Dimanche 30 mars 2008

Pour traduire leur sens de l'observation des phénomènes naturels, de la faune, de la flore, des réactions humaines nos ancêtres utilisaient volontiers des formules, proverbes, maximes, préceptes, sentences, dictons, adages, axiomes, métaphores.... tout ce qui peut être classé aujourd'hui dans une science appelée depuis 1840  "la parémiologie" ( du grec paroimia " proverbe ")

Toutes ces formules se caractérisent par trois points communs :

-leur brièveté
-leur popularité
-leur moralité

Elles reflètent le bons sens collectif et la sagesse ancestrale et on les trouve dans tous les pays du monde avec un fond souvent identique. Seules les tendances stylistiques varient. .


Nos ancêtres bretons étaient proches de la terre. De ce fait Les formules utilisées et transmises de génération en génération reflètent souvent les variations de la nature, les travaux des champs et la population rurale.

Toutes ces formules font partie du domaine public. Leur source est anonyme ce qui leur confère semble-t-il une certaine popularité, une certaine acceptation de l'ordre établi, car  "on"  ne peut pas lier la formule aux pensées personnelles d'une personne connue.

Je vous livre quelques uns de ces proverbes et dictons...

en commençant bien sûr par le rossignol (an eostig)...


Le rossignol aime toujours son toit
Et le petit coin de son pays

An Eostig a gar atav
E doenn ha kornig e vro

The nihtegale always loves its roff
And the little corner of its country

Le sens de ces paroles ne vous a pas échappé et serait de nature à expliquer combien notre diaspora se sent toujours bien là où elle réside mais qu'elle a les yeux de Chimène pour le pays d'Iroise !!!

l'apprentissage du calendrier...par le temps qu'il fait.....

Janvier emplit le fossé
Février le garde plein
Mars d'un seul souffle assèche tout le fossé

Genver a garg ar foz
C'hwevrer hen dalh kloz
Meurz gand eur hwezadenn
A zizeh ar foz penn da benn

Et enfin pour terminer sur une note d'humour mais non dénuée de sens pour les seniors !....

Pour être ridée une bonne pomme
N'a pas perdu son arôme

Evit'man krizet un aval mat
Ned eo ket kollet e c'hwez vat

For being wrinkled a good apple
Has not lost its flavour

Bibliographie:

-proverbes Bretons Lukian Kergoat Editions Coop Breizh
-Proverbes et dictons de Basse Bretagne Yves Le Berre et Jean Le Dû Editions Armeline
-Proverbes et dictons bretons Louis Le Henog

LE TEMPS QU'IL FAIT... par le caricaturiste NONO (Ils sont fous ces bretons!! d'Erwan Vallerie et Nono aux Editions Coop Breizh)

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : CULTURE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 23 mars 2008

 

Notre ami GWENN LEAUSTIC a publié ces jours derniers un article sur Christophe Léaustic né vers 1624. Cet article fera date sur notre blog car on retrouve Christophe Léaustic dans une grande majorité des généalogies relatives aux Léaustic-Léostic.

Tous nos compliments à Gwenn, qui de manière claire et concise nous a fait partager le fruit de ses recherches historiques. Les informations qu'il nous a communiquées sont d'une valeur inestimable pour la diaspora car elles sont étayées par des références irréfutables et accompagnées par une signature XTÔFFE LEAUSTIC qui vaut son pesant d'histoire.

Dans cet article sur Christophe vous n'avez peut-être pas accordé l'importance qu'il convenait à cette information complémentaire concernant un certain Jehan  L'Eostic qui vivait lui aussi en Pays d'Iroise en 1434.
J'ai souhaité extraire cette information pour mieux mettre en exergue l'existence de Jehan (Jean) L'Eostic et ainsi la présence de ce patronyme dans les cantons de Saint-Renan et de Ploudalmézeau au Moyen Age.

"... pour preuve, une procédure en justice, datée de novembre 1434, opposant les paroissiens de Plourin, contributeurs aux fouages à Marie du Kermeur, nous apprend que cette Dame possédait le lieu noble du Roudouz et qu’elle désirait affranchir Jehan L’ÉOSTIC, son métayer, de toute imposition propre aux lieux roturiers.

La Dame du Kermeur et son métayer durent se plier aux exigences de la majorité des paroissiens, qui revendiquaient une répartition équitable de la charge contributive dans la paroisse.."

1434...voilà un record dans la profondeur de nos racines  ! Mais tous les records sont faits pour être améliorés....

L'image ci-dessous n'est pas, vous vous en doutez, la statue de Jehan... mais celle de Saint Isidore le patron des laboureurs et des fermiers. On retrouve cette statue dans de nombreuses églises et chapelles de Bretagne comme par exemple celle de Locmaria-an-Hent en Saint-Yvi (photo de C. Laurent - Revue Armen).
L'intérêt de cette illustration est  de vous présenter le costume porté par Saint Isidore. Ces vêtements  datent de  l'époque de Jehan (1434) et plus probablement de celle de Christophe (1624) : "un chupenn ouvert sur un premier gilet où les boutons ne servent que d'ornement, porté sur un second gilet croisé et fermé jusqu'au cou..." (Source revue Armen numéro 21).
Chupenn en breton signifie veste.
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Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : HISTOIRE ET MEMOIRE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 19 mars 2008
 
 
 
Les recherches généalogiques consacrées à nos ancêtres LÉAUSTIC ou LÉOSTIC, sur les cantons de Ploudalmézeau ou Saint-Renan, convergent, pour nombre d’entre elles, vers Christophe LÉAUSTIC, né au début du XVIIème siècle, sur les paroisses de Plourin ou Brélès.
 
Ce premier ancêtre attesté possède une signature bien lisible et reconnaissable « Xtôffe LÉAUSTIC », qui figure notamment sur l’acte de naissance d’une de ses petites-filles, née le 21 septembre 1675, au Cran, à Ploumoguer.
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Sa descendance, fort nombreuse, s’implante durablement sur les paroisses de Plouarzel, Ploumoguer, Brélès, Plourin, Lanildut, Plouguin ou Lampaul-Ploudalmézeau. Il compte parmi ses descendants plusieurs léonards célèbres dont le docteur Augustin MORVAN (1819-1897), l’abbé Jean-Marie PERROT (1877-1943) ou le ministre André COLIN (1910-1978).
 
La présence de ce patronyme sur les cantons de Saint-Renan et Ploudalmézeau est cependant connue bien antérieurement ; pour preuve, une procédure en justice, datée de novembre 1434, opposant les paroissiens de Plourin, contributeurs aux fouages à Marie du Kermeur, nous apprend que cette Dame possédait le lieu noble du Roudouz et qu’elle désirait affranchir Jehan L’ÉOSTIC, son métayer, de toute imposition propre aux lieux roturiers.
La Dame du Kermeur et son métayer durent se plier aux exigences de la majorité des paroissiens, qui revendiquaient une répartition équitable de la charge contributive dans la paroisse.
 
