Vendredi 18 janvier 2008

 

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            Fils de Jacques LEOSTIC et de Marie Renée GELEBART, Yves LEOSTIC est né le 13 Novembre 1908 à PLOUARZEL, dans le Pays d’Iroise ( Finistère ).
            Avec ses parents, ses deux frères et ses 4 sœurs, il habite le bourg de PLOUARZEL.
            Après avoir exercé le métier d’ouvrier agricole dans les fermes avoisinantes, il s’engage dans la Marine Nationale en 1927 (matricule 3023.27.2), à la suite de son frère Louis et obtient de brevet de canonnier.  Ses brillants états de service lui valent des promotions rapides jusqu’au grade de Maître et une admission dans le cadre de maistrance le 10 Octobre 1935.
            Il a servi successivement sur le TOURVILLE, le JEAN BART et le FOCH .
            Au cours de sa carrière de marin d’Etat, il participe notamment aux opérations de rapatriement des corps des marins victimes du naufrage du POURQUOI-PAS dans l’Atlantique Nord. 

            Il se retrouve  en Angleterre en Juillet 1940, dans des conditions particulièrement difficiles, aux prises avec les autorités Britanniques.
            Embarqué sur le croiseur FOCH, le 27 Novembre 1942 à TOULON, il participe aux opérations de sabordage de la flotte française en rade de TOULON.
            Démobilisé en 1943, il se retire dans la commune de BEUZEC CAP SIZUN  où il s’était marié avec Berthe GUIDAL le 7 Août 1934, et où sont nées ses deux filles, Berthe et Josiane. Pour l’anecdote, il est à noter qu’il était tombé amoureux de Berthe GUIDAL au vu d’une photographie présentée par un ami marin de POULLAN SUR MER, alors qu’il se trouvait à TOULON.
            A peine démobilisé, il s’engage aussitôt dans la résistance dans la compagnie de TREBOUL.
 
            Le dimanche 6 Août 1944, sur la route menant de BEUZEC CAP SIZUN à POULLAN SUR MER, il rejoint à vélo son unité de résistance. Au lieu-dit Kéroullou, il est pris en otage ainsi que l’Abbé CONAN, suite à l’attaque d’un convoi Allemand par deux résistants de passage (Joseph MENS et Henri CELTON). Ils sont fusillés sur place en représailles. Une stèle a été érigée en cet endroit en l’honneur de ces quatre résistants.
 
            Déjà titulaire de la Médaille Militaire à titre militaire, il l’obtient à nouveau à titre posthume avec la Croix de Guerre avec palme et la médaille de la Résistance avec la mention suivante : "Magnifique Patriote, arrêté pour faits de résistance le 6 Août 1944, est mort glorieusement le même jour."
 
            Les YVES LEOSTIC ont payé un lourd tribut à la guerre puisqu’on dénombre cinq Yves LEOSTIC morts pour la France au cours des conflits du vingtième siècle. Ils sont tous originaires du Pays d’Iroise (www.memoiredes hommes.sga.defense.gouv.fr).
 
            La photographie du marin Yves LEOSTIC  figure au Mémorial national des marins morts pour la France situé à la pointe Saint Mathieu en Plougonvelin dans le Finistère. Dans le cénotaphe sa photographie est située dans la crypte du fond à droite sur le mur de gauche.
            Son histoire est relatée sur le site www.auxmarins.com.
Tous les membres de la diaspora sont invités à lui rendre hommage sur ce lieu national de mémoire (100 000 visiteurs en 2007).
            Le développement et le rayonnement de ce mémorial sont gérés par l’association AUX MARINS ( Tél.02 98 38 07 79 – adresse courriel : assauxmarins@orange.fr). Si vous avez dans votre famille ou dans votre entourage un marin "mort pour la France" et si vous souhaitez que sa mémoire soit honorée au cénotaphe n'hésitez pas à contacter l'association présidée par Pierre Léaustic, membre de la diaspora.
 
Avec le concours des ses filles Berthe et Josiane et de son gendre François Auffret
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : HISTOIRE ET MEMOIRE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 16 janvier 2008
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La destination de vos rêves pour l'été 2008 est une évidence, ce sera BREST !

Afin de vous mettre en jambes vous assisterez au grand départ du Tour de France le 5 juillet 2008.

A partir du 3 juillet vous vivrez en direct l'ambiance de cette grande manifestation sportive au sein même du village du tour de France.

