Dimanche 24 février 2008

La 2ème partie de l'article "Robert Léaustic : l'humanitaire comme credo" est publiée sur le blog aujourd'hui dimanche 24 février. Vous pouvez en prendre connaissance  http://leaustic.over-blog.com.
Pour des raisons techniques l'annonce de cette parution ne vous est pas parvenue dans les conditions habituelles.

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SOCIAL ET HUMANITAIRE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 24 février 2008
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Vous assurez aujourd’hui des missions humanitaires….
 
Le terme mission est inexact en ce qui concerne le travail que l’association que je préside effectue pour le Togo. C’est plutôt la participation à une œuvre de développement rural. De fait, c’est en 1996 que cette association dénommée « Ergué-Togo Les Sables Rouges » a été créée suite au départ d’un de mes confrères dans un centre de formation rurale au Nord Togo qui se nomme Le CARTO. Des amis sont allés le voir et à leur retour, bouleversés par le dénuement du milieu, ils ont demandé que l’on fasse quelque chose pour leur venir en aide. De là est née l’association « Ergué-Togo les sables rouges ».
 
Maintenant que je suis à la retraite, je compte me rendre sur place au mois d’octobre prochain à l’occasion des 25 ans du CARTO.
 
Quelles sont les particularités du CARTO
 
Le Carto signifie Centre d’Animation Rurale de Tambinong Ogaro. Il est situé dans la région d’Ogaro au nord-est du Togo à 45 km de la ville de DAPAONG dans une région appelée « le pays des savanes ». C’est une région toute proche du Burkina Faso.
 
Extrait du site internet www.ergue-togo.fr :
Depuis sa création en 1982, le Carto formait sur deux années, des jeunes couples à la vulgarisation agricole, et leur allouait, à la sortie de leur formation, une paire de bœufs et une charrue. Il s'est avéré au fil des années, que la motivation des stagiaires s'atténuait, laissant apparaître, dans certains cas, le seul intérêt de bénéficier de l'aide accordée en fin stage. Pour contrer cette démotivation, les permanents du Carto prennent la décision de reconsidérer le contenu du programme de formation et de limiter sa durée à une seule année, au lieu de deux. De même, ils font souscrire une participation onéreuse aux stagiaires dans l'acquisition de leur premier équipement. C'est cette formule qui a toujours cours aujourd'hui.
 La poursuite de l'instruction scolaire
La question est maintenant posée : quelle formation après l'enseignement primaire des écoles d'Ogaro ? Les enfants qui ont suivi régulièrement leur scolarité arrivent en fin de cycle primaire. Que peut-on leur proposer  dans la perspective d'un avenir mieux préparé ? Ainsi l'idée d'un collège d'enseignement est évoquée. Aujourd'hui, en 2008 cette suggestion demeure en suspens. Il n'existe localement, en dehors de la formation rurale dispensée par le Carto, aucune structure susceptible de répondre aux besoins d'une formation générale d'un autre niveau. De même qu'il n'existe aucun centre destiné à la formation professionnelle.
L'aide que nous apportons à Ogaro est devenue une nécessité tant les besoins sont importants. Bien des choses évoluent avec le temps : 20 ans de présence des frères de Ploërmel et les aides d'associations comme la nôtre contribuent à aider au quotidien la population locale.
Cette population ne recherche d'ailleurs pas spécialement à gagner son autonomie; on  lui a apporté quelque chose, en contrepartie, nous avons la satisfaction de la soutenir. Elle vit dans un système d'économie rudimentaire: il n'est pas question de développement industriel ni commercial, tout au plus peut-on apercevoir l'amorce d'un artisanat précaire. L'animal demeure la seule source d'énergie de production, passage obligé pour tenter d'évoluer.
L'œuvre que nous avons entamée, il faut la continuer; notre aide est aujourd'hui indispensable pour permettre à ces enfants d'Ogaro, à toutes ces familles bénéficiaires de nos actions, de progresser dans leur quotidien, en leur permettant d'acquérir les techniques nécessaires à leurs conditions vitales.
 
Comment peut-on avoir des informations plus précises sur les objectifs et les réalisations de votre association ?
 
L’action de notre association qui dure depuis maintenant 12 ans est exclusivement tournée vers l’aide au CARTO.
Le site http://www.ergue-togo.fr permet de suivre l’évolution de nos actions.
Parmi les actions les plus caractéristiques on peut citer l’achat de groupes électrogènes, de véhicules, tracteurs et accessoires, pompes immergées etc.
Tout ce matériel est acheté par le CARTO à l’aide des dons de l’association.
 
Comment aider votre association ?
 
En adhérant pour 15 euros à l’association (bulletin d’adhésion à télécharger sur le site) ou en adressant des dons à l’adresse suivante : 
Association «  Ergué-Togo les sables rouges » Rue de la Papeterie
29500 Ergué-Gabéric
En retour l’association vous adressera un reçu fiscal.
L’association n’est pas malheureusement en mesure de recevoir des dons en matériels, en équipements ou en produits alimentaires en raison du coût financier du transport logistique.
 
 
Merci à Robert (BOB) Léaustic de s’être prêté à cette interview.
 
