Mardi 26 août 2008


J'ai 5 ans aujourd'hui et je saisis l'occasion de cet anniversaire pour me présenter à la diaspora des "Léaustic- Léostic-Lestic".

 Je m'appelle Lena Léaustic. Je suis née à Ajaccio en Corse le 26 Août 2003. Mon papa est breton du pays d'Iroise et ma maman Auvergnate de Sainte Florine (Haute-Loire) J'ai deux frères Méven et Alan.
Je suis venue au monde en Corse avec l'aide d'une sage-femme bretonne qui s'appelait Lenaig et qui a été émue aux larmes lorsqu'elle a su que je me prénommais Lena
Le prénom Lena (prononcez lé - na) a été voulu "breton" par mes parents et pour qu'il n'y ait aucune équivoque à ce sujet ils m'ont donné un deuxième prénom breton : Klervi !
Le prénom Lena, qui se fête le 18 août, a plusieurs origines possibles (1) :

- la plus couramment admise vient de Sainte Hélène dont le nom bretonnisé est Elen, Elena d'où la forme diminutive de Lena, Lenaig.... Hélène, d'origine grecque, signifie lumière, éclat de soleil.
- on peut penser aussi qu'il s'agit de la forme féminisée de Saint ELEN, saint breton originaire du Pays de Galles (VIème siècle).
Ce saint a vécu dans les Côtes d'armor. Il est le saint éponyme de Saint -Helen et de Lanhellen en Kergrist-Moelou. 
Etymologiquement ce nom est dérivé du vieux breton "EL" qui signifie "grand troupeau" et par dérivatif "richesse" et dont le sens ancien semble  être "brun".
- le prénom Léna (avec un accent contrairement à la forme bretonne) se retrouve aussi dans les cultures espagnoles, portuguaise, slave, russe, scandinave, allemande et même africaines de l'Ouest !

Après un an de vie en Corse, j'ai vécu 4 ans à Mamoudzou à Mayotte, île française de l'archipel des Comores en Océan Indien.

Depuis cet été j'habite SALIES un village à proximité  d'ALBI (4 km) dans le Tarn. Après avoir été Ajaccienne, Mahoraise me voici désormais saliéssoise. La terminaison de cette appellation (soise) me fait sourire car elle me fait penser aux diminutifs  bretons du prénom Françoise (Soaz et Soazig)...
Ma nouvelle commune de résidence est du type village avec une superficie de 3,6 km2 et 700 habitants...

Mon entourage me décrit comme gracieuse, très vive, pleine d'énergie, tenace, n'ayant peur de rien et un brin "autoritaire."... bref  c'est ce qu'on appelle paraît-il une forte personnalité !
    Avec  un métissage "breton-auvergnat" comment pourrait-il en être autrement ?

 Voici mon ascendance "Léaustic":

Ronan Léaustic (1968) – Catherine Mège (1969)
Pierre Léaustic(1946) - Annick Kerros (1946)

Gabriel Léaustic (1911-1998) - Marie Yvonne Piriou (1915-1992) 
Etienne Léaustic(1881-1951) - Philomène Ruelen (1885-1920)
Pierre Eugène Léaustic (1840-1891) - Marie françoise Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic (1794-1866) - Marguerite Lannuzel (1796-1852)
Jean françois Léaustic (1766-1812) - Marie Josephe Le Bihan (1770-1829)

François Léaustic(1728-1797) Marie Marguerite Jézéquel (1731-1780)
François Léaustic (1699-1778) - Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650- 1703) - Barbe Jégou (1656-1727)
Christophe Léaustic  (vers 1624-1699) - Marie Le Gélébart ( vers 1628-1683)

  (1) Prénoms bretons de Gwenolé Le Menn aux Presses universitaires de Bretagne*                       

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : BIOGRAPHIES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 23 août 2008




Toujours avec sérieux et humour voici la suite des deux articles précédents sur le microclimat en Pays d'Iroise....

LES PREVISIONS METEOROLOGIQUES EN PAYS D'IROISE... OU LA CHASSE AU MICROCLIMAT !



Les services de la météorologie nationale...

Pour avoir une idée générale sur les conditions météorologiques du jour dans le pays d'Iroise et ainsi trouver  votre microclimat et  choisir vos activités une seule adresse :

La station Météo France de Guipavas
(www.meteoconsult.fr)   vous donne pour chaque commune du pays d'iroise :
- la température
- le temps
- la pression atmosphérique
- la vitesse du vent

Vous constaterez des écarts de température entre des communes distantes de quelques kilomètres. Mais comme dans chaque commune existent des microclimats... vous crierez à l'erreur : Météofrance  avait  prévu de la pluie sur votre commune et dans votre jardin à l'écart du bourg il y avait un soleil radieux...
Les météorologues de Guipavas bénéficieront cependant de l'indulgence générale car il y a trop de micro-climats... et sans doute trop de météorologues amateurs à "faire la pluie et le beau temps"!

Dessin de Pierre Péron (Sur la peau de bouc)

Pays d'Iroise ! Soleil sur tribord avant !  Bruine sur tribord arrière ! Brume de chaleur sur babord avant !  Brise sur babord arrière !

Les bulletins météo de la télévision ne font pas rire...

Si vous faites part des informations entendues à la télé sur les mauvaises prévisions météo en Bretagne vous sentirez monter une certaine exaspération chez votre interlocuteur... et voici ce que vous entendrez :

« Comment ? Ils avaient annoncé du mauvais temps pour aujourd'hui ?
Ce sont des charlatans, ils racontent n'importe quoi, ils se trompent toujours !... J'étais aujourd'hui à Kerhornou (plage de Ploumoguer) avec Annick il faisait un temps de curer (1), ma cousine Annie et son mari Jean se sont baignés au Trez Hir (Plougonvelin), mon cousin Marcel et sa femme Renée ont pris "un coup de bambou" (sévères  coups de soleil) à Melon en Porspoder et je ne vous parle de François mon copain de Plourin qui est revenu de sa pêche à l'île Molène avec un visage aussi rouge... que des araignées au sortir de leur cuisson à la fête du crabe à Plouarzel !. »

Et on vous fera remarquer insidieusement que le présentateur se tient toujours devant la Bretagne (à gauche de l'écran) lors de la présentation du bulletin météo. Serait-ce pour cacher le beau temps du Pays d'Iroise ?
Et lipig sur le kig ha farz (2) on vous rappellera le fameux bulletin télévisé du 26 mai 1994 :

« Il en est fini du beau temps, la zone de pluie qui se trouvait sur la Bretagne va entrer demain dans notre pays ». ..

Et votre interlocuteur de rajouter « Tant qu'il n'y aura pas un présentateur météo avec l'accent du pays d'Iroise on aura des doutes sur la crédibilité de leurs informations météo !
D'ailleurs sincèrement entre nous, qu'ont de mieux les accents  de Saint Tropez, Albi  ou Bayonne par rapport à ceux par exemple de Brélès, Lanrivoaré, Tréouergat, Milizac, Plourin ou Guipronvel ? »

Pourquoi serait-il moins élégant en matière d'élocution d'appuyer sur l'avant-dernière syllabe ("accent breton") et en quoi serait-il plus élégant d'appuyer sur la dernière comme le font les "parisiens" et surtout les méridionaux  ("Marseille-eu-eu-eu") ?
Ici on n'a pas honte de l'accent "tonique" et on ne se privera pas de vous le dire !!!


Faites votre météo à partir des observations de vos ancêtres...

Depuis des siècles nos ancêtres ont observé les variations du temps... et les ont traduites en dictons. Profitez de leur expérience ! La majorité des dictons ci-dessous provient du phénoménal travail de collectage de Yann Riou de Lampaul Plouarzel (Echos du bord de mer aux éditions Emgleo Breiz).

Blanc quand il se lève
Rouge quand il se couche
Du beau temps toujours
Ruz pa guz
Gwenn pa zao
Amzer vrao atao

Rougeur du soir
sud ou sud-est le lendemain
Avel walarm kalmet diouz an noz
su pe hewred antronoz

Brum an hanv zo sign botan
Brume d'été est signe de beau temps

Brumenn hleb ne bad ker
Une brume humide ne dure pas

Orage de mer
mauvais temps pendant 40 jours
Arneo vior
Amzer fall e-pad daou-ugent devez

Vent d'est n'est pas bon pour la pêche
Avel viz n'eo ket mat da besketa

et si vous habitez Guipronvel..... tendez l'oreille!