Du 6 au 9 juillet  on vous laisse le temps  de parcourir le pays d'Iroise, berceau de la diaspora, et de retrouver la trace de vos ancêtres. 

Et à partir du 9 juillet la grande fête du patrimoine maritime international ! A ne manquer sous aucun prétexte !
Car si vous ratez ce grand rendez-vous quadriennal vous devrez attendre 2012....

BREST 2008... c'est :

- 2000 voiliers traditionnels ou d'inspiration classique
- 25 nations représentées
- 15 000 marins
- 60 grands voiliers et caboteurs armés au charter
- 300 exposants
- 3000 animateurs, musiciens, artistes
- 800 journalistes du monde entier
- 350 enbtreprises associées à la mnaifestation 
- 5000 bénévoles des associations locales
- 6 patrimoines maritimes étrangers  mis à l'honneur (Vietnam, Madagascar, Norvège, Suisse, Croatie, Galice).

Et le tout sur un site de 6 km de longueur linéaire sur les quais !  Prenez votre temps la fête dure jusqu'au 17 juillet !

"Nulle part ailleurs on ne peut admirer une telle variété de voiliers et de flottilles, aucune autre manifestation n'offre un si grand nombre de bateaux de caractère, tant de petites et grandes merveilles navigantes".

Voici le programme

Mercredi 9 et jeudi 10 juillet
 Accueil des bateaux et des équipages
vendredi 11 juillet  
Ouverture de la manifestation
Fête sur l'eau et sur les quais (et journée Vietnam)
Spectacle pyrotechnique et feu d'artifice
Dimanche 13 juillet
Fête sur l'eau et sur les quais (et Journée Norvège)
Parade nautique nocturne ("classiques" et coursiers du large)
Lundi 14 juillet
Célébration de la fête nationale (et Journée Suisse)
Spectacle pyrotechnique et feu d'artifice
Mardi 15 Juillet
Fête sur l'eau et sur les quais (et Journée Croatie)
Parade nautique nocturne (dundees, goélettes et trois-mâts)
Mercredi 16 juillet
Fête sur l'eau et sur les quais (et Journée Galice)
Parade nautique nocturne (petits voiliers traditionnels)
Jeudi 17 juillet
Grande régate Brest-Douarnenez

Un port c'est la fête assurée ! Brest 2008 a fait appel au scénographe Gad Weil pour tonifier et agrémenter le spectacle sur les quais.... avec des animations ludiques et des interventions artistiques destinées à tous ceux qui veulent participer activement à la fête. On chante, on danse, on rit et on se restaure...Et quand c'est fini on recommence ! Brest 2008 c'est jour et nuit...

Vous n'êtes pas fatigué et vous en voulez encore ?
Alors cap sur Douarnenez où la fête se poursuit du 17 au 20 juillet !

BREST 2008 c'est la fête de la passion maritime et le rendez-vous incontournable de tous ceux qui aiment la mer et la Bretagne !
Prenez vos dispositions pour votre hébergement car plusieurs centaines de milliers de visiteurs sont attendus à Brest...Les réservations c'est dès maintenant.
En ma qualité de membre amical de la diaspora et de la cousinade des "Léaustic-léostic" je me tiens à votre disposition pour vous renseigner et vous aider.

Valéry Winisdoerffer
directeur de l'office de tourisme de Plougonvelin
Boulevard de la mer 29217 Plougonvelin
Téléphone : 02 98 48 30 18
Télécopie 02 98 32 60 18
courriel : tourisme@plougonvelin.fr
www.plougonvelin.fr



Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : TOURISME ET GASTRONOMIE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 12 janvier 2008

Selon Gwenolé Le Menn (1)  le prénom masculin Goulwen est donné au moins depuis le 10ème siècle sous les graphies de Goulven (goul-venn) , Goul-c'henn (Goul-chenn) et Golven (gol-venn).
C'est un prénom qui a son origine dans le Léon .
Ce prénom possède quelques dérivés : Goulwenig (Goul-ouen-nik), Goulvennig (goul-ven-nik), Goulc'hennig  (goul-c'hen-nik). Il se décline aussi sous la forme féminine : Goulwena (goul-ouen-na), Goulwenez (Goul-ouen-nés), Goulvena (goul-vé-na) ou encore Goulvenez ( goul-vé-nès). Vous pouvez bien sûr ajouter le diminutif "IG" à tous ces prénoms féminins.