 
Né vers 1624, Christophe LÉAUSTIC se marie aux alentours de 1644 avec Marie LE GÉLÉBART (1620-1683), dont la famille, relativement aisée, réside sur Plourin.
 
Le jeune couple prend en location, en qualité de fermiers, le Manoir de Brescanvel, vers 1651. Ils y sont encore attestés en août 1665, époque à laquelle Jean du POULPRY, seigneur de Kerillas, leur vend, pour 18 livres tournois, plusieurs terres au village de Brétiez (alias Bertiez) en Lanrivoaré.
Dans l’inventaire des titres originaux de l’abbaye de Saint-Mathieu est mentionné, en date du 12/03/1668, le bail consenti par la dame de Briantays à Christophe LÉOSTIC de la dîme du village de Brescanvel et de la paroisse de Plourin, à la réserve des villages de Kerbaul, Kervizinic, Keraulieren, Kerandraon, Kernéach et Kerabettor pour la somme de 105 livres.
Ils possèdent par ailleurs de nombreuses terres sur Milizac (Kernoble notamment) et Plourin, acquis par donations et héritages du côté des parents de Marie LE GÉLÉBART (Yvon LE GÉLÉBART et Jeanne FLOCH).
  Au moins six enfants naissent de leur union, fort probablement au Manoir de Brescanvel, sur la trève de Brélès (dépendant de la paroisse de Plourin), entre 1645 et 1660, dont sont issus :
 
Bazile, prêtre à Plouarzel, (°1645 - +10/05/1687 à Plouarzel),
 
Yves (°1649 - +08/08/1703 à Kervorès Plouarzel), marié en 1668 à Marie PÉTON, puis vers 1682 à Barbe JÉGOU ; ils résident à Kermados au début des années 1670. (postérité avérée)
 
Jeanne °1650, épouse à Plouarzel Renan Riou le 01/10/1675, originaire de Ploumoguer, où le couple s’installera, au Cran. (postérité avérée)
 
Jacques, qui est plus jeune, est installé au Manoir de Keringar à Brélès, où il décèdera le 25/02/1714, ainsi que ses deux épouses successives (Jeanne STEPHAN puis Françoise CORRE). Marie LE GÉLÉBART, la mère de Jacques, finira ses jours également à Keringar en 1683. (postérité avérée)
 
Gilette °1653 - +13/02/1717, installée à Keriligou à Brélès après son mariage avec Yvon KERÉBEL, le 01/02/1677 (Plourin), puis au Manoir de Kerbrozel à Plouarzel à la fin des années 1690 (on lui connaît au moins douze enfants).
Cette dernière finira ses jours à Keramponçon en Plouarzel, dont elle était propriétaire et où résidaient deux de ses fils, Jean et Hamon KERÉBEL. (postérité avérée)
 
Hamon °1670 - +17/12/1730, installé à Kergador en Plouarzel, après son mariage avec Marie Floch. (postérité avérée)
 
 
Christophe LÉAUSTIC est décédé le 3 mars 1699 à Trébabu à un âge avancé.


GWENN LEAUSTIC

Le Manoir de Breiscanvel au début du 20ème siècle....

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Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : HISTOIRE ET MEMOIRE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Jeudi 13 mars 2008
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SUITE DE L’INTERVIEW DE Monsieur Jean Marc LEVY
 




undefined  L’Europe c’est parfois une nébuleuse pour le grand public
 
Le grand public ne perçoit pas toujours très bien les « effets » de l’Europe dans son environnement quotidien.
 C’est pourquoi après les questions institutionnelles il me paraît intéressant d’évoquer ce que nous apporte concrètement l’Europe au niveau d'une région par exemple comme la Bretagne .
 Si j’ai bien compris, le berceau de la « diaspora » Léaustic-Léostic-Lestic se trouve en Bretagne .
Mr Winisdoerffer directeur de l’office de tourisme de Plougonvelin dont j’ai récemment lu l’interview sur votre blog pourrait certainement vous dire mieux que moi combien l’Europe investit en Bretagne …
 
L’Europe concrète, c’est un bon sujet en effet. Avez-vous des exemples visibles de l’action de l’Europe sur la Région Bretagne ?
 
Oui, il y en a beaucoup. Je vous invite à observer les panneaux aux abords des aménagements routiers ou d’autres infrastructures, 3 fois sur 4 ils bénéficient du soutien de l’UE.
 
A la suite des naufrages de l’Erika (1999) et du Prestige (2003) , l’Union européenne est intervenue en faveur du renforcement des contrôles des navires dans les Etats européens. Elle a dressé une liste noire des navires définitivement bannis des ports européens. Elle a programmé l’interdiction des pétroliers à simple coque, demandé un renforcement de la surveillance du trafic maritime dans les eaux européennes et introduit des sanctions pénales. Une Agence européenne de la sécurité maritime a été créée.
Le programme Natura 2000 permet de protéger 7 000 sites européens totalisant 285 000 kilomètres carrés de territoire, soit l’équivalent de la moitié du territoire français. La Bretagne est bien sûr concernée par ce programme
J’ai cherché quelques exemples parmi les plus caractéristiques qui illustrent l’intérêt de l’Europe pour la Bretagne .
 
Un port mis en scène
 
A l'ouest de la Bretagne, la pointe Bigoudène est marquée par l'omniprésence de la mer. Rien d'étonnant à ce que la commune de Guilvinec, premier port français de pêche artisanale, situé à une trentaine de kilomètres de Quimper, ait songé à ouvrir un musée de la pêche.
 Inaugurée en mars 2000, Haliotika s'est construite au-dessus de la criée, sur une terrasse panoramique, face à la mer. Sur 730 m2 d'exposition, le visiteur a le loisir de prendre les commandes d'un chalutier virtuel pour comprendre, sentir et vivre la réalité du métier de marin pêcheur. Il apprend à reconnaître un fileyeur, un bolincheur et un chalutier. Il peut suivre le parcours du poisson, depuis les fonds marins jusqu'à son assiette. Les plus jeunes essayeront de construire un bateau et joueront à en être le capitaine. Les autres découvriront les enjeux de la pêche, la gestion des ressources de la mer, les quotas, etc. Après avoir fait le tour d'Haliotika, les groupes peuvent encore participer à une visite guidée du port, de la criée et d'une entreprise de construction navale. Le projet a bénéficié d'une aide du programme PESCA, dans le cadre des actions de diversification économique des régions dépendantes de la pêche.
 