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SOCIAL ET HUMANITAIRE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Vendredi 22 février 2008
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Fils d’Etienne Léaustic (1910 – 1975) et de Marie-Yvonne Pelleau (1922 – 2007) Robert Léaustic est né au Conquet (Finistère) le 28 novembre 1945.
Ses parents originaires des communes de Plouarzel et Ploumoguer dans le pays d’Iroise exerçaient la profession d’agriculteurs.
Après une carrière religieuse Robert Léaustic préside aujourd'hui une association de solidarité internationale
.
 
Frère Robert ou BOB comment faut-il vous appeler car tout le monde vous connaît sous le diminutif familier de BOB ?
 
Depuis mon entrée en classe de 6ème, en 1957, on m’appelle ainsi. Ce serait un peu me renier que d’en changer. C’est en quelque sorte, mon nom de religion. C’est donc bien ainsi.
 
Pouvez-vous évoquer votre jeunesse dans le monde rural du pays d’Iroise ?
 
Avec mes parents, et mes deux sœurs, Claudine et Marie-Louise, j’ai habité la ferme de Kermergant au Conquet puis celle de Kervennoc en Plougonvelin.
 
Dans les années après guerre, dans le monde rural, les enfants, participaient activement à tous les travaux de la ferme familiale. Ils étaient partie prenante de tout ce qui s’y vivait. La vie était sans doute assez rude mais simple, on n’avait guère le temps de se poser trop de questions, les attentes du quotidien tenaient lieu de réelle philosophie. Cela nous donna très tôt le goût du travail et le sens des responsabilités : chacun avait sa place dans l’activité de l’exploitation et en était conscient. Cela faisait que la vie se déroulait somme toute dans une relative sérénité. Toutes les familles étaient quasiment logées à la même enseigne. De ce fait, il existait une grande solidarité entre les gens du même village ou des villages voisins. Cela se manifestait par l’entraide pour les grands travaux ou lors des coups durs : deuil, perte d’animaux, catastrophe ; mais aussi, entre les fêtes de Noël et le mardi gras, le soir on se retrouvait les uns chez les autres pour des « veillées ». On y jouait aux cartes, on y tricotait, on rappelait les souvenirs de la guerre, le bombardement de Brest et de l’occupation allemande. Nous buvions ces récits du vécu local récent avec beaucoup d’attention. La soirée se terminait par un casse croûte : charcuterie, café gâteaux. Il en était ainsi une fois ou deux par semaine.
 
J’ai fréquenté d’abord avec mes soeurs l’école primaire St-Charles à Plouarzel, village situé à quelques kilomètres de la ferme familiale du Conquet. Ma tante et mon oncle qui habitaient ce village furent heureux de nous accueillir car ils n’avaient pas d’enfants et habitaient à proximité de l’école. Ce qui n’était pas le cas de notre domicile familial situé à quelques kilomètres de l’école du Conquet. Notre oncle étant chauffeur de taxi avait un véhicule ce qui facilitait les déplacements.

 
Comment est née votre vocation religieuse ?
 
A 12 ans, j’ai amorcé une première étape vers une approche de la vie religieuse en fréquentant les collèges du Folgoët (Finistère) puis de Pléhédel (Côtes d’Armor). J’y ai passé mon brevet en juin 1961 et c’est là que j’ai vu mon premier poste de télévision.
 
Après le collège une nouvelle étape s’ouvrait devant moi dans la réalisation de mon projet : L’entrée dans le second cycle était l’occasion pour chacun de confirmer son projet religieux ou d’y mettre fin. J’ai donc décidé de poursuivre jusqu’à l’obtention du bac. en juin 1964.
 
Le premier choix important se fit à ce moment là où, par une démarche personnelle, chacun devait signifier par écrit sa demande d’entrer dans la Congrégation des Frères de Ploërmel. Ma demande ayant été acceptée, j’ai effectué une année de noviciat sur l’île de Jersey. L’objectif de ce temps était de connaître de l’intérieur ce qu’était la spiritualité et la vie du Frère de Ploërmel. A la suite de cette année, un nouveau choix se pose : est-ce que je m’engage à vivre en religieux pour une année  ou est-ce que j’arrête là l’expérience ? Je décide de faire l’essai pour 2 fois un an. Durant les deux années qui suivent, je poursuis mes études théologiques ainsi que ma formation pédagogique car l’activité professionnelle des Frères en France est l’enseignement que je commence d’ailleurs effectivement en septembre 1967.
 
Je prononcerai mon engagement définitif en août 1972.
 
Pouvez-vous en quelques mots nous parler de cette congrégation des Frères de Ploërmel ?
 
A la suite de la Révolution française puis de l’empire, la situation de nos campagnes bretonnes était désastreuse au regard notamment de l’instruction, de l’éducation des enfants et de la jeunesse livrée à elle-même.
 
L’abbé Jean-Marie de la Mennais (le propre frère de Félicité écrivain célèbre du XIXème siècle) entreprit de remédier à cet état de fait. Il s’entoura de quelques jeunes gens que les curés des paroisses lui confièrent et il les forma pour devenir instituteurs des campagnes bretonnes.
 
Ainsi naquit la congrégation des Frères de Ploërmel. Elle se développa rapidement de proche en proche jusqu’à couvrir l’ensemble de la Bretagne.
 