Etymologiquement ce prénom découle des formes vieilles bretonnes Uuluinn (latin Vulvinnus), Gulhuinn(e), , Gulguenn(2), Gulchuenn (3) puis  au 14 ème siècle Golchuenn et Goulchen et enfin au 15ème siècle Goulchen, Goulfenn.
En vieux gallois on trouve Guollguin.

L'origine de ce prénom  n'est pas clairement définie. Toujours d'après Gwenolé le Menn ce prénom pourrait être rapproché des noms Gulhoet, Guihoet, Goilohet et du gallois gwolwch, golwch.
 Dans cette hypothèse il pourrait être la racine galloise des mots "prière" "culte" "adoration".. La finale du nom pourrait être constituée également par la racine galloise guinn (gwenn en breton) "blanc", "sacré", béni" (4). 

Ce prénom a donné également des noms de famille et notamment Golhen, Golven, Oulhen.

Bernard Tanguy (5) évoque dans ses nombreuses études la vie du Saint Goulven :

"Sa vie ancienne a pour cadre la paroisse de Goulven(6)... où les parents du saint auraient débarqué; il serait né au manoir d'Audéna. Un homme riche nommé Godian (Gozian) qui a laissé son nom au village de Kérouzien, prit la famille sous sa protection et devint le père et parrain adoptif du saint. Mais celui-ci choisit de se retirer dans le désert en un endroit marécageux et solitaire où il bâtit une petite maison en forme d'oratoire...
A la mort de Saint Paul Aurélien  il  lui succéda à la tête de l'évéché du Léon mais c'est à Rennes qu'il mourut le 1 juillet vers l'an 600".

Ce prénom qui se fête le 1er Juillet a pour éponyme non seulement Goulven comme évoqué ci-dessus mais aussi Goulien en Cornouaille, Saint Goulven en Créhen (22), St Golven en Caurel (22), Lanloup (22), St Didier (35), St Golvin en Taupont (56), St Voulc'hien en La Feuillée (29), Locolven en Bubry (56, Inguiniel (56), Keroulien en Plouider (29)....

Pierre Léaustic


(1) Choix de prénoms bretons - Editions Presses universitaires de Bretagne
(2) graphie mentionnée dans la charte 3 du carticulaire de Quimperlé
(3) charte 52 cartulaire de Quimperlé
(4)) Dictionnaire des noms de famille bretons - Albert Deshayes- Editions Le chasse-marée- Armen
(5) Auteur notamment de l'étude" Les paroisses bretonnes primitives en Plou et leurs saints éponymes" (Bulletin de la Société archéologique du Finistère - Quimper 1986)
(6) à proximité de Lesneven sur la Côte des légendes dans le Nord Finistère

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : CULTURE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Jeudi 10 janvier 2008
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Bonjour à la diaspora,
 
Je m’appelle Goulwen Léaustic,
Je suis né le 10 janvier 1979 à Brest.
Je ne connais pas la signification de mon prénom, mais Goulwen (goul-ouenn) ou Goulven ou bien encore Goulc’hen est également le nom d’un saint, connu pour ses nombreux miracles et pour avoir été évêque du Léon au cours du 6ème siècle.
Il donnera son nom à une petite commune du nord Finistère.
 
A Brest où j’ai grandi, je passe une partie de mon temps libre sur les terrains de basket, je joue à ’l’Etendard de Brest, l’autre partie de mon temps libre c’est au gré des vents et des marées que je le passe, à surfer sur les vagues de la pointe Finistère.
 
Ces vagues me berceront jusqu’en 1999.
Une école de l’aéronautique puis celle d’Air France et me voilà sur le tarmac de l’aéroport de Roissy- Charles de Gaulle, bien loin de mes vagues. Je suis mécanicien sur Airbus.
Aujourd’hui, je vis en région parisienne avec mon amie Morgane.
 
Goulwen Léaustic
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Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : BIOGRAPHIES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Samedi 5 janvier 2008
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RENE LEAUSTIC : LE PARCOURS D'UN INGENIEUR DES ARTS & METIERS DE CHEZ RENAULT A L'ICONOGRAPHIE

Jeunesse….
 
Fils de Jean Marie Léaustic (1896-1968) et de Jeanne Louise Marie Thépaut (1901-1968) René, Pierre, Alexis Léaustic est né à Reims en 1924.
Son père naquit le 01/09/1896 au lieu-dit Kerandraon dans la commune de Plourin-Ploudalmézeau dans le pays d’Iroise. Sa mère était née à Brest le 29/03/1901. Le jeune couple, marié le 08/11/1921 dut s’expatrier à la recherche de travail dans les régions dévastées par la guerre. Ce qui explique la naissance de René loin de la Bretagne. Jean-Marie Léaustic exerçait la profession de serrurier.
 