 
Une région à l'assaut du ciel
 
Une compagnie aérienne régionale qui part à la conquête du ciel européen : c' est le pari tenu par Brit Air. Et pour tenir le cap, elle a développé à un niveau d' excellence deux des métiers fondamentaux de l' aéronautique, la maintenance et la formation, avec sa filiale Icare qui s' est dotée en 1997 d' un nouveau simulateur de vol, cofinancé par le FEDER. Un investissement qui a eu des retombées importantes pour l' économie locale.
 
Ses responsabilités à la Chambre de Commerce et au Bureau régional des Transports avaient valu à Xavier Leclercq une solide expérience du développement régional. Il était, de plus, passionné d' aviation. Quel meilleur alliage pour faire un fondateur de compagnie aérienne régionale ? Brit Air, qui a démarré en 1973 comme compagnie d' avions-taxis, développera peu à peu son propre réseau de lignes régulières, domestiques et européennes.

Aujourd' hui, la compagnie assure avec ses propres équipages et sa propre flotte - 25 avions de moins de 100 places - près de 200 vols quotidiens sur 33 lignes et rayonne de l' Hexagone vers l' Europe : Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne. Partenaire d' Air France depuis de nombreuses années, Brit Air est aujourd' hui son partenaire principal et devient un acteur majeur du transport aérien régional en Europe.

Ce succès doit quelque chose à l' importance que la compagnie accorde à ses ressources humaines. Créé en 1991, son centre de formation Icare, à Morlaix, sera équipé d' abord d' un simulateur de vol pour les avions ATR puis - et c' est ici qu' intervient le FEDER - d' un second simulateur pour les tout nouveaux Canadair Regional Jets (CRJ).

Réplique conforme du cockpit, le simulateur reproduit, météo comprise, les conditions en vol ou au sol que le personnel de navigation ou de maintenance aura à affronter en situation réelle. Les cours ne sont pas destinés au seul personnel de Brit Air : attirées par la qualité de la formation dispensée, d' autres compagnies réservent un nombre croissant d' heures d' utilisation du simulateur. Au total, chaque année, ce sont plus de 1 500 stagiaires venus du monde entier qui séjournent à Morlaix pour des formations d' une durée allant de deux jours à quatre mois.

L' acquisition d' un second simulateur, liée
à l' intégration dans la flotte de Brit Air d' un nouveau type d' avions, représentait un projet trop lourd pour la seule compagnie. C' est pourquoi des aides à l' investissement, notamment européennes, ont été sollicitées, qui ont permis à Icare de mettre en service en août 1997 le simulateur CRJ.

Les retombées du projet pour l' économie locale sont multiples. Elles se traduisent entre autres par les bénéfices que le Pays de Morlaix retire du séjour des stagiaires dans une région riche en patrimoine : bénéfices pour l' hôtellerie et la restauration (un millier de nuitées par an, quelque 13 000 repas), les services de location de voiture, les gîtes ruraux et tout l' éventail du commerce local. D' autre part, ce projet industriel de haute technologie dans une région de tradition agricole contribue à sa diversification économique. 

http://www.britair.com
 
La métamorphose de la Pointe du Raz
 
L'extrémité ouest de la Bretagne, cette avancée de terre dans l'océan fouettée par les vents du large, c'est la Pointe du Raz, un des lieux les plus célèbres d'Europe occidentale. Un des plus visités aussi: plus d'un million de touristes par an. Faute d'une bonne organisation des lieux, le site souffrait de multiples dégradations: stationnements sauvages, piétinement d'un tapis végétal fragile, circulation automobile incontrôlée, bâtiments mal intégrés
 
 Pour lui rendre toute sa beauté, il fallait prendre à bras-le-corps un vaste projet de réhabilitation, mené à bien entre 1995 et 1997, avec l'appui de l'Union européenne. Tout a été pensé: l'accueil des visiteurs se fait désormais dans une maison du site qui comprend un service d'information et une zone d'exposition. Des sentiers canalisent les flux de randonneurs en sauvegardant le couvert végétal de la lande bretonne et en le protégeant de l'érosion. Une navette est proposée pour relier la Pointe, permettant aux touristes de laisser leurs voitures dans les nouvelles zones de stationnement, d'une capacité de 1 000 places, situées à 800 mètres en retrait du site. Enfin, les commerces et restaurants ont été transférés et regroupés dans une cité commerciale bien intégrée dans le paysage. Les amoureux de la Bretagne respirent: il ne sera pas dit que la Pointe du Raz étouffe, victime de son succès.
 
 
Tous les océans se retrouvent à Brest
 
Océanopolis, ce sont 8 000 m² d'espaces de découvertes, 3 700 000 litres d'eau de mer, 1 000 espèces animales, des spectacles, des ateliers d'expérimentation, des animations et plus de trois millions de visiteurs depuis l'inauguration, en juin 1990. Le Parc de Découverte des Océans de Brest a su concilier deux démarches a priori fort éloignées: une mission d'information scientifique et une mise en scène spectaculaire de la vie dans les océans. Conçu au départ pour présenter la réalité marine et sous-marine bretonne, Océanopolis a récemment ouvert deux nouveaux pavillons, celui des mers polaires et celui des océans tropicaux. La faune et la flore marines du monde entier sont maintenant à portée du grand public.

D'immenses aquariums à ciel ouvert sont conçus comme les étapes d'un périple remontant le plateau continental. Ils reconstituent fidèlement les différents écosystèmes marins, au point que les grandes algues laminaires s'y reproduisent comme dans la nature. Océanopolis poursuit également un objectif politique: celui de la défense de l'environnement marin. Y sont diffusées des informations sur les pollutions accidentelles et les mesures à prendre à leur encontre, ainsi que de nombreuses autres informations passionnantes sur des expériences menées par les chercheurs aux quatre coins du monde. Les enfants sont particulièrement sensibles au Centre de soins des phoques qui recueille chaque hiver une quinzaine de phoques échoués sur le littoral breton. Les deux tiers sont sauvés puis relâchés.
Enfin, certains services ne sont pas accessibles au public: l'unité de recherche sur les mammifères marins, le service de production audiovisuelle, le service de sauvetage et de soins des tortues marines ou le service éducatif qui imagine et propose des animations scolaires.
Outre son rôle de vitrine de la vitalité de la recherche océanographique brestoise, Océanopolis joue un rôle moteur dans le développement touristique de la pointe bretonne puisque les estimations font état
d'un rythme de croisière de 600 000 visiteurs par an.
 
Redécouvrir les chemins de l' Europe buissonnière

À vélo, à pied, en rollers ou à cheval, le Réseau vert européen REVER propose aux touristes de redécouvrir les charmes d'anciennes voies de chemins de fer, de sentiers de halage désaffectés et d'itinéraires chargés d'histoire (chaussées romaines, routes de pèlerinage, etc). Ici, nul besoin de limiter la vitesse. Alternatives bucoliques à la grisaille des réseaux routiers et autoroutiers, ces itinéraires "verts", constitués principalement de voies de communication réservées au trafic non motorisé, appelées voies vertes, s'apprécient surtout dans la lenteur et la contemplation...

