Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 18:38

Fils d’Auguste-Pierre Ségalen (1909 –1991) et de Anne-Marie Bouguen (1909 –1993), Bernard Ségalen est né à Quimper (annexe de Penhars) le 1er mars 1944.

 

Bernard Ségalen.photo

 

Son enfance

 

Ses parents originaires de la commune de Brest (Recouvrance pour son père, Saint-Martin pour sa mère (voir les 5 articles consacrés à l’expatriation de Gabriel Léostic sur le présent blog) étaient alors professeurs de lettres au lycée de Brest replié à Quimper. Son père fut ensuite proviseur de lycée, puis professeur à la Faculté des Lettres, sa mère continua sa carrière de professeur de Lettres Classiques (ancienne élève de l’ENS de Sèvres).

 

Avec ses parents, son frère (Paul, 1946) et ses sœurs (Anne-Marie, 1936, Marguerite (1939-2006), Françoise, 1942, Anne-Yvonne 1949), il a habité successivement à Quimper (29), Saint-Quentin (02), Montluçon (03), Perpignan (66), Caen (14) et Paris jusqu’à son mariage.

  

Les vacances dans la maison de sa grand-mère maternelle à Porspoder (29), Ker Avel, ont été le point fixe de toute cette existence nomade et font qu’il se sent fondamentalement léonard.

.

Il fréquente les écoles de ses résidences successives, puis le lycée Henri IV à Paris où il prépare, sans succès, l’Ecole des Chartes. Etudiant à la Sorbonne puis à l’université de Tours, il devient professeur-stagiaire de Lettres Classiques dans cette ville.

 

 

Sa vie professionnelle

 

Puis il entre dans la vie active, comme professeur titulaire à Vierzon (18) pendant trois ans.

En 1972, il est détaché auprès des Affaires Etrangères et part comme lecteur à l’université de Mannheim (RFA) pendant trois ans, puis comme attaché de coopération linguistique à l’université de Sarrebrück (RFA) jusqu’en 1981.

 

Rentré en France, il est principal de collège, à Roisel (80), deux ans, puis à Mâcon (71) jusqu’en 1991.

 

Il est alors nommé proviseur de lycée à Digoin (71) où il reste quatre ans.

 

Repris par le démon de l’étranger (Ah ! l’Ar Mor !), il est à nouveau détaché à l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et part comme proviseur du lycée franco-hellénique à Athènes (Grèce) où il reste trois ans, puis au lycée Chateaubriand à Rome (Italie) jusqu’en 2002. Vous avez pu le voir déambuler dans le parc du lycée avec sa canne dans l’émission

« Des Racines et des Ailes » consacrée aux français à Rome et diffusée à l’automne 2002 et une fois depuis.

 

Après deux postes à l’étranger, il faut rentrer en France et c’est à Chambéry, proviseur d’un gros lycée, qu’il prend sa retraite le 2 septembre 2005, après 40 ans et un jour de bons et loyaux services récompensés par la rosette des Palmes académiques…

 

 

Sa vie familiale

 

De son union le 30 juillet 1966 à Rennes avec Roselyne Chancenotte, mère au foyer et maîtresse de maison bien occupée, naquirent 4 enfants (Anne-Philippe (1967), Delphine (1968), Guillaume (1970) et Sophie (1975)). 

 

   Beranrd Ségalen .P6190042

 

Après de nombreux déménagements, Roselyne et Bernard se sont retirés dans un vieux presbytère du XVIIème siècle, aux confins du Jura, de la Côte d’Or et de la Saône-et-Loire, leur département.

 

 Bernard Ségalen.Village bourguignon

 

 

Voici la lignée des Léaustic/Léostic dans laquelle Bernard Segalen se situe …..

 

 

Ascendance

 

Père : Auguste-Pierre Segalen, fils d’Auguste Marie Segalen, officier principal d’administration de la Marine (1865 -1949) et de Berthe Désirée Boulard, (1868 -1954).

 

Mère : Anne-Marie Barbe Bouguen, fille de Paul Léonard Bouguen, capitaine d’infanterie coloniale, né en 1881, mort pour la France le 5 avril 1915 à Etain (Meuse), et de Marie Langlois, employée aux PTT à Brest après la guerre de 14 -18, (1888 -1973).

 

Parents de Marie Langlois :

Père : Désiré Langlois, officier principal d’administration de la Marine, (1860-1927).

Mère : Perrine LEOSTIC, (1862 Brest -1925 Brest)

 

Parents de Perrine LEOSTIC :

Père : Gabriel LEOSTIC (1833 Lambézellec – 1891 Brest Saint-Martin !), maître entretenu de la Marine puis entrepreneur du bâtiment. C’est lui qui partit au Japon avec F.L. Verny, comme le narre l’auteur de ce blog dans une série de 5 articles.

Mère: Marie-Françoise Théoden (1837-1865), tailleuse.

 

Parents de Gabriel LEOSTIC :

Père : Joseph LEOSTIC

Mère : Perrine Jestin

 

Parents de Joseph LEOSTIC :

Père : Tanguy LEOSTIC

Mère : Marie-Catherine Pérec

 

Descendance

 

Anne-Philippe Segalen : conseillère principale d’éducation au lycée de Bellegarde-sur-Valserine (01). Mère de 5 enfants : Grégoire Demougeot (1989), Marie Demougeot (1991), Anne-Louise Huot (2002), Gabriel Huot ( 2005), Baptiste Huot (2006).

 

Delphine Segalen : infirmière dans une clinique de dialyse à Clermont-Ferrand (63). Mère de 3 enfants : Charlotte Rozier (1991), Antoine Rozier (1994), Arthur Rozier (1999).

 

Guillaume Segalen : Compagnon du Devoir couvreur, chef de chantier à Paris. Père de 3 enfants : Emilie (1996), Camille (f) (1998), Hugo (2002).

 

Sophie Segalen : célibataire, animatrice en recherche d’emploi.

 

Divers

Son père Auguste-Pierre Ségalen, érudit, condisciple et ami de Queffelec entre autres, a publié de nombreux articles dans la revue des « Cahiers de l’Iroise » N°s des années 60-80. Il a publié aussi un « Atlas littéraire de la Bretagne » et participé à l’élaboration de l’ »Histoire Littéraire de la Bretagne » parue en trois tomes.

 

Son frère et ses sœurs ont gardé les maisons familiales à Ker Avel et Kermerrien à Porspoder. Bernard et sa famille se rendent tous les ans en septembre faire une cure de Finistère entre Lanildut et Portsall…

  coucher de soleil à porspoder de Paul

 

Coucher de soleil à Porspoder en Pays d'Iroise au bout du monde (Pen ar Bed).....