Le retour à Brest intervient en 1935 à la suite de la séparation de ses parents. Jeanne Léaustic et ses trois enfants sont recueillis par une grand-tante maternelle qui leur offre le gîte et le couvert. Ils sont logés sommairement dans une baraque sur l’avenue Georges Clemenceau, face au Boulevard Gambetta, en bordure de ce qu’on appelait le Bois de Boulogne qui entourait les fortifications. Ils en seront expulsés avec fracas une nuit d’avril 1941, lors d’un bombardement qui rasera leur baraque alors qu’ils étaient endormis. Ils sont relogés dans un petit immeuble rue d’Aboville, derrière l’église Saint Michel. Les trois enfants fréquentent l’Ecole Sanquer. Puis René obtient son brevet élémentaire à l’Ecole Primaire Supérieure avant de rejoindre l’Ecole pratique de la rue Porsmoguer. Muni d’un CAP d’ajusteur, il est embauché aux Chantiers Dubigeon en juillet 1941. En octobre, il part à Nantes préparer le concours des Arts et Métiers à l’Ecole Nationale professionnelle Livet.
 
En raison de la recrudescence des bombardements sur Brest, la famille Léaustic est incluse dans le plan d’évacuation de la ville. Elle atterrit dans le Loir et Cher en mai 1943. Sinistrée à 100% par deux fois -l’appartement de la rue d’Aboville ayant été incendié durant le siège de Brest- la famille Léaustic se voyait coupée de ses attaches bretonnes.
 
Nantes étant prise à son tour dans le tourbillon des raids aériens, René rejoint l’ENP de Vierzon d’où il est reçu au concours d’entrée à l’Ecole Nationale des Arts et Métiers d’Angers en 1945.
 
Carrière professionnelle….
 
Son diplôme d’ingénieur en poche, mais celle-ci désespérément vide, René ne perdit pas un instant pour se faire embaucher chez Renault le 13 juillet 1948. C’est chez ce constructeur automobile qu’il poursuit toute sa carrière professionnelle. Une carrière qui le conduira à la direction d’une usine à Castres dans le Tarn de 1969 à 1974 puis aux fonctions de directeur général de Renault Machines Outils à Billancourt et enfin à la Présidence d’une filiale industrielle à Bobigny.
 
  Il a fait valoir ses droits à la retraite en Juillet1985.
 
Vie familiale et généalogie
 
De son union en 1950 avec Geneviève Théau naquirent deux filles Marie-Françoise et Michèle. René et son épouse résident aujourd’hui à Meudon dans les Hauts de Seine, entourés de leurs filles et de leurs 7 petits-enfants.
 
Voici la lignée des Léaustic dans laquelle se situe René :
 
Ascendance :
 
Père : Jean-Marie Léaustic fils de Prigent Léaustic et de Marie-Louise Jézéquel.
Mère : Jeanne, Louise, Marie Thépaut fille de Goulven Thépaut et de Perrine Prigent.
Grand père maternel : Goulven Thépaut né le 1er février 1869 à Larret ( ancienne commune aujourd’hui intégrée à celle de Porspoder) au lieu dit Guilou, fils de Joseph Thépaut né en 1837 et de Marie Louise Bellec née en 1846. (les témoins figurant sur l’acte de naissance s’appelaient Jean et Pierre Léostic).
Grand-mère maternelle : Perrine Prigent née à Dinéault, au lieu dit de Moudennou le 9 mai 1872 fille de Jean Prigent né en 1840 et de Marie Riou
 
Descendance
 
Marie-Françoise, née en 1955, ingénieur, épouse de Serge Audigier (1949) directeur technique.
            Sébastien né en 1982, agent commercial.
Marie Agnès née en 1984.
Olivier né en 1987.
Michèle née en 1959, médecin, épouse de Pierre Jacquemart (1957) médecin.
            François, né en 1985, Ecole Polytechnique 2004
            Benoît né en 1988, Ecole Polytechnique 2007
            Etienne né en 1990
            Vincent né en 1993.
 
L’iconographie….
 