Mais REVER ne se borne pas à la mise à disposition de ces voies vertes pour les pérégrinations dominicales de touristes occasionnels. Depuis sa mise sur pied, en octobre 1999, le réseau souligne, par ses nombreuses initiatives, le rôle que pourraient jouer à nouveau ces voies oubliées dans le désengorgement des centres urbains pollués ou dans la revalorisation des zones rurales en désaffection.

Mis sur pied en octobre 1999, et coordonné par l'Association européenne des voies vertes (AEVV), le projet s'inscrit dans le cadre de l'Initiative communautaire Interreg IIC en faveur de la coopération transnationale dans le domaine de l'aménagement du territoire. S'il se cantonne pour l'instant au nord-ouest de l'Europe et concerne la Belgique, le Luxembourg, la France, et l'Irlande, l'objectif de l'AEVV est d'étendre à l'avenir la coopération à d'autres pays, notamment au sud, et de relier un jour, en quelques coups de pédales ou de cravache, les forêts de feuillus des contrées du Nord aux pinèdes méditerranéennes...
De nombreuses voies vertes en bretagne : 
Chemin de randonnée de Morlaix à Carhaix-Plouguer ; de Morlaix à Le Frostel (Plounévézel) ; de Rosporden à Gourin ; de Ty Planche (Guengat) à Tréboul (Douarnenez) ; de Pluguffan à Pont-l'Abbé ; de Pontivy à Hennebont etc…
 
Un réseau littoral 

Étendue sur près de 3 271 hectares, la municipalité de Carnac campe sur la baie de Quiberon, en Bretagne du Sud. La ville est classée station climatique depuis 1934 et dément la réputation pluvieuse de la région en offrant des conditions atmosphériques particulièrement douces sur la côte atlantique. Carnac s'est également taillé une réputation internationale grâce à ses menhirs qui jalonnent la campagne à perte de vue.

Carnac, l'unique, partage pourtant, depuis l'époque mégalithique, une civilisation commune avec les autres régions côtières de l'Europe de l'Ouest. Forte de ce passé préhistorique et des similitudes qui caractérisent les régions périphériques -revenus variables en fonction des saisons, dépendance vis-à-vis du tourisme, du secteur de la pêche et éloignement du centre du pays-, l'association carnacoise "Tourisme littoral européen", créée en 1998, a initié la mise en place d'un réseau regroupant plusieurs villes littorales européennes. "Façade Atlantique" favorise l'échange d'information entre Carnac, Llanes et Santander en Espagne, Shannon et Clare en Irlande ainsi que Alta et Finmark en Norvège. Le réseau permet aux différentes villes qui le composent de comparer leurs savoir-faire en matière touristique, environnementale et culturelle. Le but poursuivi est de développer le tourisme hors saison en s'appuyant notamment sur l'expérience acquise par les membres du réseau.

"Tourisme littoral européen" mène des actions très concrètes. Quatre bornes interactives ont ainsi été installées à Carnac. Elles présentent, en cinq langues, les sites archéologiques de quatre villes partenaires: Alta, Altamira, Carnac et Llanes. L'extension du réseau de bornes est d'ores et déjà prévue afin que des villes irlandaises puissent également faire partager l'histoire de leurs vestiges. 
Si Vauban savait ça ... 

Dominant l'entrée du port, la Citadelle Vauban est visuellement associée à la découverte de Belle-Ile-en-Mer pour les quelque 400 000 visiteurs qui y débarquent chaque année. Mr. et Mme Larquetoux en ont fait l'acquisition en 1960 et n'ont eu de cesse de la restaurer depuis. Après les travaux de sauvegarde les plus urgents (évacuation des eaux, clôture, consolidation des remparts), ils ont conçu un véritable projet culturel dans la Citadelle.

En 1973, quelque 9 000 visiteurs ont pu la découvrir; dix ans plus tard, il y avait déjà près de 30 000 visiteurs par an. Il y en a aujourd'hui plus de 60 000 et au terme de la restauration, lorsque le nombre de bâtiments accessibles au public aura été multiplié par deux, on escompte recevoir plus de 100 000 visiteurs par an. Il a fallu conformer les installations à toutes les exigences de sécurité
et de confort et réaliser les aménagements nécessaires à la présentation des oeuvres et aux différentes fonctions des lieux. Outre les visites de cette bâtisse fortifiée, avec ses ponts-levis, ses échauguettes et ses canons, son chemin de ronde et son arsenal, qui illustrent bien mieux que les manuels scolaires la réalité des guerres de siège, la citadelle de Belle-Ile présente une très belle collection de figurines militaires. De nombreux événements culturels y sont organisés tout au long de l'année.

L'imposante citadelle a réussi sa reconversion: de place forte, elle s'est muée en moteur culturel et économique pour Belle-Ile. Il reste cependant de nombreux travaux de restauration à réaliser (charpentes, couvertures, maçonneries, enduits, serrureries et ferronneries) et l'Union européenne a participé à cette entreprise titanesque en 1999-2000.
Les pieds bien au sec
Ceux qui ont pris le bateau à Lorient (Morbihan) avant les années 90 n'en croient pas leurs yeux: alors que naguère ils affrontaient la bourrasque et les embruns avant de prendre la mer, ils sont aujourd'hui accueillis dans des locaux bien secs et chauffés et prennent leurs billets au guichet dans des conditions optimales. Sans parler des conditions de travail du personnel qui oublie peu à peu l'humidité des vieux locaux et le matériel qui prenait l'eau La nouvelle gare maritime de Lorient, située à proximité du port de commerce, a été inaugurée fin 1998, après d'importants travaux de modernisation cofinancés par le FEDER. Avec ses quais flambants neufs, d'une stabilité à toute épreuve, ses pontons flottants de 70 mètres de long et ses solides passerelles qui permettent aux camions et voitures de s'embarquer aisément sur les rouliers, elle voit passer chaque année quelques 450 000 voyageurs et environ 1 000 véhicules en partance pour les îles bretonnes.
 