Le gouvernement de Louis XVIII s’intéressa à cette expérience et demanda au fondateur d’envoyer ses frères dans les « colonies » en vue de préparer la libération des esclaves dans les Antilles en particulier. Ce fut le point de départ du développement de la congrégation dans différents pays : Antilles, Afrique, Moyen-Orient.
Voici 25 ans, le fait de s’implanter au Nord Togo, zone abandonnée et déshéritée de ce pays procède de la même logique. Depuis, des frères sont installés en Indonésie et prochainement, la province d’Ouganda va ouvrir sa propre mission au Soudan.
 
Les Frères de Ploërmel sont aujourd’hui un petit millier et se trouvent dans 25 pays à travers tous les continents.
 
Quel a été votre parcours d’enseignant ? ?
 
J’ai débuté ma carrière d’enseignant à l’école primaire St-Blaise à Douarnenez durant 3 ans en classe de CM 2. J’y ai découvert le tempérament douarneniste fait d’une certaine décontraction, du sens de la fête et de la convivialité mais où il fallait s’imposer pour pouvoir assurer son travail correctement.
 
Puis vint le temps du service militaire que je pouvais à l’époque commuer en coopération technique dans un pays du « Tiers-Monde ». J’y ai effectué les 2 années réglementaires puis j’y suis resté 4 années supplémentaires. Cela m’a valu de pouvoir partir pour la République d’Haïti dans les Antilles où j’ai connu la fin de la dictature du Docteur François Duvalier puis l’avènement de son fils « Baby Doc ». Mais surtout, j’ai pu toucher du doigt la misère d’un peuple maintenu dans l’ignorance, opprimé et exploité par ses propres dirigeants dont l’incurie n’avait souvent d’égale que la cupidité. Et malgré cela, ce peuple est admirable de gentillesse, de sens de l’hospitalité, d’une inaltérable joie de vivre et d’une capacité d’endurance extraordinaire. J’ai donc enseigné à de jeunes Haïtiens de 12 à 14 ans durant toutes ces années en travaillant d’ailleurs avec les services de la mission culturelle et de l’ambassade de France à Port au Prince. J’ai aussi été sensibilisé à la pauvreté des moyens dans le travail d’enseignement et d’éducation. Tout cela a contribué à me donner une autre vision du métier.
 
A mon retour en France, cette expérience m’a poussé à faire un choix d’enseignement auprès d’enfants d’abord, puis d’adolescents présentant des difficultés intellectuelles importantes dans le cadre de l’enseignement spécialisé. J’ai d’abord exercé auprès d’enfants à St-Pol de Léon pendant 5 ans puis à Quimper avec des adolescents pendant 12 ans. Expérience riche pour soi dans l’exercice de la patience, du dialogue, de l’écoute. La découverte de la valeur éducative de l’humour a été capitale durant ces années parfois il est vrai éprouvantes. Mais aussi quelle joie de voir un jeune s’ouvrir à une intégration professionnelle progressive et de les voir revenir plus tard, une compagne ou un compagnon à leur bras.
 
J’ai exercé durant mes 12 dernières années professionnelles de nouveau à Douarnenez, mais en collège toujours auprès de jeunes en difficulté scolaire. Après 40 années d’exercice, je viens de prendre ma retraite professionnelle. J’ai donc dû quitter ces jeunes toujours un peu « spé » dans leur approche des études mais combien passionnants quand on peut prendre le temps de s’intéresser à eux et de faire un bout de chemin en leur compagnie.
 
Mon statut actuel de jeune retraité me permet aujourd’hui de continuer à évoluer dans le monde scolaire. Trois jours par semaine, j’apporte en effet bénévolement une aide méthodologique individualisée à des élèves allant de la grande section de maternelle aux classes de CAP en lycée professionnel.
 
Comment vous situez-vous dans la généalogie des « Léaustic » ?
 
Robert Léaustic (1945)
Etienne Léaustic (1910-1975) - Marie Yvonne Pelleau (1922-2007)
Claude Marie Léaustic (1876-… ?….) - Claudine Le Hir (… ?…………)
Pierre Eugène(1840-1891) - Marie Françoise Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic(1795-1866) -Marguerite Lannuzel (1798-1852)
Jean François Léaustic(1766 -1812)-Marie Josephe Le Bihan (1769-1829)
François Léaustic(1728-1797) - Marie Marguerite Jézéquel (1798- ?)
François Léaustic (1699-1778) - Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650-1703) - Barbe Jégou (1655-1727)
Christophe Léaustic (1624-1699) - Marie Le Gélébart (1628-1683)
 
 
SUITE DANS UNE DEUXIEME PARTIE
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SOCIAL ET HUMANITAIRE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Lundi 18 février 2008

Suite et fin de l'interview de Katy et Ronan Léaustic qui exercent leurs activités professionnelles à Mayotte dans l'océan Indien.


Pouvez-vous nous présenter la monographie de l'emploi à Mayotte ?
 