Son des cloches de Milizac
temps de pluie
Son des cloches de Coat Meal
Temps chaud et sec

Ce n'est pas un temps de saison...(koulz-amzer)

Si vous posez la question de savoir quand il faut venir en Pays d'Iroise pour avoir un temps d'été, attention danger, vous êtes sur un terrain sensible !
Ironiquement on commencera par vous dire que vous êtes arrivé trop tard, l'été (hanv) c'était le samedi 21 juin et il faisait très beau ce jour-là... à Portsall en Ploudalmézeau. D'ailleurs les musiciens et les chanteurs sont restés sur les quais pour se désaltérer toute la nuit et éviter ainsi le « coup de chaleur » habituel de la fête de la musique !

Pour reprendre la conversation en douceur avec l'autochtone vous évoquerez sans aucun doute cher visiteur le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre, la nouvelle politique de l'environnement...
Vous poursuivrez en parlant des temps futurs où la canicule sévira en Pays d'Iroise, où les touristes fuyant la Côte d'azur devenue une véritable fournaise chercheront refuge sur les jolies dunes de Tréompan en Lampaul Ploudalmézeau ou des Blancs Sablons au Conquet..
Dessin de Nono (Suivez le druide)

Et là, surprise on vous dira que de toute façon ici l'automne (diskar-amzer) commence le 1er Août... que la Bretagne est celte et pas latine et que les saisons de notre calendrier actuel sont celles des pays latins.
Eh oui les celtes ont deux saisons l'une claire (Samos) l'autre sombre (Giamos). Les deux saisons sont rythmées par 4 fêtes religieuses (le 1er février l'imbole, début du printemps, le 1er mai le Beltère début de l'été, le 1er août le Lugnasad début de l'automne, et le 1er novembre le samain début de l'hiver.
En d'autres termes on vous aura fait comprendre qu'il n'est pas anormal d'avoir parfois un temps d'automne en Août....

N'insistez pas sur la notion de temps d'été ou de beau temps car on vous rappelera les propos de la grand mère de l'écrivain Yann Queffelec (3). Elle habitait Lanildut et en bonne iroisienne se mettait en colère lorsque les enfants et petits enfants évoquaient la chaleur du Sud de la France :
"Dans le sud il fait trop chaud disait-elle, ils ont des orages tous les soirs... des incendies criminels... les personnes âgées meurent de chaleur... les nouveaux-nés sont dévorés par les moustiques... on ne peut pas dire qu'il fait beau quand il fait trop chaud... quand la chaleur vous tue... Vous avez trop chaud les enfants ? Non. C'est sûr. Donc il fait beau. Ceux  qui veulent un grog (4) lèvent la main"

Et lorsque tous les arguments de bonne ou de mauvaise foi auront été épuisés pour vous convaincre que la pluie comme le soleil n'ont  pas d'importance on vous dira enfin la vérité, celle que l'on confie seulement à des amis sûrs : Ici on aime simplement  que le temps change. Seules les variations du temps donnent du sel à la vie et rompent la monotonie et donc l'ennui !

L'argument ultime...

Et si vous n'êtes pas vraiment convaincus par les arguments précédents voici l'argument massue, la formule imparable celle qui n'attend aucune réponse, celle qui vous laisse pantois et bouche-bée...
« En pays d'Iroise la pluie ne mouille que les c..s »

Que voulez-vous répondre à cette formule dont la finesse d'esprit ne vous aura pas échappé ?
Elle est signée Olivier de Kersauson et en matière de météo on peut faire confiance à notre grand navigateur Iroisien. Il a navigué partout et sous tous les temps....

Si vous avez assimilé les subtilités du langage climatique du pays d'Iroise alors vous êtes devenu un véritable « Iroisien ». Il suffira tout simplement que vous passiez le message à tous ceux qui dans vos contrées, enfermés dans leurs idées reçues et leurs préjugés, sont loin d'imaginer le bonheur de vivre à Pen ar bed « le bout du monde », le pays d'où l'on part pour de grands voyages mais où on revient toujours !

L'eau donc
L'eau douce
L'eau salée
Dedans
Tout autour
Partout
Mais la terre ?
Bretagne est terre aussi

EugèneGuillevic(5)

  (1) Temps de curer (et non de curé). Vieille expression du temps de la marine à voile. Quand la vitesse du vent était nulle et que le voilier stagnait on en profitait pour « curer » le bateau (procéder aux travaux ne pouvant être effectués que par beau temps).

(2) littéralement « sauce sur la viande et le far" - Expression typique du pays d'iroise synonyme de « cerise sur le gâteau » - voir article sur le kig ha farz et le lipig sur http://leaustic.over-blog.com

(3) Propos cités par Jean Rohou (Fils de ploucs tome 1 - Editions Ouest-France)
(4) mélange de rhum et d'eau chaude... à consommer avec modération et de préférence avant de se coucher !

(5) Eugène Guillevic, l'un des plus grands poètes français du 20ème siècle, grand prix de l'Académie française en 1976.

Bibliographie :
- Echos du bord de mer - mémoire,culture et langue bretonne à Lampaul Plouarzel de Yann RIOU aux éditions Emgleo Breiz
- IIs sont fous ces bretons !! d'Erwan Vallerie et Nono aux éditons Coop Breizh
- Ciel mon mari est muté en Bretagne de Patrick Denieul aux Editions Le Télégramme
- Vacances en Bretagne - Suivez le druide de René Pérez et Nono aux Editions Le Télégramme

photographies et dessins :

- Album privé P. et A. Léaustic
- Daniel Mingant - Magazine Pays de Bretagne- année 2000-
- Sur la peau de bouc -  de Pierre Péron - Editions de la cité Brest
- Vacances en Bretagne - Suivez le druide de René Pérez et Nono aux Editions Le Télégramme

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : TOURISME ET GASTRONOMIE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 17 août 2008

PARLER DU TEMPS QU'IL FAIT EN PAYS D'IROISE

Comme partout ailleurs dans le monde, parler du temps qu'il fait (an amzer en breton) est un excellent moyen d'entamer la conversation en Pays d'Iroise.
Voici quelques formules bretonnes (1) faciles à retenir et que vous pouvez faire précéder de Deiz mad deoc'h (Bonjour à vous)

Brao an amzer hicho
Il fait beau aujourd'hui

Tomm zo an amzer
Il fait chaud

Yen zo an amzer
Il fait froid

Petra a rei an amzer?
Que va donner le temps?

Glao zo ganti hicho
Il va pleuvoir aujourd'hui

Et une expression imagée...

Gwisker en deus sant erwan e vragou glas
Saint Yves a mis ses pantalons bleus (Il fait beau temps)

Parler du temps avec les « Iroisiens » réclame beaucoup de prudence, surtout si les conditions climatiques sont maussades : il faut savoir décoder et être persuadé que dans ce domaine le dernier mot appartient toujours à l'autochtone !

Voici quelques observations à l'attention de nos amis visiteurs... et à l'attention des membres de la diaspora des  "Léaustic-Léostic-lestic" qui viendraient découvrir la terre de leurs ancêtres !

Pluie, crachin ou bruine ?

Observez, écoutez, entendez : le mot pluie (glao) est rarement utilisé en pays d'Iroise...
Par superstition sans doute, ce mot est souvent banni du vocabulaire, à l'instar du mot lapin à bord des bateaux(2).
Tout au plus vous entendrez dire qu'il « pleuviotte » même sous une pluie battante (glao dour-bil) : ici on n'a pas peur des éléments naturels et on sait les affronter !

Si quelques gouttes tombent du ciel, quelle que soit leur intensité on utilisera volontiers les formules « il crachine » ou « il bruine » (glao-koukouk) car en pays d'Iroise les experts ne manquent pas pour différencier le crachin (pluie fine et serrée) et la bruine (pluie très fine) ! La nuance n'est pas toujours évidente on vous le concède !

La flotte ....

Ne soyez pas étonné par l'expression imagée  "il flotte". Cela évite de « se mouiller » en matière de choix dans la nature de la précipitation....

Marin de la Flotte (marine nationale) revigoré par l'iode qui tombe...(dessin P.Péron)
L'iode qui tombe ?
On vous affirmera au Conquet que la bruine c'est de l'iode (iod) qui tombe : au siècle dernier il y avait une usine pour traiter les pains de soude résultant du brûlage du goémon (bizin) dans les îles de l'archipel de Molène et sur la côte du pays d'Iroise.
A Lanildut vous aurez le droit d'humer gratuitement la récolte quotidienne des goémoniers et d'inhaler l'iode à plein poumons (Lanildut est le premier port goémonier d'Europe).