Le Mémorial aux marins de la pointe Saint Mathieu

A l’extrême ouest du Finistère, sur la commune de Plougonvelin, la pointe Saint Mathieu se dresse face à la mer d’Iroise.
Sur le site du Mémorial aux marins, le FEDER a cofinancé(40%) en 2004 le cénotaphe, à la fois lieu de mémoire et monument vivant consacré aux marins morts pour la France (100 000 visiteurs en 2007).
Ce cénotaphe  qui a trouvé sa place dans un vieux fortin restauré est un lieu de granit , de verre et de métal, propice au recueillement. Le sol sombre, ourlé de lumière, emmène le visiteur dans une expérience saisissante de vide.
A proximité trois ombres dessinent des silhouettes de corps ou de bateaux de guerre, de commerce ou de pêche. 
Les cryptes sont consacrées à la mémoire des marins.
Les parois reçoivent au gré des donations, les photographies disposées sans hiérarchie ni priorité. Les visages, les regards de ces photographies extraites d’albums familiaux, constituent peu à peu le grand album qui permettra la transmission de la mémoire de génération en génération.
L’association Aux Marins qui gère ce mémorial compte parmi ses adhérents et dans ses administrateurs (le président notamment) plusieurs membres de votre diaspora.
http:// www.auxmarins.com


Merci à Jean Marc LEVY qui a bien voulu se prêter à cette interview et témoigner son intérêt pour le blog qui assure le lien entre tous les descendants des léaustic-Léostic-Lestic" à travers l'Europe et le Monde.
 
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : EUROPE - Communauté : DIASPORA BRETONNE
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Mardi 11 mars 2008


CHRISTOPHE LEAUSTIC...

Né vers 1624, il est l'ancêtre (dont l'existence est avérée) de la très grande majorité des "Léaustic-Léostic" . Son histoire vous sera relatée dans quelques jours par GWENN LEAUSTIC.
Il s'agit d'un article qui présente le plus grand intérêt pour tous ceux qui s'intéressent à la culture, à l'histoire et à la généalogie.
Alertez votre famille, vos amis ,rappelez-leur qu'ils peuvent s'abonner gratuitement au blog s'ils veulent être informés automatiquement  de la publication de nouveaux articles
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ELECTIONS MUNICIPALES....

Ont été brillamment réélus :
Marie Louise LEAUSTIC à Plourin Ploudalmézeau (Finistère)
Michel LEOSTIC à Ploudalmézeau (Finistère)

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : BREVES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Vendredi 7 mars 2008
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Des membres de la diaspora résident aujourd’hui dans un pays de la communauté européenne. Ils seront probablement de plus en plus nombreux dans les années à venir.
Quels sont leurs pouvoirs en tant que citoyen européen dans un pays dont ils ne possèdent pas la nationalité ?
La même question se pose bien entendu pour les citoyens européens d’origine étrangère qui vivent en France.
 
Nous avons interrogé Jean Marc Lévy, abonné de la première heure du blog de la diaspora.
Juriste, diplômé de Science Po et du cycle des hautes études européennes de l’ENA, il est responsable des affaires européennes dans une association de lobbying dans le domaine de la recherche et de l’innovation.
 
Pouvez-vous nous rappeler quels sont les pouvoirs du citoyen européen aujourd’hui en matière de démocratie représentative ?
 
Tout d’abord permettez-moi de vous féliciter pour votre blog. C’est une belle initiative et c’est toujours un plaisir de rencontrer des gens fiers de leurs origines et de leur histoire. D’une certaine façon l’histoire de votre communauté  ou réseau, termes que je préfère à celui de « diaspora » qui désigne habituellement la dispersion d'un peuple à travers le monde avec sa propre identité ethnique ou nationale, son organisation politique, religieuse ou culturelle…,  fait aussi partie du patrimoine français et européen.
 
Concernant la démocratie représentative, il me semble plus juste de parler de droits et d’obligations des citoyens européens plutôt que de pouvoirs.
 
Les Bretons étant des visionnaires, intéressons-nous à l’avenir et à ce que nous propose notre nouveau traité qui s’appliquera selon toute vraisemblance à partir de 2014
 
Tout d’abord il faut bien comprendre que tout n’est pas nouveau. Le nouveau traité dit « de Lisbonne » ne se substitue pas aux traités existants. Il apporte des modifications aux textes actuels qui restent en vigueur. Il change de nom et devient le "Traité sur le fonctionnement de l'UE".

Pour faire simple et sans porter de jugement personnel, on peut citer parmi les nouveautés le renforcement des compétences attribuées au Parlement européen au travers de l’élargissement des sujets qui doivent être co-décidés par le Parlement et le Conseil des ministres ;
La codécision permet de placer le Parlement européen sur un pied d'égalité avec le Conseil qui représente les Etats membres. Donc le Parlement européen gagne de l’influence dans les domaines de la législation, du budget et des accords internationaux. Il sera désormais compétent par exemple sur le contrôle des personnes aux frontières, l'accueil et le traitement des demandeurs d'asile ou encore la lutte contre l'immigration clandestine.
 
On peut aussi souligner le renforcement de l’importance des parlements nationaux qui seront plus souvent informés. La charte des droits fondamentaux acquiert une force juridique contraignante pour 25 des 27 Etats membres (le Royaume-Uni et la Pologne ayant négocié une dérogation quant à son application). Celle-ci traite des droits civiques, politiques, économiques et sociaux des citoyens .
De manière générale le Traité renforce la capacité d'action de l'UE dans plusieurs domaines : la liberté, la sécurité et la justice, la lutte contre le terrorisme et la criminalité. Il traite également, dans une certaine mesure de la politique énergétique, de la santé publique, de la protection civile, du changement climatique, des services d'intérêt général, de la recherche, de l'espace, de la cohésion territoriale, de la politique commerciale, de l'aide humanitaire, du sport, du tourisme et de la coopération administrative.

Quelles sont les évolutions les plus concrètes ?
 

Le nouveau traité apporte un certain nombre de réformes institutionnelles importantes qui étaient vraiment devenues indispensables au fonctionnement quotidien de l’Union :
Tout d’abord nous aurons un Président permanent du Conseil européen. Il sera nommé pour deux ans et demi, renouvelable une fois, ce qui sera plus clair pour les citoyens et plus pratique pour nos  partenaires étrangers. On se souvient de Kissinger qui dans les années 70, avait lancé une boutade : "L’Europe ?, quel numéro de téléphone ?", pour souligner l’absence d’incarnation de l’Europe, c’est-à-dire de tête politique à l’Union.
Le traité introduit aussi un lien direct entre l'élection du président de la Commission et les résultats des élections européennes. Le Parlement élira le Président de la Commission sur proposition du Conseil européen. Le Parlement devra tenir compte des résultats des élections européennes et de la majorité sortie des urnes. Cela doit conduire à politiser les élections européennes et donc à donner du poids au vote des citoyens européens qui pourront dès lors influencer le cours de la vie politique européenne. Les électeurs pourront peser directement sur la coloration politique du Président de la Commission et de son équipe. Et il en ira de même ensuite en ce qui concerne les choix politiques du collège des commissaires.
 
