/05/1687 à Plouarzel),
 
Yves (°1649 - +08/08/1703 à Kervorès Plouarzel), marié en 1668 à Marie PÉTON, puis vers 1682 à Barbe JÉGOU ; ils résident à Kermados au début des années 1670. (postérité avérée)
 
Jeanne °1650, épouse à Plouarzel Renan Riou le 01/10/1675, originaire de Ploumoguer, où le couple s’installera, au Cran. (postérité avérée)
 
Jacques, qui est plus jeune, est installé au Manoir de Keringar à Brélès, où il décèdera le 25/02/1714, ainsi que ses deux épouses successives (Jeanne STEPHAN puis Françoise CORRE). Marie LE GÉLÉBART, la mère de Jacques, finira ses jours également à Keringar en 1683. (postérité avérée)
 
Gilette °1653 - +13/02/1717, installée à Keriligou à Brélès après son mariage avec Yvon KERÉBEL, le 01/02/1677 (Plourin), puis au Manoir de Kerbrozel à Plouarzel à la fin des années 1690 (on lui connaît au moins douze enfants).
Cette dernière finira ses jours à Keramponçon en Plouarzel, dont elle était propriétaire et où résidaient deux de ses fils, Jean et Hamon KERÉBEL. (postérité avérée)
 
Hamon °1670 - +17/12/1730, installé à Kergador en Plouarzel, après son mariage avec Marie Floch. (postérité avérée)
 
 
Christophe LÉAUSTIC est décédé le 3 mars 1699 à Trébabu à un âge avancé.


GWENN LEAUSTIC

Le Manoir de Breiscanvel au début du 20ème siècle....

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