A Pors Scaff en Lampaul Plouarzel vous trouverez certainement sur la cale, un ancien gabarier pour citer les propos du poète journaliste breton Louis Le Cunff et vous affirmer que « c'est un des rares climats qui sachent réparer des ans les outrages autrefois considérés comme irréparables, qui soient en mesure de dissiper les troubles, les malaises provoqués par les grandes agglomérations urbaines ou industrielles par la pollution, le surmenage, les angoisses de toutes sortes, sociologiques, psychologiques, politiques et mêmes métaphysiques. Tout cela grâce à l'iode qui est partout dans l'air, dans la mer et dans les aliments.... ».

  Brume ou brouillard ?

De la bruine au brouillard (brumachen) et à la brume (brum) il n'y a que quelques gouttes...

C'est le mot brume qui est utilisé le plus fréquemment, on laisse le brouillard (fog) à nos voisins anglais ! L'entente cordiale a beau exister il ne faudrait pas nous confondre tout de même ! Sinon l'esprit d'Hervé de Porsmoguer (dit Le Primauguet) risque de partir à l'abordage depuis son manoir de Trézien en Plouarzel.

Météorologiquement la différence est la suivante : lorsque la visibilité horizontale est supérieure à 1 kilomètre c'est de la brume et dans le cas contraire c'est du brouillard...

Alors cher visiteur dites de préférence comme les marins qu'il brume, personne n'ira mesurer... et si un autochtone vous dit « qu'il y a de la brume aujourd'hui » alors que le ciel est parfaitement dégagé, interrogez-vous sur votre degré d'alcoolémie et votre démarche peu assurée : on veut vous dire très délicatement que vous êtes ivre....

La brume de chaleur ?

Par ailleurs lorsqu'il brume on vous soutiendra de manière péremptoire qu'il s'agit d'une «brume de chaleur» (brum-tomm)... Ne souriez pas, cette expression a son explication météorologique : la "Brume de chaleur" se produit lorsque le ciel est dégagé et les vents faibles, la température près du sol diminue plus rapidement qu'en altitude. Elle annonce en été une belle journée».
Pour admirer la dissipation d'une belle brume de chaleur, tout en dégustant une crêpe et boire une bolée de cidre rendez-vous en haut du château d'eau de Ploudalmézeau.

Vent ou « Zef »?

Si au lieu du mot vent (avel) vous dites le  "zef " alors vous serez définitivement adopté par les autochtones... Vous noterez aussi au passage que les brestois sont surnommés les petits « zefs ».

Le pays d'Iroise est soumis aux vents dominants d'Ouest-sud-Ouest. Tenez-en compte pour choisir vos « petits coins abrités ». Le choix ne manque pas en Pays d'Iroise... comme par exemple toutes ces plages situées dans le goulet de Brest, celles de Locmaria Plouzané : Tréganna, Porsmilin, Portez ou celles de Plougonvelin : Trez-Hir, Bertheaume...

Au moindre caprice d'Eole ne parlez pas de tempête, d'ouragan, de cyclone etc. Quelle que soit la force du vent il ne peut s'agir que d'une brise rafraichissante... qui prend son élan en pays d'Iroise pour devenir une tempête dans les terres en dehors de la Bretagne !

A force 7 sur l'échelle de Beaufort (3) on consentira à vous prévenir que « ça va souffler » !
Dès que vous êtes prévenu installez-vous sur la côte dans un petit coin abrité bien sûr et en toute sécurité, pour assister au spectacle grandiose, notamment à la pointe Saint Mathieu en Plougonvelin ou du côté de la chapelle saint Samson à Landunvez ou encore à la Garchine en Porspoder face au phare du Four.

Mais très rapidement vous allez acquérir l'expérience météorologique des vieux loups de mer qui sont nombreux en pays d'Iroise...
Voici par exemple la recette de l'écrivain Michel Le Bris :
« Ici nous habitons le vent. Le premier moment au réveil est de passer le nez dehors pour prendre de ses nouvelles. Si les bateaux à leurs corps-morts pointent le nez vers le large c'est bon signe, s'ils se tournent vers la terre mieux vaut reste chez soi.... »

Porspaul en Lampaul Plouarzel... les bateaux pointent le nez vers le large...

Autrement dit, vent d'est est synonyme de beau temps car il chasse les nuages vers la mer. Le vent d'Ouest est synonyme de temps variable car les nuages sont poussés vers la terre.
Et si on vous dit un jour de calme plat « Il y a du vent dans les voiles aujourd'hui » c'est que votre démarche « louvoyante » laisse supposer une consommation sans modération d'alcool !!!

Les nuages ? (koumoulenn) On vous expliquera à Trébabu en faisant référence à l'enfant du pays, Olivier de Kersauson que «les nuages en pays d'Iroise sont des émotions qui passent» !
Et de temps en temps les émotions se traduisent par des larmes... de bonheur !

Le soleil ? (Heol)
En pays d'Iroise on vous sert le soleil à la carte plusieurs fois par jour de manière modérée et supportable pour votre organisme.
Le meilleur démenti à apporter à tous ceux qui prétendent que le taux d'ensoleillement est faible en pays d'Iroise est visible et vérifiable sur le visage des autochtones: leur teint halé et bruni.
D'ailleurs vous-mêmes, amis visiteurs,  vous allez acquérir en trois jours avec l'alliance du soleil et de l'air iodé un bronzage pérenne qui vous vaudra l'admiration de votre entourage à votre retour chez vous...

En conclusion vous avez compris, chers visiteurs, qu'il faut éviter de vous plaindre de la première goutte d'eau qui vous donne un si joli teint et un visage juvénile, de la petite brise tonique qui souffle et vivifie votre corps, du soleil qui sans excès galvanise votre moral à plusieurs reprises dans la journée.
Ici en Pays d'Iroise on vous offre une thalassothérapie permanente et gratuite... qui vous permettra de vivre le reste de l'année chez vous en bonne santé !
Votre séjour mériterait c'est sûr d'être remboursé par la Sécurité sociale !

 
(1) le breton utilisé dans le présent article (traduction d'expressions et de mots) est celui que l'on parle effectivement en Pays d'Iroise. Il peut être légèrement différent du breton unifié et officiel ( voir ouvrage Gast alataô cité en bibliographie)

(2) Le lapin ne figure jamais dans le menu des marins à bord des bateaux. Le mot « lapin » est tabou et lorsqu'on l'évoque on parle de « l'animal aux grandes oreilles ». Le lapin est supposé porter malheur ou malchance. Cette superstition a pour origine l'époque de la marine à voiles où on embarquait des animaux vivants à bord dont des lapins qui grignotaient et rongeaient le bois des membrures ce qui entraînait des voies d'eau et parfois des naufrages !

(3)L'échelle de beaufort est une échelle de mesure de la vitesse du vent comportant 13 degrés (de 0 à 12 degrés). Le degré Beaufort correspond à la vitesse moyenne du vent sur une durée de 10 minutes.
A partir de Force 7 un bulletin d'alerte est adressé aux navigateurs.

SUITE ET FIN DANS UN PROCHAIN ARTICLE... Les prévisons météorologiques en pays d'Iroise...


Bibliographie
- Gast alataô Petit lexique du breton parlé à Lampaul, à Plouarzel et à Trézien de Yann RIOU aux éditions Emgleo Breiz
- Ils sont fous ces bretons !! d'Erwan Vallerie et Nono aux éditons Coop Breizh
- Ciel mon mari est muté en Bretagne de Patrick Denieul aux Editions Le Télégramme
- Vacances en Bretagne - Suivez le druide de René Pérez et Nono aux Editions Le Télégramme
- Pays et gens de Bretagne aux Editions Larousse
- Aimer la Bretagne de Louis Le Cunff aux Editions Ouest France

photographies et dessins :
- Marin sous la pluie : Dessin de Pierre Péron dans l'ouvrage  "Sur la peau de bouc (100 motifs de punitions de la vieille marine (Editions de la cité Brest)"
- Port de Porspaul : mairie de Lampaul Plouarzel

 

 

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : TOURISME ET GASTRONOMIE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 13 août 2008

L'été 2008 ne s'annonce pas comme une référence ensoleillée dans les annales climatiques du pays  d'Iroise et renforcera sans aucun doute les préjugés de tous ceux qui pensent qu'il y pleut en permanence.
Derrière les idées reçues sur le climat "iroisien" se cache une réalité complexe qu'il convient d'examiner avec sérieux et humour.