Nous aurons également un Haut Représentant pour la politique étrangère. Il sera membre du Conseil de l'UE et vice-présidents de la Commission, chargé de l’action extérieure. Il conduira la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union.
 A partir de 2014, la Commission européenne sera réduite en taille. Le nombre de commissaires ne sera plus égal à celui des Etats membres. Elle comptera 18 commissaires (pour au moins 27 Etats). Les Commissaires seront choisis sur un système de rotation égalitaire entre les Etats membres pour un mandat de 5 ans. Il y aura une stricte égalité de traitement entre pays pour l’ordre de passage et le temps de présence.
Le nombre de parlementaires européens n'excèdera pas 750 (ils sont 785 depuis le 1er janvier 2007). Le nombre de députés par pays sera fixé dans le traité par un système proportionnel dégressif. En résumé un pays en aura 96 au maximum et 6 au minimum.
 
Comment seront prises les décisions ?

Au Conseil la majorité qualifiée deviendra la règle pour 51 domaines supplémentaires, dont la coopération judiciaire et policière (jusqu’ici à l’unanimité), l'éducation ou la politique économique. L'unanimité restera la règle pour la politique étrangère, la sécurité sociale, la fiscalité et la culture.
Précisons tout de même que le Royaume Uni a obtenu une dérogation sur la coopération judiciaire et policière.
La majorité qualifiée sera basée sur le principe de la double majorité : pour être adoptées, les décisions auront besoin du support de 55 % des Etats membres (soit 15 Etats) représentant 65 % de la population européenne (soit 477 millions sur les 735 millions d’européens en 2007). Une minorité de blocage doit inclure au moins quatre membres du Conseil. Le nouveau système n'entrera en vigueur qu'en 2014.
Mais peu importe ces chiffres. En réalité, l'expérience du fonctionnement institutionnel de l'Europe prouve que ces règles n'ont pas beaucoup de signification, car il n'arrive jamais que tous les grands pays soient d'un côté et tous les petits de l'autre ; les majorités sont toujours mélangées selon les points en discussion. Et le poids d'un pays ne dépend pas seulement de son nombre de voix, mais surtout du respect que ses représentants savent conquérir, de leur contribution à la réflexion et aux compromis. Certains ne l’ont toujours pas compris …
Le rôle des Parlements nationaux est renforcé. Ils pourront faire échouer des propositions de la Commission qui ne respecteraient pas le principe de subsidiarité selon lequel une décision doit être prise au niveau le plus pertinent et le plus proche possible des citoyens aussi longtemps que le niveau supérieur n'est pas capable d'agir plus efficacement. En d’autres termes les Parlements nationaux s’assureront que l'Union intervient seulement lorsque les objectifs de l'action envisagée peuvent être mieux atteints au niveau européen qu’au niveau national.
Et surtout le nouveau traité clarifie la répartition des compétences entre l’Union et les Etats membres en dressant la liste des domaines relevant des compétences exclusives, des compétences partagées et des compétences d’appui de l’Union. C’est un peu technique mais disons qu’on sait mieux qui décide quoi…

Mais le citoyen, qu’a-t-il comme pouvoir face à Bruxelles ?

Tout d’abord Bruxelles, c’est une ville, il faut arrêter de parler de Bruxelles comme si c’était un objet non identifié ! On y croise tout le monde, du moins tous ceux qui ont un message à porter.
Les processus de décision sont très transparents contrairement à ce qu’on peut entendre dire. Je recommande à tous la visite du Parlement européen à Strasbourg et de la Commission européenne à Bruxelles.
Les Français sont très bien représentés y compris parmi les fonctionnaires de la Commission. Plus de 10% d’entre eux sont français (environ 2500), nous sommes au troisième rang après les belges bien sûr (plus de 20% des effectifs de la CE) et juste derrière les italiens mais devant les allemands ou les espagnols.
Je voudrais aussi profiter de l’occasion pour rappeler que plus de 76 % du budget de l'UE sont gérés par des autorités nationales et régionales (en y incluant les fonds structurels et les subventions agricoles). Ce sont donc seulement  22 % des fonds qui relèvent de programmes à gestion centralisée (par exemple, en matière de recherche, d'éducation, de santé et de jeunesse). Les 2 derniers % sont gérés par des pays tiers ou des organisations internationales comme la croix rouge.
 
Excusez cet aparté … il y a une autre nouveauté qui concerne directement les citoyens européens : ils auront le droit d'inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition au Parlement européen et au Conseil de l'Union européenne. C’est ce qu’on appelle le droit d’initiative citoyenne. Il faudra recueillir l’approbation d’un million de citoyens, ressortissants d’un nombre « significatif » d’Etats membres. Et bien entendu il faudra également que l’acte juridique demandé soit "nécessaire aux fins de l’application des traités", il n’est pas question de lancer des propositions sur n’importe quoi !

Le traité reconnaît l'importance du dialogue entre les citoyens, les associations de la société civile et les institutions de l'Union (en particulier la Commission). Cela renforce ainsi la possibilité donnée aux organisations et aux associations de la société civile de prendre part aux décisions européennes.
Le Conseil des ministres siègera en public pour délibérer et voter la législation européenne. La transparence et la publicité des travaux du Conseil facilitent la participation de la société civile. Les journalistes pourront informer les citoyens des débats qui ont lieu au sein du Conseil. Mais le feront-ils ? Force est de constater qu’il y a un manque d’information sur les sujets européens. Le problème vient du fait que l’Europe n’intéresse pas les politiques : pourquoi ?, parce que l’Europe ne passionne pas les foules, donc les politiques ne s’y intéressent pas, donc les médias ne s’y intéressent pas non plus, en tous cas c’est mon interprétation !

On peut aussi imaginer une pression de l’opinion publique auprès d’un gouvernement d’un Etat membre pour se retirer de l’union. En effet pour la première fois, le traité prévoit une clause de sortie qui confère aux Etats membres le droit de se retirer de l'Union européenne…. Mais aucun Etat n’y a intérêt !

Le traité a-t-il été signé par tous les pays ?

Le texte a été signé le 13 décembre 2007 à Lisbonne. Il doit maintenant être ratifié par l’ensemble des 27 Etats membres avant le 1er janvier 2009, date prévue pour l'entrée en vigueur du texte. La France l’a ratifié par voie parlementaire.
 
Comme nous sommes en France dans une période électorale pouvez-vous nous dire si tous les citoyens européens ont droit de vote dans leurs pays hôtes ?
 
Exemple en France les européens ont droit de vote et même peuvent se présenter aux élections municipales et cantonales
 
Si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous recommande les fiches de la Fondation Robert Schuman (www.robert-schuman.eu) ou le site de toute l’Europe (http://www.touteleurope.fr)

A SUIVRE....
 