 
Les services non-marchands prédominent à Mayotte (21% des emplois). Le besoin en logements et en bâtiments scolaires a favorisé le bâtiment qui concentrait en 2002, 18% des emplois. L'industrie reste marginale. Le secteur du commerce a pris de l’ampleur ces dernières années.
75% des personnes ayant un emploi sont salariées (contre 30% en 1978). Cette transformation s’explique notamment par la diminution du nombre d’emplois non-salariés dans le secteur agricole et par la hausse des emplois salariés dans les secteurs des services non marchands. Cette évolution a surtout profité aux emplois salariés féminins. L’emploi féminin représente 30% des emplois. En 1978, les femmes travaillaient à 90% dans le secteur agricole contre à peine 10% en 2002. Elles exercent aujourd’hui dans tous les secteurs, notamment dans le commerce et les services. Les 23 634 salariés recensés en 2002 se répartissent de façon quasi-équivalente entre secteur public et secteur privé.
Le secteur marchand (commerce, réparation d’automobiles, location de véhicules, hôtellerie et restauration) emploie trois salariés sur deux et a créé plus de 1 500 postes entre 1997 et 2002. Le besoin en logements et en bâtiments scolaires a favorisé le secteur du bâtiment (18% des emplois). L’industrie offre peu d’emploi. La structure d’effectifs est très différente entre secteur privé et secteur public.
Plus des 2/3 des entreprises du secteur privé comptent 1 à 4 salariés mais elles n’emploient relativement que 16% des salariés. 188 entreprises relevant du secteur privé ont 11 salariés et plus, elles regroupaient plus de 7 600 salariés au dernier trimestre 2004.
La quarantaine d’entreprises de plus de 50 salariés du secteur privé emploie près de 45% des salariés. La mise en place des comités d’entreprise dans les entreprises de 50 salariés au moins pourrait ainsi concerner plus de 4 500 salariés. Certaines entreprises qui atteignent chaque trimestre ce seuil cumulé de 50 salariés ont dans les faits, au regard des déclarations de mouvements de main d’œuvre mensuels moins de 50 salariés et ne seront donc pas concernées.
L’administration, à elle seule compte plus d’une trentaine de structures de plus de 50 salariés et englobe près de la moitié des salariés de Mayotte.
 
La répartition géographique de la population ayant un emploi et celle des emplois donne une indication assez fiable du degré d’attraction des emplois dans les communes. Mamoudzou concentre près de la moitié des emplois de l’île (notamment du fait de l’implantation des services publics) mais son attractivité diminue. En moyenne, 39% des actifs occupés relèvent du secteur privé. Seules quatre communes (Koungou (port de Longoni), Mamoudzou, Pamandzi (Aéroport) et Tsingoni) ont en proportion entre 40 et 50% d’actifs occupés dans le secteur privé. Dans les autres communes, entre une personne sur cinq et une personne sur trois travaillent dans le secteur privé.
 
 
 
 
Conseilleriez--vous aux membres de la diaspora d’émigrer à Mayotte ?
 
 
Toute décision conduisant à la mobilité nous apparaît  comme une excellente chose ! 
S'ouvrir sur le monde, et c’est souvent le cas de la diaspora bretonne, permet de bénéficier sans aucun doute d’une vision plus tolérante, mais aussi plus critique puisque nous avons la capacité de
comparer.
 
Mais, il faut mettre en garde contre la vision souvent idéaliste et trop idyllique de beaucoup de personnes lorsqu’elles évoquent l’outre-mer. Ainsi, croire que nous pouvons " gagner notre vie  sans rien faire" est une idée complètement fausse et contraire à la réalité . Tout comme la croyance qu’il suffit « d’aller au soleil » pour oublier ses propres difficultés personnelles, familiales ou professionnelles….
 
Une capacité réelle d'adaptation, un esprit d'ouverture, une bonne stabilité psychologique sont nécessaires pour aborder l'insularité et l'éloignement dans de bonnes conditions.

Un dernier mot sur les Bretons à Mayotte...


Connaissez-vous une région du monde où les Bretons ne sont pas présents ? Ils sont partout !
Nous aimerions évoquer à ce sujet le rôle important de l’Amicale des Bretons de Mayotte relancée en 2005 par Ronan qui en fut le président. Ce type d’association est du plus grand intérêt pour l'accueil des "nouveaux arrivants" et notamment pour les aider à s'intégrer plus facilement dans leur nouvel environnement. Pour les "anciens" c'est aussi une manière de ne pas se couper totalement de leurs racines tout en se créant un réseau amical qui se prolonge dans la vie professionnelle. 
L'amicale des bretons de Mayotte se distingue en outre par son ouverture sur la culture et la population mahoraises.
Cet échange de cultures dans un profond respect mutuel et avec le souci constant d'ouverture aux valeurs universelles fait que chacun garde son identité tout en restant solidaire dans la même famille humaine.

Le superbe logo de l’Amicale (l'hippocampe symbole de mayotte avec l'hermine symbole breton) est une création de Serge Thébaut , grand ami de la diaspora, auteur de « Passion Marine », ouvrage qui a ait l'objet d'un récent article sur le blog.   
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 FIN
 
KATY ET RONAN LEAUSTIC
 
 
Par Katy et Ronan LEAUSTIC - Publié dans : LIEUX GEOGRAPHIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mardi 12 février 2008
Suite de l'interview de Katy et Ronan Léaustic qui excercent leurs activités professionnelles à Mayotte dans l'Océan Indien (2ème partie)