 

 

Son épouse a, entre autres, un ancêtre, Charles François Le Gros, qui fut maire de Brest de 1808 à 1816. Son arrière-grand-père, Delph Levot-Bécot, commerçant et armateur à Brest, fit partie du petit groupe de bourgeois brestois qui « lancèrent » la station du Trez-Hir en Plougonvelin dans les années qui suivirent la guerre de 1870. La propriété qui se trouve dans un parc au dessus de la plage a été construite en 1874 et est toujours dans la famille.

 

Recherche généalogique

Passionné de généalogie depuis sa retraite, Bernard Ségalen a établi un arbre très riche, allant largement jusqu’aux cousins à la mode de…Bretagne, sur un logiciel Heredis. Il a aussi sur Geneanet un arbre ascendant : bsegalen.

 

Toute information ou demande d’information sera la bienvenue.

 



Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : BIOGRAPHIES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 19:00

D'où sont originaires vos ancêtres ? Voilà une question qu'on doit vous poser fréquemment... surtout si vous vivez à l'extérieur de la Bretagne.
Pour les visiteurs assidus du blog  de la diaspora des "Léaustic-Léostic cela n'a plus de secret ! Vous savez tous qu'ils sont bretons, finistériens, léonards, originaires des villages des cantons de Saint Renan et de Ploudalmézeau et IROISIENS
.

Iroisien, c'est-à-dire habitant  du pays d'iroise... Voilà une notion récente car le mot Iroise  n'est apparu timidement dans l'espace géographique  et communautaire que depuis le milieu du 20ème siècle. Nos ancêtres ignoraient sans aucun doute ce terme très en usage aujourd'hui.

Cet usage s'est d'autant plus répandu que le terme Iroise sonne bien... et fait rêver  à d'autres termes aux sonorités voisines comme turquoise par exemple... Confortés  sans aucun doute par la couleur bleue du  ciel Irosien et la couleur  bleu-vert de la Mer d'roise beaucoup de nos visiteurs extérieurs imaginent souvent qu'un lien existe entre Iroise et Turquoise.



Iroise ou turquoise ?
Kerhornou en Ploumoguer......
Photo Olivier et Corinne Le Loc'h



Des historiens, et notamment ceux  des Cahiers de L'Iroise se sont penchés sur la question... pour tenter de retrouver la trace de ce nom Iroise dans les archives historiques. 

Quels sont les résultats de leurs
recherches ?

La mer d'Iroise

L'existence de ce terme est avérée depuis la fin du 17ème siècle. Ce terme semblait désigner d'une manière générale  la route maritime qui, à la sortie du goulet de Brest, se dirigeait vers l'ouest nord ouest. D'autres écrits limitent la mer d'Iroise au domaine  maritime situé entre l'Ile d'Ouessant et l'Ile de Sein.
Dans les courriers échangés entre les commandants de l'escadre de la marine royale et la Cour,  il est évoqué  :

-"l'escadre du vice-amiral  de Nesmond... mit la voile... par l'iroise"
-"Le vice-amiral  de "Tourville" qui s'est mis dans le yack a rodé toute l'Iroise..."
-"Le vaisseau  "Content" était dans l'iroise par le travers des Pierres noires"
-"Le vaisseau "La Gaillarde"... au-delà du Toulinguet... a forcé la voile... pour passer de jour dans le Ras, le vent étant un peu près pour aller par l'Iroise..."

Il en ressort que pour les marins de la Royale, la mer d'Iroise qualifiait un espace maritime qui, de la pointe St Mathieu à la sortie du goulet de brest, est délimité par Ouessant  au Nord, et Sein au Sud. Il s'agit donc d'un espace maritime restreint et parfaitement circonscrit. Lorsqu'on évoque la Mer d'iroise aujourd"hui c'est toujours de cet espace maritime maritime qu'il s'agit.

Etymologie  du mot Iroise....

La référence étymologique la plus vraisemblable est contenue dans le Dictionnaire universel français et latin de  Trévoux. Cet ouvrage synthétise les travaux lexicographiques français des 16ème et 17ème siècle. Il a été rédigé par les jésuites entre 1704 et 1771.

IROIS, OISE.  Nom de peuple. Dans les us et coutumes de la mer Les Irlandois sont appelés Irois.
Ce nom d'irois signifie occidental. Il a été donné aux peuples d'HIBERNIE parce qu'ils sont les plus occidentaux de l'Europe ou parce qu'ils sont à l'occident des Anglois et des Ecossois leurs voisins qui les ont ainsi nommés du mot hière ou ire, lequel dans l'ancien langage du pays signifie Occident.

Pour le mot IRLANDE on lit dans le même dictionnaire :

nom propre d'une île qu'on nommait autrefois l'Hibernie et la Bretagne mineure ou occidentale.

D'autres historiens évoquent dans les cahiers d'Iroise  qu'il pourait s'agir d'une francisation d'une dénomination bretonne vernaculaire qu'on pourrait  supposer être Hirwaz.
Enfin, pour d'autres,  il pourait s'agir du mot breton Ervoas qui signifie l'abîme, l'océan profond...

Comme vous le constatez la vérité n'est pas clairement établie...  mais on peut retenir la notion du dictionnaire de Trévoux car il y a eu un afflux d'irlandais en Bretagne à partir du 6ème siècle et comme ils débarquaient sur nos côtes on peut  penser que  cette partie de la mer était considérée comme le passage des IROIS (Irlandois). 

IROISE ... un mot dans le vent

Dans tous les sens de la formule me direz-vous car la Mer d'Iroise  est soumise parfois à de sérieux coups de vent  !

Iroise est effectivement à la mode....

On peut citer d'abord la
collectivité territoriale, Communauté de communes du "Pays d'Iroise" (CCPI)  ainsi dénommée depuis 1992 et qui comprend 20 communes
.    



Citons aussi  :

le parc marin d''Iroise créé le 28 septembre 2007


Le pont de l'Iroise qui enjambe l'Elorn entre Brest et Plougastel  et qui a la  particularité amusante d 'être à environ 30 km de la mer d'Iroise

Du côté des artistes citons la chorale de l'Iroise et le groupe de chants de marins "les marins d'iroise"...

Quant aux enseignes commerciales comportant le mot Iroise... elles sont légion.....

Et voici enfin que le prénom Iroise arrive sur le marché des prénoms originaux....
Une trentaine  seulement depuis 1900 mais en très nette progression depuis  2005 !