 
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : EUROPE - Communauté : DIASPORA BRETONNE
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Mercredi 5 mars 2008
 
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Fils d’Ernest LEAUSTIC (1900-1975) et de Yvonne COTTAIS (1903-1974), Gabriel LEAUSTIC est né le 17 juillet 1927 à LOEUILLY (Somme).
 
Son père originaire de Brest Lambézellec, a quitté la Bretagne très tôt et a été valet de chambre particulier du prince Napoléon, tandis que son épouse tenait les cuisines au château de Fontainebleau.
 
L’évacuation en 1939 lui a fait passer son certificat d’études à Brest.
De retour en Picardie, il a été ouvrier d’usine, puis ouvrier forestier avant de rencontrer Odette DEBUIRE, qu’il a épousée en 1950.
Ils ont travaillé ensemble dans une étude d’huissier. Gabriel a suivi des cours par correspondance et est sorti 1er de l’Ecole et a ainsi obtenu le titre d’huissier.
Mais il n’a jamais voulu s’établir et a collaboré toute sa vie avec Maître Duport à Conty.
 
Devenu membre du conseil municipal de Conty pour faire plaisir à ses amis, il est nommé 1er adjoint en 1975, avant d’être élu Maire de 1983 à 1989.
 
L’une des manifestations qu’il a créée en 1985 et qui persiste encore, ce sont les CONTYNOISES : très long week-end de fin août où les artisans envahissent les maisons de la Commune et où des artistes viennent animer cabarets et récitals.
 
Il est décédé le 19 juillet 1995, à l’age de 68 ans  des suites d’une longue maladie.
 
Dernier descendant de la famille, il n’a eu qu’un fils JEAN PIERRE, né le 14 juillet 1951, qui exerce la profession de Conseil d’Entreprises. Celui-ci a épousé Martine BOUQUEAUX en 1977 et leurs 2 garçons VINCENT et ANTOINE sont aujourd’hui installés en Belgique.
 
VINCENT (1978) : après des études d’ingénieur à l’UTC de Compiégne, a exercé la « noble » profession de brasseur à BINCHE. Avec son épouse Emmanuelle MORIN (née à Louannec (Cotes d’Armor), il est maintenant installé à côté de Namur et travaille pour les laboratoires pharmaceutiques GSK. Leur fils NOHAN est né en 2006 à Namur.
 
ANTOINE (1982)  s’est lui aussi installé en Belgique à Mons où il exerce la profession d’ingénieur-consultant chez Altran-Europe.

Ascendance de NOHAN  LEAUSTIC (18 juillet 2006)
 
-         Vincent LEAUSTIC (1978) et Emmanuelle MORIN (1978)
-         Jean Pierre LEAUSTIC (1951) et Martine BOUQUEAUX (1954)
-         Gabriel LEAUSTIC (1927-1995) et Odette DEBUIRE (1923)
-         Ernest LEAUSTIC (1900-1975) et Yvonne COTTAIS (1903-1974)
-        Gabriel LEAUSTIC (1874-1956) et Yvonne LESTEVEN (1875-1929) -
         -       François LEAUSTIC ( ? - ? et Marie CESSOU (? - ?)
 
LE VILLAGE DE CONTY (Extrait site internet www.ville-conty.fr)
CONTY est une petite bourgade picarde du sud de la Somme (20 km d'Amiens), située dans la Vallée de la Selle aux confluents de deux rivières : la Selle et les Evoissons. Cette vallée, jalonnée de petits villages ruraux avec châteaux, églises et moulins à eau auxquels s'ajoutent de nombreuses richesses naturelles (bois, rivières, étangs) a joué avec succès la carte du "tourisme vert").
Chef-lieu de canton, CONTY compte environ 1 700 habitants. La ville est dotée de nombreux commerces, activités et services : crèches, établissements scolaires de la maternelle jusqu'au collège, une maison de retraite...
Sa proximité de Paris et d'Amiens, la capitale régionale, favorise son développement.
L'EGLISE SAINT ANTOINE DE CONTY
L'Eglise Saint Antoine date des XVe et XVIe siècle. C'est un vaste et bel édifice en pierre de style gothique flamboyant classé "Monument Historique". La statue du patron de l'Eglise orne son clocher de 33 mètres de haut. Il s'agit d'un des monuments les plus remarquables de Picardie. Les clefs de voûtes portent des pendentifs sculptés. Quatre belles statues du XVIIIe siècle, en bois, décorent le sanctuaire. Sur une clef de voûte du transept gauche on peut voir les Armes des Princes de BOURBON CONTI qui possédèrent la seigneurie de CONTI de 1551 à 1622 .  

Jean Pierre Léaustic
 
 
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : FONCTIONS ELECTIVES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 2 mars 2008

 

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Louis Caradec  maire de Plougonvelin, président de l'association des maires du Finistère

C ’est avec plaisir que « j’inaugure » cette nouvelle rubrique de votre blog consacrée à tous les membres de la diaspora des "léaustic-léostic-lestic" qui ont exercé des fonctions électives.
Je le fais d’autant plus volontiers que je suis un fidèle abonné de votre blog et c’est avec beaucoup d’intérêt que je lis toutes les semaines les articles nombreux et variés qui témoignent du rayonnement de votre diaspora à travers le monde.
 
Je dois dire aussi que dans ma commune de Plougonvelin la présence des descendants des « léaustic-Léostic » est avérée depuis au moins le 18 ème siècle  ! Ils sont aujourd’hui très présents dans  l’animation de la vie communale en général et dans la vie associative en particulier

En ma qualité de président l'association des maires je suis profondément  touché par votre "devoir de mémoire"à l'égard des membres de votre communauté familiale qui ont exercé des fonctions électives. Ils ont "servi" leurs concitoyens avec dévouement et altruisme et ils méritent cet hommage que vous entendez leur rendre en relatant leur "histoire".
 
La période actuelle des « municipales » me conduit tout naturellement à évoquer la fonction de premier magistrat de la commune, la fonction de maire.
 
Avec son équipe d’élus le maire répond quotidiennement aux attentes de ses concitoyens dans tous les actes de la vie quotidienne, en tissant chaque jour le lien social, en permettant chaque jour le miracle républicain qui consiste à donner un sens au « vivre ensemble. »
Cette passion du maire pour sa commune constitue sans aucun doute le véritable moteur de son action. Elle lui procure de l'énergie pour gérer le quotidien et  de l'ambition pour dessiner l’avenir.
 
Mon long chemin d’élu municipal (4 mandats successifs et bientôt un cinquième si mes concitoyens le veulent bien !) et les différentes fonctions que j’ai eu l’honneur d’exercer m’ont conduit à fréquenter et à  observer bon nombre d’élus venus de tous horizons. Tous différents les uns des autres  mais tous semblables lorsqu’il s’agit de la recherche du bien-être de leurs administrés.
 