 
Mayotte est–elle une île très peuplée ?
Mayotte compte au dernier recensement (août 2007) 186 452 habitants Le taux de croissance annuel moyen de la population, moins élevé sur la période 2002-2007 que par le passé, demeure important (+3.1 % ) notamment pour les communes proches du Pôle urbain de Mamoudzou.
La population se caractérise par sa jeunesse. Plus d’un habitant sur deux a moins de 20 ans, contre une proportion de un sur trois à la Réunion et de un sur quatre pour la France entière. Contrairement à la métropole, l’accroissement naturel demeure fort. Ce dynamisme démographique conduit à l’arrivée d’environ 4 000 nouveaux actifs par an sur le marché du travail.
Un tiers des habitants de Mayotte est étranger (soit 55 000 personnes dont 15 000 sont arrivées depuis 1997) et 96% d’entre eux sont Comoriens (appellation couramment utilisée pour désigner les populations des trois îles voisines de l’archipel). Entre 1997 et 2002, environ 21 500 personnes sont arrivées à Mayotte (soit 4 300 arrivées annuelles en moyenne sur la période contre 3 000 entre 1991 et 1997). La majorité des arrivants (66%) proviennent des Comores et 22% de France métropolitaine. Alors que plus de 70% des métropolitains ont un emploi quand ils s’installent, seulement 22% des Comoriens sont dans ce cas.
L’immigration issue des autres îles de l’archipel n’est pas un phénomène nouveau. Entre 1991 et 1997, leurs habitants étaient déjà nombreux à venir s’installer à Mayotte, attirés par le rattrapage continu des normes françaises - en termes d’infrastructures, de logements, d’accès à l’éducation et aux services de santé - entraîné par la volonté affichée des Mahorais de rester français. En outre, cette immigration est très majoritairement clandestine.

Existe-t-il une civilisation typiquement mahoraise ?
Société aux multiples visages, Mayotte hérite d'une culture très diversifiée, à la fois africaine, perse, orientale, malgache, européenne ou arabe. L'Islam arrivé sur l'île dès le 9ème siècle avec des marchands arabes et perses, est omniprésent dans la vie quotidienne. Entre tradition et modernité, la société mahoraise maintient des règles coutumières sous le contrôle de cadis. Le savoir et les techniques sont transmis par les "fundis" de génération en génération. Ainsi, Mayotte a su conserver des gestes anciens qui font sa fierté telle la cueillette manuelle des fleurs d'ylang.
De religion musulmane, la femme mahoraise joue un rôle important au sein de la société. Propriétaire des terrains et maisons, maîtresse de la gestion domestique, influente en politique locale, elle est l'élément stabilisateur de l'économie de l'île.
L'artisanat est marqué également par les influences africaine, arabe et européenne. Il se manifeste dans de nombreux domaines : la broderie, la vannerie, la poterie, le bois sculpté, la bijouterie et différentes associations s'organisent pour proposer des créations originales.
La pratique d’un islam modéré est très prégnante dans la société. S’ajoutent aux rites et croyances islamiques, des influences malgaches ou d’Afrique de l’Est. Ainsi le shimaoré (un dérivé du swahili d’Afrique) et le shibushi (originaire de Madagascar) restent les langues les plus couramment parlées, et des villages entiers ne parlent encore que l’une ou l’autre de ces langues au quotidien. Mis à part pour les personnes originaires de métropole, le français n’est pas la langue utilisée au quotidien pour la quasi-totalité des habitants de Mayotte.
La famille traditionnelle mahoraise est structurée autour de la femme. Elle est matrilinéaire. Ce sont les filles qui héritent de la maison et des terrains de la famille. La femme est aussi responsable de l’éducation des enfants et de la gestion de la famille, ce qui n’exclut pas l’homme dans son rôle culturel de père de famille. La polygamie est légalement interdite depuis le 1er janvier 2005). A titre d’exemple, parmi les hommes mariés, 12,2% étaient en situation de polygamie en 2002.
 
A SUIVRE…
 
KATY ET RONAN LEAUSTIC
 
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : LIEUX GEOGRAPHIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Vendredi 8 février 2008
Suite de l'interview de Katy et Ronan Léaustic qui exercent leurs activités professionnelles à Mayotte (3ème partie
 
 
Les conditions climatiques ne sont-elles pas trop difficiles?
 
Le climat de Mayotte est de type tropical maritime. Il se caractérise par de faibles variations de températures annuelles et journalières et des précipitations abondantes : plus de 1500 mm par an en moyenne sur l'île.
Deux saisons ponctuent l'année, l'une chaude et pluvieuse, l'autre plus tempérée et sèche ; elles sont séparées par deux intersaisons plus brèves.
Saison chaude et pluvieuse : été austral de décembre à mars (27°à 35°C avec une forte humidité pouvant atteindre 100 %).
Saison tempérée et sèche : hiver austral de juin à septembre (20° à 28°C - l'île est balayée par les alizés).
Deux intersaisons :
- avril-mai : c'est la fin de la période de mauvais temps, les cyclones ou dépressions ne menacent plus l'île,
- octobre-novembre : vers la mi-octobre, il est fréquent que l'on ait une ou deux semaines pluvieuses : c'est la pluie des mangues grâce à laquelle les mangues de décembre seront plus belles. Mais c'est en novembre que la sécheresse se fait sentir. 
Le niveau de vie est –il comparable à celui de la France ?