Bibliographie

- Les cahiers de l'Iroise
- Revue Iroise de la communauté de communes du pays d'Iroise
- Dictionnaire du Trévoux

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : LIEUX GEOGRAPHIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 12:42

 

 

Robert Léaustic a décrit son parcours de vie, sa vocation humanitaire et sa généalogie dans deux articles du blog de la diaspora des Léaustic-Léostic-lestic intitulés "l'humanitaire comme credo" .
Il a bien voulu nous faire part de ses impressions lors de son récent voyage à caractère caritatif et humanitaire au TOGO à l'automne 2008.

Rappelons que l'association humanitaire qu'il préside « Ergué-Togo a pour objectif principal de former des jeunes paysans du nord Togo dans le contexte du CARTO.

 

Le Carto signifie Centre d’Animation Rurale de Tambinong Ogaro. Il est situé dans la région d’Ogaro au nord-est du Togo à 45 km de la ville de DAPAONG dans une région appelée "le pays des savanes". C’est une région toute proche du Burkina Faso.

Vous pouvez obtenir des informations plus précises sur cette action humanitaire en visitant le site   www.ergue-togo.fr 

 

Voici ce qu'il nous a écrit :

En débarquant à Ogaro,  je me sentais comme délégué de toute mon association
" Ergué-Togo" qui, à travers mon voyage, rendait visite au Togo.


Des noms de personnes et de lieux tant de fois entendus prenaient enfin une consistance concrète et, de ce fait, je me trouvais d'emblée dans un milieu en quelque sorte familier : tant de choses communes nous liaient déjà.

L'accueil, à la fois simple et chaleureux qui nous a été réservé, à mon compagnon de voyage et moi-même, nous a mis dès l'abord à l'unisson des membres du CARTO ; nous étions annoncés, attendus même.

Oui, nous étions vraiment chez nous et j'en remercie les frères des différentes communautés que nous avons visitées ainsi que leurs collaborateurs togolais que j'ai pu rencontrer pour leur gentilesse et leur sens de l'accueil.

Pour en revenir au CARTO, je suis revenu, plus convaincu que jamais de la qualité et de la pertinence de la formation qui y est dispensée au regard des besoins élémentaires et des conditions de vie et de travail des familles de paysans du Pays des Savanes. Le F. Claude, Germain, Julienne et tout l'encadrement du CARTO ont réellement le souci de prendre les familles des stagiaires au niveau qui est le leur pour leur permettre de cheminer pas à pas vers un mieux-être qui soit à leur portée et qui soit transposable dans leurs villages d'origine.

La devise du CARTO : « Une terre pour vivre », prend là tout son relief et toute sa vérité.


Un autre point qui m'a frappé et réjoui : c'est l'effet « tâche d'huile ». Sur toute la région d'Ogaro on voit se diffuser des techniques culturales mais aussi de nouvelles habitudes de vie quotidienne dont on sait qu'elles ont été initiées au CARTO. La culture attelée bien sûr mais encore l'utilisation de l'âne pour le transport des marchandises, la vulgarisation de nouvelles essences de plantes et de nouvelles préparations culinaires plus riches en protéines... autant d'éléments que les anciens stagiaires ont contribué à développer et à faire connaître autour d'eux. Une autre illustration réside dans le fait qu'il y a eu 50 couples de paysans à solliciter leur admission au centre pour la session de 2008. Il n'est pas de manière plus éloquente d'exprimer la qualité du travail réalisé au centre.

Récolte de maïs

Un autre point me paraît intéressant à relever : c'est l'accent porté au CARTO, au-delà de la formation technique, sur la responsabilisation du couple, la prise de décision commune, le droit de parole accordé aux femmes ; du coup, leur rôle et leur autonomie au sein de la famille et de la société que constitue le village s'en trouve renforcés. Elles sont aussi appelées à jouer un rôle plus déterminant dans la prévention de fléaux tels que l'alcoolisme ou le sida.

Le travail qui s'effectue dans les écoles est vraiment impressionnant. Les enseignants, avec un  minimum de moyens : deux tableaux noirs et quelques craies s'ingénient à produire des documents didactiques d'une grande qualité tels que des tableaux de lecture, des schémas de sciences ou des cartes de géographie. Les élèves, en particulier en CP ont pour tout matériel un petit bout de craie qu'on s'emploie à économiser et une ardoise en contreplaqué peinte en noir mais que les années d'utilisation ont blanchie. Ils s'activent, heureux et enjoués mais aussi attentifs et désireux d'apprendre à l'image des attentes de leurs parents présents à l'école. Ils y arrivent d'ailleurs très bien en particulier dans l'apprentissage de la lecture à l'aide de la méthode gestuelle en particulier.

salle de classe

Le F. Pierre Orain et M. Pierre Kombaté, son associé togolais, font le travail de suivi et de formation de tous ces 58 enseignants malgré les surprises que leur réserve parfois le ministère togolais de l'Education.
Plus globalement, seuls ceux qui ont connu Ogaro voici 25 ans et le redécouvrent aujourd'hui peuvent mesurer tout le chemin parcouru :

- Passer d'une ou deux paillottes au bord de la piste rejoignant Dapaong à Mandouri à un village dont les nombreuses soukalas éparpillées aux alentours comportent désormais une maison d'habitation en dur munie d'un toit de tôle.

- Voir s'implanter un marché qui anime le village tous les jeudis et dimanches, attirant du monde jusqu'à Dapaong, et des petits commerces permanents.

- Construire un collège à l'initiative de parents du village tels que Batika et Alidou. Les classes de 6ème et de 5ème regorgent déjà d'élèves venant en particulier des écoles de brousse. Un terrain vient d'être acquis pour la construction d'une église.

Drapeau togolais et drapeau breton!

Ce sont là autant d'effets collatéraux positifs issus de la dynamique impulsée par le CARTO et ses responsables successifs durant ces 25 ans de son existence. On sent que c'est toute une région qui s'est remise en route et se prend de nouveau à croire en l'avenir puisque des perspectives et des moyens simples et réalistes de développement sont mis à sa portée.

Mon propos est volontairement positif et optimiste et c'est justifié. Sans doute existe-t-il quelques points d'ombre, quelques incertitudes, quelques questionnements. Mais j'ai pris le parti de savourer mon séjour et de le partager sans trop de nuances pour ne pas en gâcher l'image. Prenez-le comme tel.