La première partie  décrira les caractéristiques du "climat iroisien" et les raisons qui expliquent la présence de microclimats.
La deuxième partie
évoquera la manière de parler du "temps qu'il fait" en pays d'Iroise.

LES CARACTERISTIQUES DU CLIMAT IROISIEN

La géographie et la météorologie définissent le climat du pays d'Iroise comme un «climat de type océanique caractérisé par la douceur des températures, l'humidité de l'air et la variabilité des types de temps».
Il n'y a donc pas de surprise tout est annoncé et décrit dans ces trois caractéristiques. Pour les températures caniculaires, les risques de déshydratation, les difficultés de respiration, les inondations et autres catastrophes climatiques voyez ailleurs qu'en Pays d'Iroise ! !

De la douceur des températures...

Les températures varient en moyenne entre 1 à 5 degrés en hiver et entre 18 à 20 degrés en été.
Avec cette faible amplitude des températures vous pouvez cultiver des plantes exotiques (fraises, cactus, palmiers, oliviers...) et avec une « petite laine » vous êtes habillé pour l'année ...

De l'humidité de l'air...

Elle est favorisée par des précipitations qui se révèlent supérieures à la moyenne nationale en nombre de jours où la pluie est apparue. Mais pourquoi diantre ne dit-on pas qu'à Biarritz ou à Bordeaux il pleut tout autant ? Mystères de la communication.... que les iroisiens considèrent souvent comme une certaine marque d'ostracisme à leur égard... Alors, chers amis « visiteurs » évitez de dire que le Finistère est le « pot de chambre de la France »... pour ne pas froisser la susceptibilité de vos interlocuteurs. Le breton en général et l'iroisien en particulier, « râlent » constamment après les conditions climatiques mais ne supportent pas que l'on critique leur « brume de chaleur » !

De la variabilité du temps...

La formule « temps variable » chère aux présentateurs météo de la télévision prend ici tout son sens !
Le pays d'Iroise se situe dans le front de rencontre des masses d'air polaire froides et des masses tropicales chaudes. Cette situation entraîne parfois une très grande diversité du temps et quand on vous dit que dans le pays d'Iroise il fait beau plusieurs fois par jour ce n'est pas une galéjade !
Car ce qui fait le charme climatique finalement de notre pays d'Iroise c'est que le temps change constamment : passer en quelques heures d'un ciel nuageux à un ciel clair, de la bruine au soleil, de la brise légère à la brise tonique, quel bonheur !

Les microclimats du pays d'Iroise

Vous quittez Brest sous la bruine et dès Saint Renan, plaque tournante du territoire, jusqu'au littoral (Locmaria-Plouzané, Plougonvelin, Le Conquet, Ploumoguer, Plouarzel, Lampaul-Plouarzel, Lanildut, Porspoder, Landunvez, Ploudalmézeau, Lampaul-Ploudalmézeau) vous trouvez un soleil radieux.... Et à 5 nautiques du littoral vous avez l'île de Molène qui brille de mille feux sous un soleil éclatant.
Non ce n'est pas un mirage c'est tout simplement le microclimat du pays d'Iroise. Il faut même dire un des microclimats du pays d'Iroise car il y a toujours un « petit coin abrité et ensoleillé » dans les 20 communes du territoire de nos ancêtres, y compris dans le terroir (Trébabu, Plourin, Brélés, Lanrivoaré, Tréouergat, Milizac, Guipronvel...).

Le phénomène climatique peut s'expliquer par la présence de reliefs : une barrière naturelle (falaises par exemple) oblige l'air à s'élever ce qui contribue au développement des nuages et des précipitations. Ces dernières ont tendance à tomber sur des points culminants alors qu'à proximité le temps reste ensoleillé.

Sur ce sujet voici ce qu'écrit . Paméla HURON du GIP Bretagne environnement en collaboration avec MÉTÉO FRANCE OUEST (1)

« Par sa configuration péninsulaire, la Bretagne est fortement influencée par l'océan. Le climat y est très changeant mais les variations sont rarement extrêmes. L'océan adoucit les températures hivernales et les rafraîchit en été. L'ensoleillement est plus généreux et la pluviométrie plus faible sur le littoral.

Grâce aux brises de mer, l'océan contrôle le climat littoral, bien sûr, mais aussi le temps qu'il fait à l'intérieur des terres. Pendant les longues journées d'été, le soleil chauffe le sol, et communique sa chaleur à l'air qui se réchauffe à son tour. Dilaté, donc plus léger, l'air remonte dans l'atmosphère où il se refroidit : c'est ainsi que naissent les cumulus. Pour remplacer la masse atmosphérique chaude qui remonte, l'air plus froid, situé au-dessus de la mer, se dirige vers le continent. La circulation de l'air en boucle s'appelle le mouvement de convection. De la mer vers la terre, il s'agit de la brise de mer qu'on observe la journée. Selon leur teneur en gouttelettes d'eau, les nuages amèneront, ou pas, des averses sur le continent. S'ils deviennent très nombreux, il se crée un tapis uniforme de stratocumulus.
La présence de ces nuages ou d'averses entraîne un fort contraste climatique en seulement quelques kilomètres, entre la bande littorale totalement ensoleillée et l'intérieur des terres où le ciel est couvert. De ce fait, la durée d'insolation est nettement plus importante sur le littoral qu'à l'intérieur des terres.
L'ensoleillement de l'Armor (Pays de la mer, en breton) comptabilise jusqu'à 220 heures, contrairement à l'Argoat (Pays des bois) qui peut tomber à 150 heures d'insolation, à Rostrenen (valeurs d'août 2002).
Malgré l'été et ses brises, il arrive que l'océan apporte des masses nuageuses douces et humides qui modifient le ciel : éclaircies et cumulus (ciel de traîne) font place à la grisaille côtière tenace. C'est alors le règne du crachin breton (glizhenn) ou de la brume (morenn). Les secteurs atmosphériques chauds viennent s'échouer sur les côtes nord et ouest en se heurtant aux hautes pressions. Les stratus demeurent donc le long de la bande littorale alors qu'à quelques kilomètres au-delà, les terres sont éblouies de soleil, on peut alors observer des contrastes thermiques allant jusqu'à 8 degrés !
Mais, les terres apportent aussi leur lot d'influences. Trop de vents, surtout ceux provenant du sud-ouest, peuvent amener à leur tour des nuages de la terre vers la côte nord bretonne, et ainsi, annuler les effets bénéfiques des brises de mer dans les départements concernés ».

 

(1) site internet www.bretagne-environnement.org - Pourquoi y a-t-il autant de microclimats en Bretagne ?


















Mon village au pays d'iroise avec son microclimat.....

A SUIVRE.... PARLER DU TEMPS QU'IL FAIT EN PAYS D'IROISE

 

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : TOURISME ET GASTRONOMIE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 3 août 2008


Les quotidiens "Le Télégramme" et "Ouest France" ont relaté dans leurs éditions du 29 juillet, les retrouvailles à Plougonvelin dans le Finistère des descendants  d'Etienne Léaustic (1881-1951) et de Philomène Ruelen ( 1885-1920).
Etienne et Philomène étaient agriculteurs à Ty Bras en Plougonvelin, une ferme où réside aujourd'hui un de leurs petits-fils Etienne Quellec.
Sur les 120 descendants d'Etienne et de Philomène, 85 s'étaient déplacés  pour ces retrouvailles pleines de chaleur et d'émotion.
Après un déjeuner en commun à Trébabu le groupe a visité le Mémorial des marins de la pointe Saint Mathieu où ils ont pu bénéficier des commentaires d'administrateurs de l'Association "Aux Marins".
Au cours de ces retrouvailles le principe d'une grande cousinade a été examiné. Une cousinade qui consisterait à rassembler en Pays d'Iroise tous les descendants des Léaustic-Léostic-Lestic.
On pense notammment à la nombreuse descendance de Christophe Léaustic (né vers 1624) et de Marie Le Gélébart qui étaient fermiers au manoir de Breiscanvel en Brélès. Leur histoire a été relatée sur le présent blog par un article de Gwen Léaustic.
Il est prématuré de fixer une date et un lieu précis pour ce grand rassemblement familial. Mais tous ceux qui sont intéressés par cette "cousinade" peuvent d'ores et déjà manifester  leur intéret en adressant un courriel à l'adresse internet suivante :
pierre.leaustic@orange.fr


Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : GENEAOLOGIE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 30 juillet 2008

 

 

On vient de fêter Sainte Anne le 26 juillet. Ce prénom est très courant dans les généalogies de notre diaspora que ce soit sous la forme bretonne Anna, sous la forme francisée Anne, sous les formes dérivées Annie, Annick, Annaig, Annette... ou encore dans des prénoms composés généralement avec Marie : Anne-marie, Marie-Anne, Anne-Gabrielle, Anne-Yvonne...