Le PIB de Mayotte est de l’ordre de 3 960 euros par habitant. Il est donc quatre fois supérieur à celui de Djibouti mais deux fois inférieur à celui des Seychelles. Il représente moins de 20% du PIB moyen européen, ce qui rendrait Mayotte éligible aux aides structurelles européennes.
Bien qu’encore très faible, le niveau de vie de la population de Mayotte a presque doublé en une décennie. En 2005, le revenu annuel moyen d’un ménage mahorais atteint 9 337 €. En 2005, une personne sur dix possède un niveau de vie inférieur à 813 € par an. A l’opposé, une personne sur 10 a un niveau de vie supérieur à 8 142 € par an. Le rapport entre les plus aisés et les plus modestes progresse passant de 12,6 en 1995 à 9,7 en 2005 (contre 4,3 à la Réunion et 3,4 en métropole). Un cinquième de la population vit sous le seuil de pauvreté contre presque un quart en 1995, la hausse générale des niveaux de vie a relevé le montant du seuil de pauvreté (fixé à 50% de la valeur médiane) passant de 710 € par unité de consommation à 1 209 € en euros constants de 2005. Le seuil métropolitain était en 2004 de 7 884 €. Avec cette valeur, neuf personnes sur dix vivant à Mayotte seraient sous le seuil de pauvreté.
 
En 2005, 84 % des revenus des ménages mahorais sont consacrés aux dépenses de consommation. La catégorie socioprofessionnelle influe fortement sur le volume et la nature des achats. Les ménages très démunis achètent surtout des produits de première nécessité, les plus aisés s’offrent des biens et services de confort.
La consommation diffère aussi selon le lieu de résidence. Pour les Petits-Terriens, elle est atypique : leurs dépenses de transports sont très réduites.
 
Les ménages résidant à Mayotte consomment désormais plus de services que de produits alimentaires. Le budget alloué au logement a très fortement crû.
L’autoconsommation est très largement répandue ; elle apporte un supplément de revenus non négligeable pour les ménages modestes.
La grande distribution a pris la tête en termes de part de marché
Bien qu’encore très faible, le niveau de vie des personnes qui résident à Mayotte a fortement augmenté entre 1995 et 2007. Dans le même temps, les disparités se sont pour partie estompées : un cinquième de la population vit sous le seuil de pauvreté, contre presque un quart en 1995.  
 
Trouvez-vous pour vos enfants des bonnes conditions de scolarité ?
 
L’enseignement est assuré de la maternelle au B.T.S. selon les programmes fixés par L’Education nationale.
 
L’enseignement dans le primaire public souffre d’une insuffisance de recrutement d’instituteurs. Du coup les écoles privées affichent complet malgré leur coût (environ 150 €/mois). Les listes d’attente s’allongent d’année en année.
 
En revanche, l’enseignement dans le secondaire public et privé est tout à fait satisfaisant.
.
Il n’existe pas d’université. Les jeunes mahorais poursuivent leurs études en Métropole. 
L’histoire de la scolarisation publique de masse à Mayotte est relativement récente. En 1973, seuls 7% de la population d’alors étaient scolarisés contre 35% en 2002). Le taux de scolarisation des enfants en âge obligatoire (6-16 ans) est de 92% en 2002. Le retard scolaire reste important mais décroît, de plus en plus de jeunes ont accès à l’enseignement dans le second degré.
Compte tenu de la pyramide d’âge de Mayotte, les personnes âgées de 15 ans ou plus sorties du système scolaire ne représentent qu’à peine la moitié de la population de l’île. Le niveau scolaire reste très faible : 71% de ces personnes déclarent un niveau inférieur ou égal au primaire, et seulement 13% déclarent un niveau au moins égal au baccalauréat.
Sur les 93 000 personnes de 15 ans ou plus, 50 000 seulement parlent et écrivent le français et 38 000 ne le parlent pas.
Actuellement, la moitié des jeunes sortent du système scolaire sans aucune qualification et 15% d’une génération obtient son baccalauréat. 



A SUIVRE

KATY ET RONAN LEAUSTIC
 
 


 
 
 .
  
 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : LIEUX GEOGRAPHIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Vendredi 8 février 2008

 

 

 
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Nous publions une longue interview de Katy et Ronan Léaustic qui exercent leurs activités professionnelles à Mayotte dans l'Océan Indien depuis 2004. En voici la 1ère partie. 


Quelles raisons vous ont conduit à « émigrer »  ?
 
Nous voulions connaître et faire connaître à nos enfants d’autres horizons, d’autres cultures, d’autres paysages, d’autres populations. Notre principale motivation était l’ouverture sur l’extérieur, sur le monde.
 
Emigrer tout en restant en France, c’est plutôt original….
 
Effectivement nous sommes toujours restés sur le territoire Français tout en donnant dans l’exotisme et  l'insularité puisque nous avons séjourné successivement 4 ans en Polynésie Française, 3 ans en Corse et 4 ans à Mayotte….
 
Votre prochaine étape ?
 
Sans doute un retour en Métropole à brève échéance car les carrières professionnelles impliquent des exigences qui ne peuvent pas toujours être satisfaites dans un cadre insulaire et encore moins exotique… Et puis la famille nous manque...
 
Un retour en Bretagne ?
 
Pourquoi pas…. Avec un regard sur l’île Molène puisque notre résidence bretonne est située à Kerhornou en Ploumoguer face à cette île à 5 nautiques environ.
 
Parlez-nous de Mayotte ce n’est pas collectivité territoriale très connue… Quel est l’environnement géographique de cette île ?