La fonction d’élu prend une place importante dans leur vie et rapidement ils apprennent que la rançon de l’élection est l’obligation constante de service de jour comme de nuit !
Ils se retrouvent au centre d’un tourbillon magique qui les unit pour toujours au destin de leur commune.
C’est une loi du 14 décembre 1789 qui précisa que le chef du corps municipal porterait le nom de Maire. A l’époque on craignait de voir émerger des pouvoirs locaux concurrents du pouvoir central aussi le maire n’était élu que pour 2 ans.
 
Ce n’est qu’avec la loi du 4 avril 1884 que l’obligation pour chaque commune de se doter d’une mairie s’imposa. Dans un premier temps c’est le plus souvent le domicile du maire qui tenait lieu de maison commune. Une première vague de construction de mairies eut lieu au lendemain de l’adoption de la loi sur l’enseignement qui obligea les communes à se doter d’une école de garçons. Bien des conseils municipaux décidèrent alors de faire d’une pierre deux coups et c’est ce qui explique que souvent la mairie et l’école communale furent construites sous le même toit. C’est sans doute la raison pour laquelle il n’y a pas encore si longtemps l’instituteur assurait le secrétariat de la mairie.
 
Dans les années 1900 le maire était souvent pour ne pas dire toujours un notable. Médecin ou notaire, châtelain ou gros cultivateur. Le mandat de maire n’était pas une fin en soi encore moins un métier, c’était une distinction, une récompense parfois considérée comme un dû. Représentant de l’état dans sa commune, c’est au maire que revient de tenir l’état civil, de procéder aux cérémonies de mariage, de maintenir l’ordre public….

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’image du maire connut une première évolution d’importance : au maire administrateur se substituèrent progressivement un maire social, puis un maire bâtisseur dans les années 50 en raison des impératifs de la reconstruction d’après guerre.

Ce nouveau profil du maire se développa réellement dans les années 70 avec l’essor économique, les grands programmes de logement et l’avènement du tourisme.

L’apparition de la crise économique du milieu des années  soixante dix entraîna à nouveau une évolution du profil du maire.

Qu’il soit en fonction en milieu urbain ou rural, le maire fait de plus en plus figure de gestionnaire et d’entrepreneur. Sa mission ne consiste plus seulement à attirer des entreprises et à développer l’emploi sur le territoire de sa commune  elle s’étend vers une optimisation maximale de l’utilisation des finances communales.

Avec les années 90 arrive la loi sur l’organisation territoriale qui permet aux communes de se regrouper en communautés de communes. Le maire partage désormais un peu de son « pouvoir » avec cette nouvelle structure territoriale.

 Enfin depuis peu, le maire est devenu un animateur, celui qui favorise l’harmonie et le consensus. Il est l’homme des arbitrages et des médiations  entre tous les acteurs de la vie communale.

Sur le plan socioprofessionnel, on constate une grande mutation liée aux transformations de la société ; les notables bourgeois ont laissé progressivement leurs places de maires à un nouveau genre de citoyens responsables : dirigeants d’entreprises, cadres, agents de maîtrise, enseignants….

Aujourd’hui face à la complexité croissante de la fonction de maire, les interrogations se multiplient.
Peut-on parler encore de fonction ? N’est-ce pas devenu un métier à part entière ?
Voilà une évolution qui pourrait à terme créer 36 000 emplois nouveaux en France !
 
 
 
 
Merci à Monsieur Louis Caradec d'avoir bien voulu préfacer cette nouvelle rubrique du blog. 
Signalons que Monsieur Louis Caradec a écrit en 2006 un ouvrage qui s’est avéré un véritable succès littéraire vendu à plusieurs milliers d’exemplaires. Il s’agit de « FORTUNES DE MAIRE » publié aux éditions « Cheminements ».
 
 
 
 
 
 
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : FONCTIONS ELECTIVES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Vendredi 29 février 2008
La nouvelle rubrique   intitulée " FONCTIONS ELECTIVES » a pour ambition de rendre hommage et d’exprimer notre reconnaissance à tous les membres de la diaspora qui se sont dévoués au profit de leurs concitoyens en exerçant des fonctions électives. Depuis François Léaustic premier maire de Brélés (Finistère) élu le 14 janvier 1791 jusqu’aux candidats qui briguent actuellement les suffrages de leurs concitoyens dans le cadre des élections municipales la matière ne manque pas !
 
 Monsieur Louis Caradec, Maire de Plougonvelin (Finistère), président de l’association des maires du Finistère et Conseiller régional a bien voulu préfacer cette nouvelle rubrique de notre blog. Vous lirez son intervention dans un prochain article
 
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : FONCTIONS ELECTIVES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 27 février 2008

Une distinction ministérielle...

La ministre de la santé, de la jeunesse et des sports a distingué Monsieur Roger Léaustic président  du patronage laïque de Lambézellec -BREST.
Roger à qui nous adressons tous nos compliments s'est vu décerner la médaille de bronze de la jeunesse et des sports lors de la promotion du 1er janvier 2008 pour plusieurs décennies de dévouement et de bénévolat.

Un grand "voileux"...

Christian  Léaustic adresse  son amical bonjour à tous les membres de la diaspora.
Christian qui est un des meilleurs "voileux" finistériens a obtenu d'excellents résultats dans les compétitions nationales et internationales de voile.
Il est technicien au centre nautique du Moulin Blanc (port de palsance) à Brest.
Si vos pas ou votre bateau vous mènent au Moulin Blanc  Christian sera ravi de faire votre connaissance...

Des candidats aux élections municipales...

Michel Léostic actuellement adjoint au maire de Ploudalmézeau et Marie Louise Léaustic adjointe  au maire de Plourin se représentent aux élections municipales de leurs communes respectives.
Nous leur souhaitons une brillante réélection.

Une mutation....

Ronan Léaustic actuellement en fonction à Mayotte est nommé directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle du département du TARN .
Toutes nos félicitations  pour cette brillante promotion.
Pour voir l'Ile Molène depuis ALBI il lui faudra de puissantes jumelles...

Des visites au "pays des ancêtres"

Robert (Bob) Léaustic viendra fin février humer l'air tonique et iodé de la pointe  Saint Mathieu et visiter le mémorial national des marins disparus en compagnie du président de l'association "Aux marins" (www.auxmarins.com)

Jean Pierre Léaustic et sa famille qui habitent le département de la Somme (80)  viendront admirer la mer d'Iroise au cours du printemps.


N'OUBLIEZ PAS DE NOS DONNER DE VOS NOUVELLES... ELLES PARAITRONT DANS LA PRESENTE RUBRIQUE
...

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : BREVES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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