Robert (Bob) Léaustic

   

Robert Léaustic (1945)
Etienne Léaustic (1910-1975) - Marie Yvonne Pelleau (1922-2007)
Claude Marie Léaustic (1876-… ?….) - Claudine Le Hir (… ?…………)
Pierre Eugène(1840-1891) - Marie Françoise Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic(1795-1866) -Marguerite Lannuzel (1798-1852)
Jean François Léaustic(1766 -1812)-Marie Josephe Le Bihan (1769-1829)
François Léaustic(1728-1797) - Marie Marguerite Jézéquel (1798- ?)
François Léaustic (1699-1778) - Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650-1703) - Barbe Jégou (1655-1727)
Christophe Léaustic (1624-1699) - Marie Le Gélébart (1628-1683) 
 
Par Robert LEAUSTIC - Publié dans : SOCIAL ET HUMANITAIRE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 22:07

Vous voulez surprendre votre famille, vos amis, vos invités pour le réveillon 2009 ?

Au risque de vous faire  passer pour un inconditionnel du Pays d'Iroise, voici une idée qui pourrait agrémenter vos agapes : le chant Ô Saint Renan !

Vous ne savez pas bien  chanter ? Ce n'est pas très grave car Ô Saint renan se chante sur l'air de La Madelo
n....Donnez le ton et tout le monde vous suivra!

Rappelons que La Madelon est un chant créé par le chanteur Bach en 1914 dans le cadre du théâtre aux armées afin d'animer les permissions de nos "poilus".

Un auteur qu'il n'a pas été possible d'identifier eut la bonne idée de transformer un jour les paroles de La Madelon en une ode du souvenir pour tous ceux qui nourrissent  des liens filiaux ou sentimentaux avec  le pays d'Iroise. Un pays d'Iroise qui est comme vous le savez le berceau de nos ancêtres "Léaustic-Léostic".
 .
Afin que tout le monde se reconnaissse quelle que soit sa commune d'origine  l'auteur mit à l'honneur  Saint Renan le chef lieu de canton du Pays d'Iroise. C'est à Saint Renan que les  futurs conscrits passaient leur conseil de révision. C'est encore à Saint Renan que tout le monde se retrouvait tous les samedis pour le célèbre marché de notoriété nationale (c'est encore le cas aujourd'hui). Saint Renan est la capitale du Bas-Léon !

Refrain :

Ô Saint-renan, ô ma petite patrie
Tu es la perle du département
Nous t'aimons comme une mère chérie
Saint Renan, Saint Renan, Saint Renan !

Couplets :

S'il est une ville où vraiment l'on aime vivre
C'est Saint Renan en dépit de ses marais
L'air qu'on respire comme un parfum vous enivre
Tant il est pur, vivifiant ,et calme et frais.
Bâtie sur le flanc d'une colline
A ses pieds coule un clair ruisseau
Et du clocher qui la domine
Les cloches chantent comme des oiseaux
L'on aime Saint Renan avec attendrissement
Et voici le refrain qu'on chante avec entrain


REFRAIN

Ô Saint Renan tu tiens la  première place
Dans le coeur de tous  ceux qui t'ont habité
Tes jeunes filles ont tant de charme et de grâce
Qu'on ne peut pas ne pas toutes les admirer
Que ce soit Louise, Yvonne, Armande
Chacune a son admirateur
Qui en rêve, la prie et demande
De lui donner sa main, son coeur
Il serait si heureux
de chanter deux à deux
L'attendrissant refrain en tenant ses p'tites mains

REFRAIN

Si nos jeunes filles sont bonnes, gracieuses et belles
Tous nos jeunes gens sont intrépides et bons
En eux, la force et le courage étincellent
C'est le parfait modèle des bons garçons
Qu'ils soient marins ou militaires
Ils ne cessent pas d'être bretons
Et même sur la terre étangère
Le coeur l'emporte sur la raison
Ils reviennent toujours à leurs premières amours
En chantant ce refrain, qu'ils fredonnent au loin

REFRAIN

C'est qu'à Saint Renan, tout sourit à la jeunesse
 Il y a des fêtes, cinéma et grand pardon
N'oublions pas du patronage, la kermesse
Où l'on se presse de tous les environs
On y chante, on rit , l'on s'amuse
Partout fleurit la saine gaieté
Et du plaisir tout le monde use
En faisant acte de charité
Aussi chantons en choeur et de tout notre coeur
Jusqu'à demain matin,ce si joyeux refrain

REFRAIN



Des chants, des rires et des  danses.... Voilà ce que je vous souhaite pour le réveillon 2009!

Illustration figurant en couverture de l'ouvrage "Ils sont fous ces Bretons d'Erwan Vallerie et de Nono - Editions Coop Breizh
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : MUSIQUE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 17:20

Voici le 5ème et dernier article consacré à Gabriel Léostic et son expatriation au Japon de 1865 à 1873 pour la construction de l'arsenal de Yokosuka.

Après 7 ans et demi de séjour ininterrompu au Japon, Gabriel Léostic quitte Yokosuka le 28 octobre 1873.
Le voyage retour est plus rapide que le voyage aller de 1866 : le canal de Suez est ouvert depuis 1869.
Mais ce voyage est mouvementé car le navire qui transportait  Gabriel Léostic rencontre  un typhon  d'une rare violence à Hong-Kong.

On peut imaginer la chaleur des retrouvailles familiales à son arrivée à Brest : il retrouve ses filles maintenant âgées de 14 ans et de 11 ans.

On peut aussi imaginer l'émotion des ses filles, déjà orphelines de leur mère depuis 1865, et qui ont vécu ces 7 années d'absence de leur père en internat à Landerneau.


En revanche la réadaptation de Gabriel Léostic à la vie professioinnelle brestoise est difficile.
Ayant occupé une fonction motivante de haute responsabilité et en vue, au Japon, il se retrouve dans l'anonymat d'un grand arsenal dans les fonctions normalement dévolues à un contremaître.
Il fait d'ailleurs part de ses difficultés de réadaptation à un se ses anciens ingénieurs de Yokosuka et, l'un d'eux, l'ingénieur Thibaudier lui  répond "Evidemment après avoir vécu au Japon où on a beaucoup plus d'argent, d'indépendance, une meilleure situation, il doit y avoir, lorsqu'on reprend ses anciennes occupations en France, un certain moment de surprise, et de regret. C'est ce qui explique comment tous ceux qui sont partis de Yokosuka désirent y revenir... Avec les belles économies que vous avez faites et en vous occupant au port, vous pouvez  mener une vie très heureuse. Si on a moins d'argent qu'au Japon en revanche on a beaucoup plus de satisfaction du côté des affections familiales".


Mais Gabriel ne supporte pas "cette dévaluation professionnelle" et le 29 juin 1875 il obtient, sur sa demande, un congé de l'arsenal.
Il est vrai aussi qu'il gagnait à Brest  le  douzième de ce qu'il gagnait à Yokosuka...