Anne est la sainte patronne des bretons et elle bénéficie à ce titre d’une véritable vénération en Bretagne.

Elle est surnommée « Mamm Gozh ar Vretoned » c’est-à-dire la grand-mère des bretons .

Cette vénération se traduit notamment par des pardons annuels qui rassemblent dans une ferveur incomparable des milliers de bretons à Sainte Anne d’Auray (30 000 le 26 juillet 2008 et 3ème lieu de pélerinage en France après Lourdes et Lisieux avec ses 800 000 pélerins par an) et à Saine Anne la Palud.

 

Et quand les bretons ne peuvent « fêter » Sainte Anne à « domicile » ils exportent leur pardon dans les lieux où ils ont émigré comme à Papenoo à Tahiti par exemple.

 

Sainte Anne apprenant la lecture à sa fille Marie

De nombreuses églises et chapelles sont dédiées à Sainte Anne et quand ce n'est pas le cas il y a généralement au moins une statue ou un vitrail pour célébrer les mérites de Sainte Anne

Cette vénération se traduit aussi dans les célèbres cantiques bretons . Voici le refrain d’un cantique particulièrement connu :

 

Saint Anne, ô bonne mère

Toi que nous implorons

Entends notre prière

Et bénis tes bretons


 
Et un couplet…

 

Soutiens dans la tourmente

Les pauvres matelots

Sauve la barque errante

De la fureur des flots

 

Pourquoi cet amour « immodéré » des bretons pour Sainte Anne ?

 

Cette question a toujours intrigué les chercheurs et les historiens.

 

Si vous interrogez les personnes de votre environnement vous vous apercevrez que les  réponses divergent entre légendes et croyances. Chacun détient sa vérité... et la soutient avec beaucoup de conviction ! C’est un sujet particulièrement sensible !

 

Parmi les réponses que vous enregistrerez trois interprétations se dégagent….

 

1-     Anne est bretonne

 

Anatole le Braz dans son ouvrage « Magies de la Bretagne » raconte la légende suivante :

Anne serait née à Plonévez-Porzay dans le Finistère. Elle se marie  avec un seigneur cruel et jaloux qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle devient enceinte il la chasse du château de Moellien.

Elle accouche d’une fille appelée Marie.

Son errance avec Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange près d’une barque. Cet ange la conduit en Judée, où Marie se marie avec Joseph et devient la mère du Christ.
Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie. Le Christ serait venu lui rendre visite avec ses disciples Pierre et Jean…. Son corps aurait disparu mais des pêcheurs auraient retrouvé une statue à son effigie en baie de Douarnenez.

 

D’autres prétendent qu’Anne est la mère de saint Samson, évèque de Dol au 6ème siècle, un des sept saints fondateurs de la Bretagne.
Car la mère d’un saint ne peut être que sainte elle-même n’est-ce-pas ? En matière de saints en Bretagne il a existé au début de notre ère une certaine tendance inflationniste…

 

Enfin vous trouverez des personnes qui en toute bonne foi vous soutiendront que Sainte Anne était notre célèbre duchesse Anne(1477-1514)…Ceci traduit sans aucun doute la réelle affection que les bretons ont toujours porté à  Anne de Bretagne dont la popularité est restée intacte au fil des siècles dans l’imaginaire collectif breton…

Il est vrai que le destin de cette duchesse  qui a épousé trois rois dont deux rois de France est étroitement lié à l’histoire du rattachement de la Bretagne au Royaume de France (conclu en 1532 par sa fille Claude) .

 

2-     Anne est palestinienne

 

C’est l’opinion la plus répandue.

Il s’agit d’Hannah qui en hébreu signifie « grâce, « gracieuse » et qui serait le nom de la mère de la Vierge Marie.

Aucun texte du Nouveau testament ne mentionne le nom d’Anne.

C’est au deuxième siècle après Jésus-Christ qu’apparaît pour la première fois dans un évangile dit apocryphe dont le Protoévangile de Jacques, l’histoire d’Anne et de Joachim les parents de la mère du Christ.

Bien que ces évangiles ne soient pas reconnus par le droit canon l’Eglise emprunte l’épisode de la présentation  de Marie au Temple et officialise l’existence d’Anne sa mère.

Les circonstances de sa maternité tardive sont empruntées à l’ancien testament et à l’histoire d’Anne la mère de Samuel .

Le culte d’Anne la palestinienne se répand en Syrie et dans l’église d’Orient. Elle est honorée en Orient dès le 5ème siècle. En Occident la dévotion à Sainte Anne s’est développée à l’époque des croisades.

Son culte est reconnu par le pape Urbain VI en 1382. Sa fête sera supprimée par Pie V puis rétablie par Grégoire XIII puis réduite au rite de 2ème classe par Léon XIII. Enfin Paul VI fusionne la fête de sainte Anne avec les deux fêtes de Saint Joachim…

Les voyageurs  prennent connaissance vers le 4ème siècle de l’histoire d’Anne et importent ce culte en Europe.
C’est ainsi qu’au 7ème siècle des livres irlandais reprennent les écrits des évangiles apocryphes et donc l’histoire d’Anne. Et c’est aussi ’à cette époque que les saints irlandais vinrent évangéliser la péninsule armoricaine. On peut donc supposer que la dévotion des bretons à Anne, la palestinienne, date de cette époque.

 

La Sainte Anne trinitaire de Léonard de Vinci 



3-
      ANA est une déesse celte     

 

 

Ana est une déesse celte (Deva Ana), la déesse mère de tous les dieux dans la mythologie celtique. Elle est la mère de Bena la femme primordiale épouse de l’humanité

Elle était honorée dans les pays celtes bien avant la christianisation.

Comme dans beaucoup d’autres domaines culturels la religion celtique et la religion catholique se sont superposées.

 Le prêtre finistérien Job An Irien (Saint Anne et les bretons) est convaincu que la rencontre du personnage d’Anne la grand-mère de Marie avec  le mythe celtique d’Ana la déesse celtique a certainement joué dans cette dévotion ancestrale des bretons  à Sainte Anne... D’autant plus que les évangélisateurs de la Bretagne armoricaine ont occupé les lieux de culte gallo-romains consacrés à la déesse mère ANA.

Et bien plus tard le 25 juillet 1624 une coïncidence étonnante : Yves Nicolazic à qui Sainte Anne est apparue au village de Keranna en Plunéret à proximité  d’Auray… un site où ont été  trouvé des statues de l’époque  gallo-romaine…   

 

Jean  Markalé dans son excellent ouvrage « Sites et sanctuaires des celtes »  explique la dévotion  des bretons à  Sainte Anne comme le « culte de la grand-mère ».

ANA ( ANU en vieil irlandais) signifie « vieille femme » et la divinité primordiale est une vieille femme dans la mythologie celtique.

 

Et Jean Markale de conclure :


« Les bretons savent que leur protectrice et leur mère ne peut être que Sainte Anne.
Par-delà le temps et l’espace, par-delà les vicissitudes des religions, la croyance en la mère divine s’est maintenue. Elle prend ici le visage de cette bonne grand-mère, celle que chacun a en soi dans son jardin secret et c’est cela qui est émouvant ».

 

 

 

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : CULTURE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 28 juin 2008





 An eostig, le rossignol philomèle




L'anthroponymie est comme vous le savez la science relative aux noms des personnes.
Nombreux sont les membres de notre diaspora qui se posent la question de savoir pourquoi un jour un de nos ancêtres s'est vu surnommer ou nommer du patronyme de Léaustic/Léostic/Lestic
. 

Dans son ouvrage «Dictionnaire des noms de famille bretons» publié aux éditions Le Chasse-marée-ArMen, l'érudit finistérien Albert Deshayes nous donne quelques indications intéressantes :

Nos noms bretons datent dans leur grande majorité de l'époque médiévale.