 L’île de Mayotte est située à l'entrée Nord du Canal du Mozambique. A mi-chemin entre Madagascar et la côte africaine, Mayotte est à environ 1 500 km de La Réunion et 8 000 km de Paris. Géographiquement, elle se caractérise par un relief adouci. Son plus haut sommet, le Mont Benara, culmine à 660 m. Le volcanisme ancien a laissé notamment un cratère, occupé par le Lac Dziani situé sur Petite Terre.
D'une superficie de 376 km2, Mayotte comprend deux îles principales, la Grande terre et Petite terre et une vingtaine d'îlots dispersés dans l'un des plus beaux et des plus grands lagons fermés du monde. 
Depuis sa séparation des Comores, en 1976, Mayotte est dotée d’un statut particulier en évolution. Elle a d’abord été une Collectivité Territoriale de la République Française. Depuis le mois de juillet 2001, Mayotte dispose du statut de « Collectivité Départementale de Mayotte ». Ce nouveau statut érigé par la loi n°2001-616 du 11 juillet 2001 et par les dispositions du code général des collectivités applicables à Mayotte vise à instaurer la décentralisation. Depuis le 1er avril 2004, l’exécutif de la collectivité départementale est transféré du préfet au président du Conseil Général.
 
Quelles sont les caractéristiques des paysages, de la flore, de la faune…
  
L'un des principaux charmes de Mayotte réside dans sa barrière corallienne de 157 km qui délimite un très large lagon ouvert sur l'extérieur par de nombreuses passes. L'immensité du lagon, avec parfois plus de 4 km entre la côte et la barrière, et jusqu'à 70 m de profondeur par endroits, a des allures de mer intérieure. Véritable aquarium naturel dans lequel cohabitent harmonieusement petits poissons multicolores, tortues, dauphins, baleines venues pour quelques mois donner naissance à leurs petits. La vision sous marine en bouteille ou en palmes, masque et tuba offre un des plus beaux spectacles de la nature.
Près de quatre vingts plages de sable blond, noir ou ocre se partagent les côtes de l'île. Contrastes de couleurs entre la mer et la forêt, de nombreuses petites criques de lave noire et de sable blond offrent un panorama superbe sur les très beaux couchers de soleil. De nombreux îlots parsèment le lagon. Justifiant à eux seul un séjour à Mayotte, les îlots du sud ou du nord incarnent l'image paradisiaque tant vantée du lagon turquoise bordé de sable blanc.
Mayotte est une île préservée qui a su rester longtemps à l'écart d'un peuplement massif et d'un développement accéléré. Elle offre en abondance une flore et une faune originales. La randonnée est sans doute le meilleur moyen de découvrir toutes ses richesses. Organisée en douze étapes, un sentier de grande randonnée bien balisé de 130 kilomètres sillonne le tour de l'île. Très différentes de l'une à l'autre, ces étapes constituent des balades agréables au travers des cours d'eau, cultures, plantations forestières, plages et villages. Elles permettent de côtoyer les makis, espèce de lémurien propre à Mayotte, d'observer les roussettes, chauves-souris imposantes qui parcourent le ciel aussi bien le jour que la nuit, les baobabs, tulipiers du Gabon, badamiers, ylangs-ylangs, fougères, lianes et orchidées.
 
A SUIVRE….
 
KATY et RONAN LEAUSTIC
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : LIEUX GEOGRAPHIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Dimanche 3 février 2008
La « chikolodenn » est le nom de la coiffe portée naguère par nos amies Saint-Politaines (Saint-Pol-de Léon). Il s’agit d’un bonnet de tulle non brodé avec 2 bandes nouées sur la poitrine.
 (référence : costumedebretagne.over-blog.com)
 
Chikolodenn est aussi le nom d’une société dont le siège est à CARANTEC (29).
Son fondateur, Monsieur Frédéric Aubin a eu l’idée géniale de mettre le kig ha farz en conserve.
 
Je vous laisse le soin de juger s’il est aussi bon que le kig ha farz An Eostig décrit dans un précédent article du blog (catégorie "tourisme et gastronomie"), concocté chez vous avec des produits bretons achetés sur le marché et mijotés selon la recette AN EOSTIG labellisée par la diaspora …
 
Mais si vous êtes expatrié à plusieurs milliers de kilomètres de la Bretagne vous trouverez le kig ha farz en conserve sublime et d’une saveur incomparable !
 
Figurez-vous que la société Chokolodenn a expédié 10 000 colis de Kig ha farz à travers le monde en 2007 !
Cette conserve bretonne est donc de la première qualité et fait saliver les papilles dégustatives de nos expatriés !
Les produits (pour 4 personnes) sont entreposés dans deux  bocaux, l’un pour le far noir, l’autre pour les légumes et la viande. Et le tout vous est expédié dan un grand sac qui vous servira pour la cuisson de votre far. La date limite de consommation est fixée à trois ans. Vous pouvez donc faire des stocks !
Si vous aimez le far blanc il faudra vous en passer…. ce n’est pas prévu, du moins pour l’instant.
 
Comment en commander ?
 
Téléphone 02 98 72 22 67
Adresse Zac de kérinec 29660 CARANTEC
Coût janvier 2008 (port non compris) 20 euros 
.
Le dessin ci-dessous, signé NONO célèbre caricaturiste breton a été publié dans "Ils sont fous ces bretons !!" d'Erwan Vallerie et Nono aux éditions Coop Breizh. undefined
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : TOURISME ET GASTRONOMIE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Vendredi 25 janvier 2008
undefined Ne cherchez pas de Léaustic/léostic/lestic dans la généaologie de Serge Thébaut.
Ce Costarmoricain n’est pas apparenté à la diaspora mais il peut légitimement revendiquer le droit d’en faire partie compte tenu de la fidèle amitié qui l’unit depuis des lustres à quelques familles de la diaspora. Serge Thébaut est  un fidèle abonné de la newsletter du blog !
 