Gabriel avait économisé et il avait acquis d'importants terrains dans le quartier de l'Annexion à Brest.
Il créa son entreprise de construction et pendant 10 ans il édifia de nombreux immeubles de rapport pour son propre compte dans les rues Bruat, Danton, Duperré.
C'était son ancien quartier puisqu'il habitait  avant son départ pour le Japon la rue de la Vierge (la rue actuelle de Glasgow).

Tout ce quartier de l'actuel Brest faisait partie de l'anciennne commune de Lambézellec dont une partie  avait été annexée à Brest en 1861.

Gabriel vivait dans une confortable aisance. Il avait ouvert un commerce situé dans l'angle des rues Danton et Duperré et dont l'enseigne était "Au retour du Japon". Nostalgie ou reconnaissance ?

Victime d'un accident de santé en 1885 il mourut en 1892.

Nos recherches n'ont pas permis, pour l'instant, de retrouver la trace des descendants de Gabriel Léostic. Peut-être qu'un lecteur de cette série d'articles sur le blog
http://leaustic.over-blog.com concernant Gabriel Léostic permettra de les retrouver !

Voici une peinture de l'artiste brestois François Perhirin qui représente Verny et le port de Yokosuka (extrait de l'ouvrage Les Arsenaux de la Marine de Paul Coat - Editions de la cité.).



Bibliographie :
Les cahiers de l'Iroise - Janvier-mars 1975 - A-P Ségalen

FIN



Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SCIENCES ET TECHNIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 15:23

En l'absence d'archives familales on a très peu d'informations sur les conditions de vie personnelle de Gabriel Léostic à YOKOSUKA de 1866 à 1873. Les lettres qu'il a pu écrire à sa famille n'ont pas été retrouvées.
On connaît  cependant les conditions générales du séjour des ouvriers  français construisant l'arsenal de Yokosuka telles qu'elles figuraient dans l'avis de recrutement.


Logement :

Les habitations étaient préparées par les soins du chef des travaux hydrauliques de l'arsenal. Celles destinées aux personnes mariées étaient entourées d'un jardin. Tous les français étaient regroupés dans un village appelé le village français.

Restauration :

Un restaurant était établi  dans le village français et la nourriture fournie par un entrepreneur européen d'après un tarif convenu avec l'administration.
La gastronomie de Yokosuka étant basée sur le poisson et les fruits de mer on peut supposer que Gabriel Léostic et ses camarades brestois ne furent pas dépaysés sur le plan de la nourriture. Leur surprise dut cependant être grande avec le sashimi . Le poisson cru n'est pas une spécialité bretonne  même lorsqu'il est accompagné de riz (suchi) !  Ils durent également découvrir et apprécier le tenpura (beignets de poisson et de légumes).

L'histoire ne dit pas si ce restaurant était surnommé  par les ouvriers "A la gueule d'or" comme celui de l'arsenal de Brest jusqu'à une époque encore récente !
Pour les ménages, les produits alimentaires de consommation journalière se trouvaient au village japonais ou apportés de Yokohama par des commissionnaires libres.

Habillement : 

Les objets d'habillement et les chaussures pouvaient être achetés à Yokohama à des prix relativement élevés dans des magasins européens. Il était conseillé aux ouvriers d'apporter de France un approvisonnement permettant de se vêtir pendant 2 ans.
En conséquence chaque personne pouvait apporter gratuitement  jusqu'à 250 kg de bagages.

Produits particuliers :

Des produits comme par exemple les matelas, huiles, vins, bougies, papier étaient importés par l'administration. Ils étaient vendus aux ouvriers .
Les ménages pouvaient apporter la batterie de cuisine et la vaisselle et il leur était alloué à cet effet  un supplément gratuit de bagages  de 100 kgs.

Loisirs :

Pour les objets d'agrément tels que les livres et les jeux, l'administration avait organisé un cercle et se faisait rembourser par les personnes abonnées.
Des consignes strictes de comportement  étaient appliquées et un rapport de 1866 notait "qu'il ne fallait pas que les français donnent l'exemple de l'inconduite et du désordre dans un pays où les habitants possèdent  des moeurs si douces, si polies, si bienveillantes. Il est indispensable au contraire que nous montrions à ce peuple fier de ses traditions nationales, des qualités susceptibes de nous faire apprécier et qui, seules, peuvent nous faire gagner sa confiance.
Mais pour maintenir plus facilement cette colonie d'ouvriers dans la ligne de devoir, il sera bon d'établir des salles de lecture, de créer des jeux et de fournir des distractions pour les jours de fête et de congé, afin de retenir autant que possible les ouvriers dans l'intérieur des établissements officiels en leur rendant leur séjour agréable."

Pour rompre leur solitude les familles se rencontraient souvent. On  relate qu'en 1872 les dames françaises résidant au Japon organisèent une souscription pour aider la France à se redresser après la défaite contre la Prusse !
Les milieux européens de Yokohama, Tokyo ou Nagasaki organisaient des soirées musicales, des régates, des réceptions où se retrouvaient bien sûr les familles françaises de Yokosuka.
 
Culte :

Une chapelle avait été construite pour les catholiques. Elle était située au milieu des habitations dans le village français. Les offices étaient célébrés par les prêtres des missions étrangères de Yokohama.

La chapelle au mileu des maisons d'habitation (à gauche la maison de Louis Florent le quimpérois)
Photographie site www.mairie-quimper.fr

Coût de la vie :

Les salaires étaient fixés à un tarif suffisant pour que tout ouvrier en économise la moiité.
Les personnels pouvaient transférer leurs économies en France par des lettres de change procurées par des banques "sûres" de la place telles le Comptoir d'escompte de PARIS.

Sécurité :

Dans la crainte d'un événement imprévisible comme des troubles dans la population japonaise par exemple, un bâtiment de guerre, Le Goéland, mouillait en permancence à proximité afin d'embarquer tous les ressortissants français.
S'agissait-il de la goélette construite en 1810 par l'arsenal de Toulon ou du cutter construit en 1827 par l'arsenal de Cherbourg ?
Les querelles avec les  japonais, les actes contraires aux lois, aux bonnes moeurs étaient sévèrement sanctionnés par Monsieur Verny, le directeur de l'arsenal, en liaison avec les autorités japonaises.