Les noms émanent bien souvent de surnoms eux-mêmes issus de particularités physiques (exemple : Moal=Chauve), de comportements (exemple Le Buan= le vif, le rapide), de caractère (Le Balch = le fier), de qualités (exemple Madec, Madoc = bon), de défauts (exemple Craveur=grippe-sou), de relations humaines (exemple Abjean=le fils de Jean), de noms de lieux (exemple Lesteven=dune), de pratiques religieuses (exemple Perhirin=le pèlerin), d'éléments de la nature comme l'eau (Poulmarc'h=la mare du cheval), du rang social (Briant= privilège), de l'habitat (exemple Kerros=habitation du coteau) etc. etc.

sur l'origine bretonne des noms Léaustic/léostic/lestic :

L'hypothèse la plus répandue est celle d'eostig qui en breton est le nom du rossignol.
On peut aussi imaginer que Eostig est le diminutif de Eost nom du mois d'Août. Le nom de famille Léost existe.

Sur l'implantation géographique

- le nom Léaustic/léostic est répandu dans le Bas-Léon et plus spécifiquement dans le pays d'Iroise comme le confirment toutes les études généalogiques.
- le nom Lestic est répandu dans les Côtes d'Armor et, celui de Le Nestic, en pays vannetais.

Sur les variations orthographiques

Albert Deshayes rappelle qu'en vieux breton on trouve Léaoustic et en moyen breton eaustic.

Enfin précisons que Gwenn Léaustic dans son excellent article publié dans le présent blog a attesté les noms de Christophe Léaustic en 1675 et de Jehan L'Eostic en 1434.


A partir de l'hypothèse suivante : Léaustic/léostic/lestic a été donné à un de nos ancêtres par analogie avec an eostig, le rossignol, il paraît intéressant de mieux connaître les particularités de cet oiseau afin de tenter de savoir ce qui a pu conduire à donner ce surnom puis ce nom à un des nôtres....

Le rossignol est un merveilleux chanteur.....

On dit aussi qu'il gringotte, quiritte, trille.... Le rossignol est particulièrement réputé par son chant aux sonorités variées et harmonieuses.
Vous voulez écouter son chant ? Rendez vous sur le site internet : http://www.salamandre.ch/chant-rossignol.
Son chant mélodieux se révèle complexe à décrypter ! Les chercheurs ont dénombré entre 120 et 160 séquences différentes. Elles durent entre 2 et 4 secondes.
Tous les rossignols n'ont pas les mêmes qualités vocales. Certains ont des intonations et des mélodies plus musicales que d'autres.
Tout dépend semble-t-il des qualités pédagogiques de son maître...chanteur en l'occurrence son père qui se charge de son éducation musicale...
Ses qualités vocales sont tellement réputées qu'elles ont inspiré des formules de la vie courante. Ainsi «chanter comme un rossignol"  se dit lorsqu'une personne chante admirablement.

Le rossignol est un grand séducteur....

Le rossignol est certes discret mais il attire l'attention par sa gaieté naturelle et son côté joyeux. Citons à ce sujet le dicton « Gai et joyeux comme un rossignol sur l'aubépine » qui se traduit en breton par « Drant ha laouen evel an eostig war ar spern-gwenn ».

Le rossignol chante la nuit pour attirer sa femelle et délimiter son territoire... Dès lors que le couple est formé les vocalises perdent de leur intensité et se réduisent de manière significative...
Dans la tradition populaire le rossignol annonce le printemps, c'est le symbole de l'amour....
 
 
Le rossignol est un guérisseur....

Les chants du rossignol étaient réputés calmer la douleur, accélérer les guérisons et adoucir le mort... comme l'évoque Hans Christian ANDERSEN dans de ses célèbres contes «L'empereur de Chine et le rossignol».

Le rossignol est un grand voyageur.... de nuit !

Fin août/début septembre le rossignol migre vers l'Afrique Australe en passant par le détroit de Gibraltar car il répugne manifestement à franchir des grands espaces maritimes.
Il est de retour vers la mi-avril voyageant exclusivement la nuit !
Les mâles arrivent en premier, les femelles les suivent de quelques jours....
Précisons à toutes fins utiles que le rossignol breton est le rossignol philomèle (Luscinia megarhynclos). Il a inexplicablement disparu du Finistère et des Côtes d'Armor depuis le début du 20ème siècle.
Aujourd'hui on le trouve uniquement en Bretagne dans les départements de la Loire Atlantique, d'Ille et Vilaine et à l'est du Morbihan (Télégramme de Brest 28 mai 2008-François de Beaulieu - SEPNB)

Le rossignol... mauvais parent ?

Un dicton énonce «quand le rossignol a vu ses enfants il ne chante plus»
Le rossignol père, accablé par les soucis de la parentalité, n'aurait-il plus le coeur à chanter ?
Serait-il psychologiquement fragile ?
En fait on entend moins le rossignol car il participe activement avec sa femelle à l'alimentation de ses petits. La femelle couve de 3 à 6 œufs pendant 14 jours. Les petits sautent du nid après 11 jours alors qu'ils sont incapables de voler,  l'apprentissage de l'autonomie semble précoce chez les rossignols !!!
Il reprend son chant après l'envol de ses petits afin de leur transmettre son savoir musical.

Le rossignol ... muse des conteurs et des poètes ?

On pense immédiatement au lai du Laostic de Marie de France que vous pourrez lire en intégralité sur le présent blog (rubrique arts et littérature).
Le rossignol est lié à l'imaginaire celte moins par sa présence que par les nombreux textes littéraires et artistiques qu'il a inspirés.

En faisant référence aux études réunies par Véronique Gély, Jean -Louis Haquette et Anne Tomiche (information publiée par Alexandre Gefen sous le titre «Philomèle. Figures du rossignol dans la tradition littéraire et artistique» sur le site http:// www.fabula.org.) :

« Se souvient-on, en lisant « The Nightingale » de Coleridge, de la relation qu'entretient le rossignol avec la figure de Philomèle, dont l'histoire constitue l'une des métamorphoses ovidiennes ? Sait-on que le chant du rossignol, ce poncif de la poésie et de la chanson romantiques, a donné lieu à l'une des fables mythologiques les plus cruelles et les plus riches de sens sur la création artistique ?
De l'Antiquité à T.S. Eliot, Christoph Ransmayr ou Ted Hughes en passant par Chrétien de Troyes, Chaucer, Shakespeare, La Fontaine, Florian, Keats et Lamartine pour ne citer qu'eux, la littérature occidentale a évoqué, écrit, récrit l'histoire de Philomèle métamorphosée en rossignol après avoir été violée et mutilée par le mari de sa soeur, pour qu'elle ne puisse pas le dénoncer.
Tantôt joie de la vengeance, tantôt plainte et ressassement du souvenir douloureux, le chant des rossignols est investi de significations variées, voire contradictoires. Qui plus est, parce qu'elle réussit, au moyen d'une tapisserie, à « dire » son histoire alors même que sa langue a été coupée, Philomèle est devenue une figure de l'artiste créateur et son oeuvre l'emblème d'une « voix du silence » qui passe outre l'interdit de la communication ».

 

Le rossignol nourrit aussi une légende : « Mal servis lors de la création, le rossignol et l'orvet n'avaient qu'un œil chacun. Invités à la noce du roitelet, le rossignol voulant faire bonne figure, emprunta l'œil de l'orvet. Mais il ne le rendit jamais...
Avait-il promis de le rapporter « à la chute des feuilles de ronces » c'est-à-dire jamais ?
Avait-il tant pris goût qu'il ne voulait plus s'en séparer ?
L'orvet déclara donc « quand tu dormiras je te le reprendrai ! »
C'est pourquoi le rossignol chante et ne dort jamais tandis que l'orvet que l'on trouve au pied de l'arbre où est le nid, a deux petites fentes à la place des yeux ! (Télégramme 28 mai 2008 - François de Beaulieu - SEPNB)

Le rossignol... un petit être discret ?

Il se cache souvent dans les arbres des forêts près de l'eau. Il chante surtout la nuit ce qui ne permet pas de le détecter facilement. Serait-il timide ? Aurait-il peur du bruit et de la faune environnante ?
Sa discrétion est favorisée par sa très petite taille : 22/24cm d'envergure, 16cm de hauteur, avec un poids de 18 à 27 grammes et par son plumage brun qui se fond dans la nature.
Une particularité physique le distingue de ses congénères de petite taille : il est doté de longues pattes.
Le fait qu'on a du mal à apercevoir le rossignol a généré une formule argotique. Le rossignol désigne en effet dans un magasin ou un entrepôt un objet obsolète qui a perdu toute valeur.
Le rossignol étant haut perché dans les arbres, c'est aussi sur les plus hautes étagères, hors de portée de main et des yeux des chalands que l'on place les objets invendables ...
Est-ce aussi pour illustrer la discrétion liée à son utilisation qu'une fausse clé est désignée sous le terme de rossignol ? Où est-ce par que la fausse clé chante (grince) dans la serrure ?