La biographie de Serge Thébaut pourrait se résumer à un mot : PASSION
 
Sa PASSION pour la culture bretonne est notoire. Les amicales des bretons de la diaspora ont bénéficié là où il se trouvait dans le monde d’un musicien et d’un chanteur talentueux.
 
Dans le pays d’Iroise la population a encore en mémoire certains mariages où Serge avec sa bombarde entraînait la «noce» sur des rythmes endiablés de gavotte, d’an dro et autres Laridé, Hanter dro, Plinn jusqu’à la fin de la nuit ! Et que dire de son interprétation de la «Jument de Michau» ? Un morceau d’anthologie musicale !
 
Sa PASSION pour les arts en fait un expert et un critique dont les avis comptent dans les cercles artistiques et dans les pages des magazines réservés aux arts !
 
Très lié aux Ecrivains de Marine, aux Peintres de la Marine et aux photographes de la Marine(1), « ces maîtres prestigieux des arts de la mer », il contribue depuis toujours à promouvoir leurs ouvrages et œuvres.
 
Sa modestie naturelle l’empêche probablement d’exposer lui-même car son talent de caricaturiste est particulièrement redouté par tous ceux qu’il «croque» ! Ses professeurs en savent quelque chose !
 
Mais la très grande PASSION de Serge Thébaut c’est la MARINE.
 
Marin depuis bientôt 40 ans ce Capitaine de vaisseau (2) est particulièrement fier d’avoir servi dans les équipages de la flotte avant d’entamer une brillante carrière d’officier !
 
Ses talents de communicateur lui ont valu d’exercer pendant 6 ans les fonctions de rédacteur en chef du magazine Cols Bleus de la marine nationale.
 
Aujourd’hui il est le chef du département marine au Service historique de la défense. Personne ne serait étonné si l’accès aux étoiles d’amiral venait couronner à brève échéance sa brillante carrière de marin.
 
Pour ne rien vous cacher, « PASSION MARINE » c’est aussi le titre de son dernier ouvrage aux Editions « le cherche midi » en coéditions avec Pascal Galodé Editeurs.
 
Très beau livre broché de 160 pages (format 24x31) cet ouvrage présente, sur un texte écrit par Serge, les plus belles pages de la chronique en images de Jean marie Chourgnoz sur les forces navales françaises.
 
JM Chourgnoz est peintre officiel de la marine depuis 1983. Il est l’un des 3 photographes officiels de la marine avec Yann-Arthus Bertrand et Philipp Plisson.
 
(1) Vous pourrez reconnaître leurs œuvres car elles sont estampillées par une ancre de marine.
 
(2) pour les « terriens » : "colonel "
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : ARTS ET LITTERATURE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Jeudi 24 janvier 2008
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Je m’appelle Tangui Léaustic et j’ai 3 ans aujourd’hui 24 janvier.
 
Ma photographie vous laisse peut-être penser que je suis un "petit frimeur" mais non pas du tout je suis simplement ébloui par la luminosité du pays de mes ancêtres paternels, le pays d’Iroise !
 
Mon papa s’appelle Erwan et ma maman Barbara. J’ai une grande soeur ENORA et un grand frère EWEN. Je suis né à RUEIL MALMAISON dans les Hauts de Seine mais aujourd’hui j’habite à TARNOS près de Bayonne.
 
Mon prénom (prononcez TAN-GUI) qui se fête le 27 novembre est celui d’un saint breton. C’est fou ce qu’il y a comme saints en Bretagne. On finira par croire que tous les Bretons sont des saints !!!
 
Ce prénom peut s’orthographier aussi TANGI ou TANGUY. Il a pour origine en vieux breton les mots TAN (feu) et KI (chien, guerrier). L’union des deux mots dans le langage vieux breton se traduit par « ardent comme un chien au combat.
 
La vie de saint TANGUI est passionnante. Elle vous sera bientôt racontée sur le blog par un membre de la Diaspora.
 
57 lieux en Bretagne ont un composant TANGUI, TANGUY, TANGI.
 
Voici mon ascendance «LEAUSTIC » : 
 
Erwan Léaustic (1972) - Barbara Fauveau (1972)
Pierre Léaustic(1946)-Annick Kerros(1946)
Gabriel Léaustic (1911-1998)-Marie Yvonne Piriou(1915-1992) 
Etienne Léaustic(1881-1951)-Philomène Ruelen(1885-1920)
Pierre Eugène(1840-1891) - Marie françois Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic(1795-1866) -Marguerite Lannuzel (1798-1852)
Jean françois Léaustic(1766-1812)-Marie Josephe Le Bihan (1769-1829)
François Léaustic(1728-1797) Marie Marguerite Jézéquel (1798- ?)
François léaustic (1699-1778)-Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650- 1703)- Barbe Jégou (1655-1727)
Christophe Léaustic  (1624-1699)- Marie Le Gélébart (1628-1683)
 
Puis recherches à valider :
Hervé Léaustic (avant 1606-après 1624) - ?
 
Tangui Léaustic
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : BIOGRAPHIES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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