La nostalgie :

Gabriel Léostic était veuf et avait laissé ses deux filles en internat à Landerneau. On peut imaginer facilement la nostalgie qui devait parfois l'habiter d'autant plus qu'il séjourna au Japon 7 ans et demi de manière ininterrompue.
Il tomba d'ailleurs gravement malade au printemps de 1873 et un de ses camarades relatait que la seule conversation qui intéressait Gabriel était de parler de Brest, de ce qu'il y ferait, de la manière dont il vivrait et de son installation avec ses enfants.
Phénomène classique que connaissent tous les expatriés, les bretons peut-être plus que les autres..., la nostalgie du pays natal n'étant pas toujours contrebalancée par les avantages matériels de l'expatriation.. les 13 brestois qui étaient présents devaient souvent évoquer le pays entre eux...

Héritage culturel...

 Ce séjour de Gabriel Léostic et de ses camarades brestois au Japon marquèrent les uns et les autres, les japonais comme les brestois. Des liens privilégiés unissent depuis plus d'un siècle  Yokosuka et Brest, deux cités à vocation maritime.
Depuis 1971 les villes de Brest et Yokosuka sont jumelées. Ce jumelage est particulièrement dynamique et vivant.
Les rencontres sont nombreuses lors notamment des fêtes quadriennales de la mer et des bateaux à Brest.
Dans le domaine de la recherche signalons notamment le protocole d'accord qui existe entre  Yokosuka Research Park (centre de recherche spécialisé dans les mobiles et dans le domaine des télécommunications) et Technopole Brest-Iroise qui regroupe de nombreux centres de recherches et d'une manière générale tout ce qui concerne l'innovation technologique et la formation supérieure (Ecole supérieure des Télécommunications, IFREMER etc.

Les Japonais ne sont pas en reste... si vous visitez Yokosuka vous découvrirez cette maison typiquement bretonne... qui abrite le souvenir de l'ingénieur  Verny et de son équipe... Histoire, machines, photographies...

Photographie blog://mon-japon.over-blog.com

Bibliographie :

- Les cahiers de l'Iroise Janvier-mars 1975 - A-P Ségalen
- Les arsenaux de la marine - Paul coat- Editions de la cité

A SUIVRE :

Le retour de Gabriel Léostic à Brest : une reconversion professionnelle réussie
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SCIENCES ET TECHNIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 18:45

 

Dans l'article "Le départ de Gabriel Léostic pour le Japon en 1866" il est relaté que son départ s'est déroulé à bord d'un navire  allemand qui a appareillé de Marseille le 1er avril 1866.

La date de son arrivée au Japon, compte tenu de la durée moyenne des voyages à destination du Japon (4 mois environ) doit se situer au cours de l'été 1866. Il a probablement débarqué à YOKOHAMA.

Voici le paysage qu'il a découvert à son arrivée à YOKOSUKA : un village de pêcheurs comportant deux bras de mer et une grande  colline couverte de pins. La pose de la première pierre s'est déroulée le 15 novembre 1865 au cours d'une cérémonie shintoïste de bénédiction du terrain..

 

  

Photo site www.mairie-quimper.fr
 

Il s'est soumis  aux  formalités imposées par le gouvernement japonais pour tout étranger entrant sur son territoire.  

Et voici ce qu'il a sans doute vu sur les documents japonais le concernant : 

C'est ainsi qu'on écrit Léaustic/Léostic en Japonais(1).

 

Les travaux  d'aménagement du site (2)...

 

"Les deux bras de mer furent comblés avant d'abattre la colline pour former le terrain sur lequel devaient s'élever les constructions. A la fin des travaux, l'arsenal , abrité derrière de petites collines, comprend deux bassins dont un de 110 mètres de long, trois cales de halage et des ateliers de constructions de coques.

L'amiral Jaurès (4) pouvait écrire " Tout a été fait avec la plus grande parcimonie, le travail n'en a pas moins donné d'excellents résultats... Les navires construits sont jolis de coque et plus gracieux que ceux construits en France... Un bassin permet d'y effectuer des réparations qui, ailleurs sont très onéreuses, et nous  a mis à même de rendre des services à la marine anglaise"...

L'empereur du Japon, MUTSU-HITO et sa cour visitèrent le chantier le 1er janvier 1872. Il était accompagné de 12 navires de la flotte impériale. La satisfaction de l'empereur dut être grande car il accompagna ses félicitations de magnifiques étoffes de soie.

L'arsenal comprenait des ateliers de travail du corroyage, des métaux, des bois, des gréements. Tous les plans sont largement inspirés par ceux de l'arsenal de Brest.

 

 

  

     Le port à la fin des travaux -Photo blog mon-japon.over-blog.com (3)

 

 

Les conditions de travail .... 

 

Le temps de travail  journalier de Gabriel léostic et de ses camarades est de 10 h 00 par jour sauf travaux extraordinaires de bassins ou avaries graves.

Afin que les 2000 travailleurs japonais qui oeuvraient sur le chantier soient toujours dirigés, 1/3 du personnel français travaille le dimanche.

Certains personnels français dont Gabriel Léostic dispensaient en outre des cours dans les écoles créées par FL Verny : une école d'ingénieurs et une école d'architecture. Les personnels japonais bénéficiaient aussi d'un enseignement de la langue française car la langue officielle du chantier était le français. On peut supposer que la réciproque existait en matière de langue japonaise.

 

Les français appelaient comme en France leur lieu de travail "l'arsenal" mais les japonais utilisaient le mot "seitetsujo"(fonderie) car FL Verny avait commencé par construire la fonderie, élément fondamental pour la construction des autres éléments du chantier et des phares.
Verny et son équipe apportèrent la modernité industrielle au Japon. Voici une réplique de la presse hydraulique importée et  utilisée par Verny et son équipe : 6 mètres de hauteur - poids 18,4 tonnes - poussée 3 tonnes


Photo blog mon-japon.over-blog.com (3)

La stèle....

Pour marquer leur reconnaisssance les japonais ont érigé  à Yokosuka une stèle en hommage au responsable de la fondation de l'arsenal, François-Léonce Verny. C'est aussi  toute son équipe, dont Gabriel Léostic, qui est honorée par cette stèle...
Une suggestion...  Que la liste des membres de l'équipe (une cinquantaine de personnes dont notamment les finistériens Léostic, Pons, Cordenner, Girard, Kermarrec, Grandmontagne... soit affichée dans la maison bretonne qui à Yokosuka rappelle cette formidable aventure humaine et industrielle !

Puisse les autorités japonaises nous entendre ! 

 Photo blog mon-japon.over-blog.com (3)   

 

  (1) Merci à Michael et Angela Esnault , membres de la diaspora qui ont vécu de nombreuses années au Japon,  d'avoir bien voulu nous écrire le nom en japonais.