A partir de cette description "d'an eostig le rossignol" vous pouvez laisser courir votre imagination pour percer le secret du patronyme léaustic/léostic/lestic  légué par nos ancêtres.... mais avouez que ce patronyme comporte beaucoup d'éléments positifs qui figurent très certainement dans votre patrimoine génétique !!! Cherchez bien... vous allez vous reconnaître...

 

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : ORIGINE LINGUISTIQUE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Vendredi 13 juin 2008

Alan devant le lagon de Mayotte



Je m'appelle Alan et je viens d'avoir 10 ans.
J'ai la particularité d'avoir toujours vécu en France mais jamais sur le continent métropolitain  et toujours sur des îles.
Ces îles relèvent de 3 continents différents (Océanie, Europe, Afrique)....
Je suis né le 6 juin 1998 à Papeete en Polynésie (Océanie) où j'ai vécu de 1998 à 2001. J'habitais Mahina à proximité de Papeete sur l'île de Tahiti à 16700 kilomètres de la France.
Puis j'ai séjourné à Ajaccio en Corse de 2001 en 2004 et enfin depuis 2004 je vis à Mamoudzou sur l'île de Mayotte (Archipel des Comores en Océan indien) à 8000 kilomètres de la France.
Et, pour clore ma relation avec les îles, mes parents ont une résidence à Kerhornou en Ploumoguer face à l'archipel des îles Molène en Pays d'Iroise et à proximité d'une plage qui s'appelle "Illien"...!

Suis-je prédestiné à être un insulaire  toute ma vie?

Je ne sais pas encore ce que représente la vie en permanence à l'intérieur des terres mais cela ne saurait tarder car mes parents m'annoncent une prochaine installation familiale à Albi dans le Tarn. Je sens que cela va me faire tout drôle de ne plus voir la mer et d'entendre le bruit des vagues.... Comme j'ai des cousins sur la côte landaise.... J'espère qu'ils m'inviteront souvent.

Mon papa est breton du pays d'Iroise et ma maman Auvergnate de Sainte-Florine. Ils se sont mariés à Saint Renan, capitale du pays d'Iroise. J'ai un frère Méven (12ans 1/2 ) et une sœur Léna (5ans)
.

MON AVENIR

Plus tard je veux être footballeur professionnel et/ou prof de maths... Ce n'est pas inconciliable car on m'a dit que Christian Gourcuff l'entraineur du club professionnel de Lorient avait exactement ce profil !
Pour l'instant je répète mes gammes en matière de jonglerie avec le ballon (50 «pied droit», 50 «pied gauche», 50 «têtes»...) J'y suis presque... car il me faut être  au point pour mon stage estival 2008 au centre technique national de football de Ploufragran dans les Côtes d'Armor.
Il faut que je vous dise aussi que je suis un supporteur inconditionnel du Stade Brestois... Quand je suis en vacances en Bretagne je ne manque aucune  rencontre de mon équipe préférée.

ORIGINE DE MON  PRENOM ALAN

Mon prénom Alan (prononcez a-lann)- se fête le 27 novembre. Si je m'en réfère à l'excellent ouvrage sur les prénoms bretons de Gwenolé Le Menn publié aux Presses universitaires de Bretagne Saint Alan a été évèque de Quimper au 6ème siècle. Sa vie est mal connue mais il est honoré dans plusieurs paroisses du Finistère.

Certains prétendent que ce prénom pourrait avoir une origine iranienne, la tribu des Alanis venue de Scythie. Un groupe se serait installé sur les bords de la Loire autour d'Orléans au 5ème siècle et serait entré en relations de voisinage avec les bretons.
Leur présence serait à l'origine de plusieurs localités (Allaines, Allainville , Alaincourt...)

D'autres étymologies peuvent être sérieusement envisagées.

Selon l'encycopédie Wikipédia , l'étymologie indo-européenne d'Alan serait «beau, harmonieux» et l'étymologie celtique serait d'origine galloise et signifierait «cerf, faon».
Pour G. Le Menn il est possible qu'il y ait eu confusion entre ALAN et TALAN, honoré en Cornwall en Pays de Galles, qui représente probablement la forme hypocoristique d'Alan.

La version latine de ce prénom donne Alanus et la version Française est Alain.
Les diminutifs d'Alan : Lann, Lanig (donné aussi comme surnom en bretagne au renard et au rouge-gorge).
Au féminin : Alana, Naig, Alanez, Nezig....
De nombreux noms de famille dérivent du prénom d' Alan : Aballan, Aballain, Alanou, Alanet, Alanioux, Allainmat, Allanic....

QUELQUES ILLUSTRES ALAN/ALAIN

Ce prénom, francisé Alain, a été porté par plusieurs bretons illustres et notamment un roi de Bretagne et un Bienheureux.

Pour la lignée  royale le site www.anarvorig.com évoque :
« Alain 1er dit le Grand, frère de Paskweten qui fut impliqué dans l'assassinat de son oncle, le roi Salaun. A la mort de son frère en 876, Alain reprend ses prétentions à la couronne bretonne ce qui aura pour effet de provoquer une guerre civile face à Judikael, autre prétendant. Il régna de 890 à 907.

Vint ensuite Alain II Barbetorte, fils du Comte de Poher et petit-fils d'Alain 1er qui sous la pression des invasions normandes s'enfuit en Angleterre avant de revenir libérer la Bretagne en 936. Il prit le pouvoir en 938 et décéda en l'an 952.

Au début du 11ème siècle et suite au décès de son père, Alain III hérite du duché à l'âge de 10 ans. Après une régence effectuée par sa mère et une défaite face au duc de Normandie Robert le Magnifique, il en devient le vassal. A la mort de ce dernier, il reprend son indépendance mais sera finalement tué en terre normande.

Alain IV Fergent, fils du duc Hoël, époux, successivement de Constance, fille de Guillaume le Conquérant et de Ermengarde, fille du duc d'Anjou. Alain IV qui régna de 1084 à 1112, développera l'administration du duché, partira en croisade avant d'achever son existence en 1116 au monastère de Redon dans lequel il s'était retiré 4 ans auparavant ».

Citons également le Bienheureux Alain de la Roche, dominicain du 15ème siècle et dont la fête est le
8 septembre. Né près de Plouer sur Rance (Côtes d'Armor) vers 1428, il fut un grand prédicateur dominicain, parcourant la France, l'Allemagne et les Pays Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire. Il fonda la première à Douai.
C'est à Zwolle en Hollande qu'il partira contempler les mystères du Christ qu'il faisait méditer par le Rosaire.
"C'est le bienheureux Alain de Roche, un des premiers disciples de saint Dominique qui coordonne le chapelet et l'enrichit en y ajoutant les méditations, ainsi que la vie de Jésus et de Marie. Il l'appelle le chapelet du Rosaire parce qu'il ressemblait à un bouquet de roses qu'on dépose aux pieds de la vierge (référence site nominis.cef.fr)
.

Plus près de nous comment ne pas évoquer Alan Stivell (de son vrai nom Alain Cochevelou) célèbre chantre de la culture bretonne et « père » du renouveau musical breton...

 MA GENEALOGIE

Voici mon ascendance  "Léaustic" :

Ronan Léaustic (1968) - Catherine Mège (1969)
Pierre Léaustic (1946) - Annick Kerros(1946)
Gabriel Léaustic (1911-1998) - Marie Yvonne Piriou (1915-1992)
Etienne Léaustic (1881-1951) - Philomène Ruelen (1885-1920)
Pierre Eugène(1840-1891) - Marie françois Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic(1795-1866) -Marguerite Lannuzel (1798-1852)
Jean françois Léaustic (1766-1812) - Marie Josephe Le Bihan (1769-1829)
François Léaustic (1728-1797) Marie Marguerite Jézéquel (1798- ?)
François léaustic (1699-1778) - Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650-1703) - Barbe Jégou (1655-1727)
Christophe Léaustic ( vers 1624-1699)- Marie Le Gélébart (vers 1628-1683)


 

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : BIOGRAPHIES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 7 juin 2008

JEAN LEAUSTIC JUSTE PARMI LES NATIONS

La médaille du Juste parmi les nations est la plus haute distinction décernée à titre civil par l'Etat d'Israël.
Les justes sont des personnes non juives qui ont sauvé au péril de leur vie et de celles de leurs proches des juifs pendant la seconde guerre mondiale.
Les noms de ces justes sont honorés à tout jamais et gravés sur le Mur des Justes au mémorial Yad Vashem à JERUSALEM.
Jean a reçu cette distinction à titre posthume en 2002 et c'est le 20 mai 2004 que la médaille du juste a été remise à Paris à ses enfants par Monsieur l'Ambassadeur d'Israël en France. Sur cette médaille figure la mention suivante «Qui sauve une vie, sauve l'Humanité».
Les mérites de Jean sont à la fois simples et exceptionnels.
Jean Léaustic le morlaisien et Marcel Libermann aujourd'hui tropézien étaient voisins à Paris. Ils se considéraient comme deux frères et ce d'autant plus que Jeanne, la mère de Jean, a élevé en partie Marcel. Ils passaient toutes leurs vacances ensemble
à Morlaix et au Diben. Leurs pères respectifs avaient participé ensemble à la guerre 14/18.