 

(2) chronique de la relation militaire franco-japonaise éditée à l'occasion du centième anniversaire de l'établissement de la Mission militaire près l'Ambassde de france à Tokyo (www.ambafrance.org)

 

(3) Merci à Marie-France Ono  qui présente sur son blog http://mon-japon.over-blog.com  des reportages et des photographies de très grande qualité sur le Japon où elle réside. Son reportage sur Yokosuka est remarquable.

(4) Jean-Louis-Charles JAURES né à Castres (Tarn)l e 5 décembre 1808, entré en service en 1825, nommé vice-amiral en 1864 était le commandant de la Division Navale des Mers de Chine et du Japon. Il fut à l'origine de la venue de Verny au Japon.

A SUIVRE DANS UN PROCHAIN ARTICLE :

Les conditions de vie de Gabriel Léostic au Japon de 1866 à 1873

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SCIENCES ET TECHNIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 20:00

 

Comme évoqué dans l'article intitulé  "Gabriel Léostic expatrié au Japon au 19ème siècle", GABRIEL LEOSTIC a participé de 1866 à 1873 à la construction du premier arsenal moderne du Japon, dans la ville de YOKOSUKA à 50 km environ au sud-ouest de Tokyo.
Il faisait partie de l'équipe de François-Léonce Verny,
  polytechnicien, ingénieur du génie maritime en service au port de Brest, à  qui la France confia la conception et la réalisation de cet arsenal maritime.

Ce jeune et brillant ingénieur mena également à bon port les travaux relatifs aux phares de Kanoonzaki (1869), Nojimazaki (1870), Jôgashima (1870) et Shinagawa (1870). Dans l'équipe "phares" il y avait un quimpérois Louis FLORENT. 

 

 Buste de François-Léonce Verny à Yokosuka au bord de mer dans le parc "Verny"- Photo blog http://mon-japon.over-blog.com  

 

Le recrutement pour le Japon...   

 

François-Léonce Verny  a choisi sans aucun doute les meilleurs techniciens de l'arsenal de Brest pour l'aider à réaliser cet énorme challenge d'une importance capitale dans le cadre des relations naissantes entre la France et le Japon.

 Son équipe était composée d'une cinquantaine de techniciens et ouvriers français.
Gabriel Léostic était manifestement son homme de confiance si l'on s'en réfère aux correspondances échangées entre les deux hommes à partir de 1865 année au cours de laquelle Verny recruta son équipe.

Dans une ville maritime comme Brest, s'expatrier était chose relativement courante mais on peut considérer que la motivation de Gabriel Léostic qui bénéficiait d'une situation professionnelle excellente et stable à l'arsenal était avant tout financière.

 

Comme le précise A-P Ségalen dans un article publié dans l'excellente revue « Les cahiers de l'Iroise » (1) il est probable que la décision de Gabriel Léostic de partir au Japon lui fut inspirée par la douleur du décès de sa femme survenu le 29 avril 1865 alors qu'elle n'avait que 27 ans et demi. Ce veuvage et le souci d'assurer à ses filles orphelines, aisance et bonne éducation l'amenèrent très certainement à accepter la proposition de FL. Verny.

 

Gabriel Léostic  allait  faire entrer ses filles comme pensionnaires chez les Bénédictines du Calvaire à Landerneau, maison d'éducation fort estimée ».

 

Son salaire était au moment de son départ de 120 piastres mexicaines (675 francs de l'époque). Cette référence à la monnaie mexicaine ressemble à celle du dollar aujourd'hui dans les contrats d'expatriation.   

   

Le contrat d'engagement (1)...

 

Voici les principales clauses du contrat signé le 15 mars 1866 par Gabriel Léostic.


Il s'engageait envers François Léonce Verny, directeur de l'arsenal d'IOKOSKA (2), stipulant au nom du gouvernement japonais avec l'autorisation de Monsieur le ministre de la Marine et des Colonies :

Article 1er
Je remplirai avec zèle et honnêteté les devoirs de ma profession en qualité de Contremaître à l'arsenal maritime d'Iokoska.

Article 2
Ma solde sera fixée à cent vingt piastres mexicaines payables à la fin de chaque mois européen sauf l'exception prévue à l'article 4 ci-après.

Article 3
La durée du présent contrat est fixée à quatre années, à dater du 15 mars 1866.

Article 4
Pendant le temps que je serai employé en France avant mon départ et pendant la traversée, ma solde sera réduite de moitié. Tous les frais de déplacement occasionnés par le service, soit en France, soit à l'étranger, seront supportés par le Gouvernement japonais.

Article 5
En cas de discussion sur l'exécution du présent contrat le litige sera soumis à l'arbitrage de Monsieur le ministre de France à Yeddo (3).

   

Notons que selon "la constitution de l'arsenal d'Iokoska"  le contrat possédait une clause de résiliation : chaque partie avait la faculté de le résilier avant la fin de la première année. Toutefois il y était stipulé que "ceux qui résilieraient leur contrat à la fin de la première année continueraient  leurs services 3 mois de plus afin de laisser au gouvernement japonais le temps de les remplacer".

Par ailleurs ceux dont le contrat était expiré "recevaient le prix de leur rapatriement par un navire à voiles pour eux et leurs familles".

Enfin les "malades étaient rapatriés par les paquebots, s'il est nécessaire, après avoir été examinés par le chirurgien major de la marine française ".

   

le départ et le voyage pour le Japon

 

Dès le début de l'année 1866 Gabriel Léostic est sollicité par FL Verny pour obtenir des plans d' installations, équipements et machines de l'arsenal de Brest.

C'est par une dépêche ministérielle du 19 février 1866 signée de P. Chasseloup-Laubat que Gabriel Léostic est mis à la disposition du gouvernement japonais à compter du 1er avril 1866.

 

Il embarque à Marseille  le 1er avril 1866 sur un navire allemand qui contourne le cap de Bonne-Espérance car le canal de suez n'a été ouvert qu'en 1869.

 

Le navire allemand pourrait avoir quelque ressemblance avec le voilier de la marine nationale française "Le Tage" qui effectuait notamment  du transport mixte fret/passagers entre Brest et la Nouvelle Calédonie" dans la seconde moitié du 19ème siècle.

 

 

  Photo service historique de la défense - département marine

 

 

 

 

 (1) Les cahiers de l'iroise  43 rue du château 29200 Brest (abonnement annuel 2008 : 35 euros)

 

(2) Les écrits français de 1865 font état d'IOKOSKA alors qu'aujourd'hui on écrit YOKOSUKA. Problème de transcription du Japonais ?

 

(3) Ancien nom de TOKYO


 
A suivre dans un prochain article ::

- Gabriel Léostic et la construction de l'arsenal de yokosuka au japon
 

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SCIENCES ET TECHNIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 09:30


GABRIEL LEOSTIC a participé de 1866 à 1873 à la construction du premier arsenal moderne du Japon dans la ville de YOKOSUKA à 50 km environ au sud-ouest de Tokyo.
A ce titre il est un des pionniers de la modernisation industrielle au JAPON.
Ce site militaro-industriel reste aujourd'hui le plus puissant du Japon et l'un des plus importants de l'Extrême-Orient.

La construction de ce site fut confiée à la France et c'est à François-Léonce VERNY, polytechnicien, ingénieur du génie maritime en service au port de Brest, que revint la charge de diriger les travaux de cet immense chantier.
En 10 ans, VERNY et son équipe dont Gabriel Léostic, contremaître charpentier, construisirent le premier arsenal moderne du Japon en s'inspirant largement de celui de Brest.
En étroite collaboration avec le ministre japonais Oguri Tadamasa, François Léonce Verny fonda non seulement les chantiers navals et la première usine métallurgiste du pays mais aussi une Ecole d'ingénieurs. Gabriel Léostic y dispensa-t-il des cours ? Peut-être car il percevait outre son salaire une indemnité mensuelle de professeur de mathématiques
.

 

 

 Yokosuka à proximité de Tokyo et de Yokohama

 

Gabriel Léostic ...  

 est né à Lambézellec (quartier de Brest aujoud'hui mais commune autonome à l'époque) le 23 novembre 1833..
Fils de Joseph Léostic et de Perrine Jestin, il avait épousé Marie-Françoise Téoden née en 1837. De cette union naquirent deux filles en 1859 et en 1862.
La famille habitait rue de la Vierge où la jeune femme exerçait la profession
de tailleuse. Elle décéda à l'âge de 27 ans et demi.

 

Charpentier de marine  

Gabriel Léostic avait été recruté par l'arsenal de Brest le 13 avril 1863 en qualité d'aide contremaître charpentier.

Dans les chantiers navals et les arsenaux maritimes le charpentier de marine exécute le façonnage des pièces de bois et procède à leur assemblage.

Les charpentiers fabriquent les différents tronçons des couples de levée dont l'ensemble monté constitue l'ossature du navire.

La Valeureuse, frégate cuirassée, en cours de construction (1861) - Photo (1)

 

 

Tout l'art du charpentier consiste à découper dans le bois des pièces aux dimensions adéquates. 

Ce métier possède sa propre hiérarchie  dont le maître charpentier de marine  est manifestement  la figure de proue (2) :

 

 "Les maîtres charpentiers réalisent à partir de données numériques établies par les ingénieurs, le tracé en  grandeur réelle de toutes les pièces de charpente dans une vaste salle prévue à cet effet : la salle des gabarits. Ils dessinent le profil du maître-couple, puis des autres couples et déduisent en prenant des équerrages, le contour des arêtes extérieures des différents éléments. Ils en tirent des patrons en planches minces les gabarits que les ouvriers charpentiers vont utiliser pour façonner le bois" sous la  surveillance des contremaîtres et des aide-contremaîtres comme Gabriel Léostic. 

 

Selon un rapport du 19ème siècle "l'intelligence des ouvriers est développée par les maîtres et contremaîtres qui, sortis de la même classe, veillent plus particulièrement à leur instruction et s'attachent à former des hommes qu'ils considèrent toujours sous le rapport social et souvent celui de la parenté" .

   

 

 

 

Le logo du charpentier de marine au 19ème siècle !....(2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Les ouvriers des arsenaux sous Napoléon- Christian Epin - Editions L'herminette-

(2) Les arsenaux de la marine de 1630 à nos jours - Paul Coat  - Editions de la cité  Brest 

 

A suivre dans un prochain article :


- le départ et le voyage de Gabriel Léostic vers le Japon en 1866

  

 

 

 

 

 

 

 

 

. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SCIENCES ET TECHNIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 17:22

 

Sur les moteurs de recherche internet, au nom Lestic apparaît fréquemment un acronyme.

La tentation était forte pour le modérateur du  blog  de la diaspora des "Léaustic-Léostic-Lestic" d'aller voir de quoi il s'agissait...

Tout d'abord il convient de rappeler qu'un acronyme est «un mot constitué par les premières lettres des mots qui composent une expression complexe»

Pour  LESTIC  il s'agit du ...
L aboratoire d'E rgonomie des S ystèmes, T raitement de l'I nformation, C omportement.

Avec une appellation aussi complexe vous avez sûrement envie d'en savoir plus...

 Aurait-elle été "inventée" par un homme ou femme du nom de Lestic désireux de donner son nom à la science ?

Plus sérieusement,  il s'agit d'un organisme de recherche situé à LORIENT à la maison de la recherche en Sciences humaines et sociales et relevant de l'université de Bretagne sud.

Le LESTIC est membre du Centre de Recherches en Psychologie, Cognition & Communication  (CRPCC).

Ce laboratoire de recherches en sciences humaines a pour objet "l'étude des incidences cognitives, psychologiques et sociales des nouveaux moyens de communication professionnels et privés dans le champ de l'apprentissage, la formation et les échanges économiques".

Le laboratoire est composé en 2008, de 25 enseignants-chercheurs provenant des sciences de la cognition et des sciences de l'information et de la communication.

La  pluridisciplinarité de ce laboratoire le conduit à "couvrir différents thèmes de recherche dont le point commun est lié à l'usage et à l'appropriation des nouvelles technologies de traitement de l'information et de la communication. Les aspects théoriques de ces usages mais aussi les applications qui en découlent font partie des préoccupations de recherche de l'ensemble des membres du laboratoire".

Quels sont ses axes de recherche en 2008 ?

-  Axe Santé, Sécurité et ergonomie des activités maritimes

- Intégration de l'ergonomie dans la conception de navires
- Analyse des risques et des accidents
- Résilience et sécurité des systèmes complexes
- Stress et santé














Analyse du Stress et de la santé dans les activités maritimes...





















-  Axe Analyse écologique du travail et Ingénierie Cognitive
 
- Ergonomie cognitive
- Modélisation de l'opérateur
- Conception et évaluation des interactions homme-machine
- Coopération homme-machine

- Axe Cognition et comportement

- Analyse des déterminants du comportement humain et évaluation des processus d'influence du comportement
- Application au domaine de la consommation, de la communication et de management



Vous avez tout compris ? Bravo ! 
Vous pouvez désormais  postuler pour un poste d'enseignant-chercheur au LESTIC...



Bibliographie : Site internet www.univ-ubs.fr/lestic 
Dessin de Pierre Péron - Sur la peau de bouc -Editions de la cité - Brest

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SCIENCES ET TECHNIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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