En 1942 Jean est embarqué sur le sous-marin «Vengeur» à Toulon lorsqu'il reçoit un courrier de Marcel dont la mère et le jeune frère venaient d'être victimes comme tant d'autres juifs de la rafle du «Veld'hiv» à Paris.
Un courrier sous une forme codée : «Je suis à l'hôpital. J'ai égaré tous mes papiers. J'ai attrapé la maladie de mon frère. Il faut que tu me renvoies d'urgence mon acte de naissance et ma feuille de mobilisation militaire».
Avec la complicité de sa mère Jean fournira un double de ses propres papiers d'identité à son ami Marcel. Grâce à ce stratagème, Marcel échappe aux arrestations et à la déportation dans les camps de concentration de sinistre mémoire où furent exterminées tant de familles juives.

Il faut dire aussi que Marcel possédait précieusement sur lui pendant la guerre une photographie où il posait revêtu de l'uniforme prêté par son ami Jean. Cette photo en uniforme de marin se révéla à de nombreuses occasions être un véritable sauf-conduit pour Marcel.

Marcel Libermann sait qu'il doit la vie à son ami et c'est tout simplement qu'il a fait son «devoir de mémoire» en signalant l'acte de courage et le geste fort de son ami breton, son «frère de lait ».
Cet acte de bravoure a été accompli au nom de l'amitié. Mais Jean ne s'est jamais posé de questions. Pour lui c'était tellement naturel qu'il n'en a même pas parlé à ses enfants !
Son geste profondément humaniste honore non seulement toute la diaspora des «léaustic-Léostic-Lestic» mais aussi toute la communauté bretonne. Une preuve supplémentaire aussi que le breton est fidèle en amitié.
Vous les membres de la diaspora qui voyagez en Israël n'oubliez pas de rendre hommage à Jean en vous inclinant devant son nom à la fondation Yad Vashem de Jérusalem
.
Et vous Marcel Libermann, qui vous honorez d'être le " frère de lait"  de Jean, vous avez toute votre place dans notre diaspora !

 

 





Fils d'Augustin Léaustic (1889) et de Marie Allegoët (1893 -1974) Jean Léaustic est né à Guilers (Finistère) le 23 juillet 1920.
Son père exerçait la profession de mécanicien.

Fils unique il habitait avec ses parents dans le quartier de la Villeneuve à Guilers.

Puis il émigra très jeune avec ses parents en région parisienne dans la ville "Les Pavillons-sous-Bois", commune relevant aujourd'hui du département de la Seine Saint Denis (93).

Il s'engagea dans la marine  en 1938 et accomplit 5 années de service avec notamment une affectation sur  le sous-marin  "Vengeur".

Le sous-marin "vengeur" (Q137) a été construit en 1928 à Cherbourg. Lancé le 1 Septembre 1928 ce sous-marin à double coque de 1500 tonnes de type M-5  figurait dans la série des "sous-marins de 1ère classe de grande patrouille de type "Redoutable", la plus grande série de sous-marins construite en France (31 sous-marins).

Ce sous-marin, basé à Toulon à la déclaration de la guerre en Septembre 1939, navigue ensuite sur les côtes d'Afrique du Nord,  en Océan indien et notamment  à Madagascar et à Djibouti. 
Le 1er Juin 1942 le "Vengeur" est consigné en gardiennage d'armistice à Toulon et sabordé le 27 novembre 1942 avec la Flotte française. Le "Vengeur" sera immergé à son poste d'amarrage  dans les bassins de Missiessy du port de Toulon. Rendu inutilisable il sera démoli.


Jean avec ses parents



De son union le 25 novembre 1944 à Morlaix avec Jeanne Beuzit naquirent 2 enfants :

- Jacqueline (1946), hôtesse de l'air de la compagnie Air France épouse de François Rude (1935) pilote d'Air France et actuellement rédacteur en chef de la revue ICARE (www.Revue-icare.com)

- Gilles (1950), commercial époux de Gilberte Quéllenec.


 Jean et jeanne



Voici la lignée des Léaustic dans laquelle se situe Jean

Ascendance

Augustin Léaustic (1889- 19..?) - Marie Allégoët (1893- 1974)


Descendance

- Jacqueline (1946) - François Rude (1935)
        o - Anne Sophie (1971) hôtesse de l'Air, Air France -   Thierry Menand(1970) docteur en  géophysique
           - Thibaud (1997)
           - Clémence (1999)
       o - Fabrice (1974) Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne - Cécile Matuszewski(1971) hôtesse de l'air,  Air France.
          - Grégoire (2003)

- Gilles (1950) - Gilberte Quéllenec (1952)
        - Marie (1974) hôtesse de l'air, Air France - Christophe Goncalvez (1964)


Après une carrière à la manufacture des Tabacs de Morlaix Jean Léaustic décède à MORLAIX le 8 mars 1980.
Son épouse Jeanne, modiste à Morlaix, pendant de longues années est décédée le 16 février 2001.

 

 





Rédigé avec le concours et l'accord des enfants de Jean
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : HISTOIRE ET MEMOIRE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 31 mai 2008



LA COUPE DES LANDES.......

Non il ne s'agit pas d'un concours agricole concernant la coupe de landes bretonnes en Pays d'Iroise (végétations de bruyères et d'ajoncs) mais de la finale de la coupe de football du département des Landes...

Il n'a plus ses jambes de 20 ans, sa technique est encore perfectible, son démarrage et son coup de reins ne laissent plus aucun adversaire sur place... mais il est doté d'un esprit de compétition hors pair et sa motivation est telle que chaque rencontre de football qu'il joue est un match de coupe du monde !

C'est ainsi que dans les milieux autorisés de football, on qualifie aujourd'hui
 ERWAN LEAUSTIC footballeur de l'équipe de TARNOS dans les Landes.

En attendant une très hypothétique consécration mondiale, Erwan vient de remporter à l'âge de 36 ans la coupe des Landes... (des réserves du district départemental de football certes mais tout de même quel exploit...)

C'est dans l'euphorie générale qu'il aurait marqué le dernier tir au but, celui de la victoire, de cette mémorable finale qui n'avait rien à envier à celle de la "Champions League" 2008 Manchester-Chelsea !

Cette information reste toutefois à valider car elle nous est parvenue après une 3ème mi-temps qui a attteint les sommets de la festivité et de la convivialité... comme seul le Sud-Ouest en a le secret !

Après une carrière footballistique  qui l'a amené à  fréquenter les clubs de l'AS Cherbourg(ASC), Paris Saint Germain (PSG), Le Vésinet, Paris Université Club (PUC), Carrières-sur-Seine et enfin Tarnos, la seule question qui se pose est celle de savoir s'il est à l'apogée de sa carrière de joueur ! Nous espérons tous que non car la diaspora se nourrit  aussi des exploits sportifs de ses membres !

On attend  d'ailleurs avec impatience la narration des exploits d'un certain Vincent Léaustic qui jouerait en Belgique (un international donc !) et qui cumulerait d'éminentes qualités sportives tant dans le football que dans le rugby !

Et puis on nous a aussi parlé d'un certain Ronan Léaustic qui a été arbitre international de football (FIFA) et puis encore de Christian Léaustic le grand "voileux"...

Nul doute qu'ils se feront un  plaisir de nous relater leurs exploits....

En attendant , bravo Erwan pour ce titre offert à la diaspora !


Erwan Léaustic  3ème en haut à partir de la gauche

 
et premier joueur à gauche sur le premier rang. ....

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : JEUNESSE ET SPORTS - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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