En 1985 en vue de combler un vide qu’il appréhende à son départ en retraite, René s’inscrit à un stage d’initiation à l’iconographie, au Centre russe Saint Georges de Meudon.
Ce stage le comble et il manifeste d’emblée d’excellentes dispositions. Un an plus tard, il devient assistant de son maître, le Père Egon Sendler, iconographe de réputation mondiale. Depuis la fermeture du centre Saint Georges en 2002 il continue d’enseigner à l’Atelier d’icônes de la ville de Meudon.
 
Source : interview de René Léaustic  publiée sur le site internet www.ville-meudon.fr) :
 
« …. La traduction littérale du mot iconographie est écriture des icônes. A une époque où ceux (très nombreux) qui ne savaient pas lire étaient écartés de la connaissance des Saints Evangiles, leur traduction par des peintures avait pour but de mettre à la portée de tous un substitut à l’écriture. On ne dit pas d’ailleurs peindre une icône mais écrire une icône.….
Cette écriture laisse peu de place à l’imagination vagabonde ou à une interprétation fantaisiste d’un artiste.
On l’aura compris, l’icône n’est pas qu’une peinture. L’iconographie doit rester fidèle aux canons enseignés par l’Eglise. L’icône s’écrit comme un texte sacré, elle comporte une forte dimension religieuse.
 
Par la technique et ses aspects technologiques dans les domaines notamment de la composition, de l’écriture, de la préparation du support, de la dorure, de la restitution des couleurs à partir des pigments, l’ingénieur René Léaustic s’est rapidement senti en osmose avec l’iconographie et la communauté des iconographes.
 
René Léaustic a écrit un merveilleux livre: « Ecrire une icône » aux Editions Médiaspaul (éditions@mediaspaul.fr).
Dans cet ouvrage d’art, illustré de plus de 100 croquis et plus de 300 photos couleur et dont la dominante est bien sûr plus technologique que théologique, on y trouve dans le détail les techniques, la composition et tout ce qui concerne l’écriture des icônes.
Cet ouvrage mérite de figurer dans toutes les bibliothèques des membres de la diaspora !
 
Avec le concours et l'accord de René Léaustic
Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : SCIENCES ET TECHNIQUES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Lundi 31 décembre 2007

undefined Vous voulez faire preuve d'originalité dans la formulation de vos voeux ?

Voici quelques formules bilingues (français-breton) qui ne manqueront pas de susciter la curiosité de vos interlocuteurs tout en rappelant vos origines...

BLOAVEZH MAT E 2008
Bonne année 2008

AVEL MAT E 2008
Bon vent 2008

Gwellan hetou a bloavezh mat
Meilleurs voeux pour la nouvelle année


... A GINNIG DEOC'H E GWELLAN HETOU EVIT 2008
... vous présente ses meilleurs voeux pour 2008

...A SOUETAN BLOAVEZH MAT 2008 DEOC'H, YEC'HED HA PRESPOLITE, HAG AR BARADOZ FIN HAR DUEZ
...Vous souhaite une bonne année 2008, santé, prospérité et le paradis à la fin de votre vie

HOR GWELLAN HETOU A YEC'HED DEOC'H-HOLL, EVIT AR BLOAVEZH 2008
BLOAVEZH MAT D'AN HOLL
Tous nos voeux de santé pour l'année 2008
Bonne et heureuse année à tous

RA VO AN NEVEZ-AMZER EVDI UR BROMESA, RA VO AN HANV EVIDEOC'H UN TREC'H, AN DISKAR-AMZER UN DOUSTER HAG AR GOANV UR PEOCH
Que le printemps vous soit promesse, que l'été vous soit une victoire, que l'automne vous apporte la douceur et que l'hiver vous apporte la paix (Anjel
a Duval, poétesse bretonne)

BLOAVEZH MAD HA DIDRUBUILH
KALZ A VLEUNIOU DA GUTUILH
BARA DAP BEP HINI
HA YEC'HED LEIZ ANT TI
Bonne année sans tribulations
beaucoup de fleurs à cueillir
du pain à chacun
et santé plein la maison


BLOAVEZH MAT
LEVENEZ E-LEIZ AN TI
EURUSTED C'HOARZH HA PEOC'H
SETU VA HETOU DEOC'H
Bonne année
de la joie plein la maison
du bonheur, des rires et la paix
voilà ce que je vous souhaite !

Et en conclusion une formule humouristique...

BLOAVEZH MAT HA TI DILOGOD !
Bonne année et maison sans souris !


Formules recueillies par Pierre Léaustic

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : CULTURE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Jeudi 20 décembre 2007

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 Que représente la fête de NOEL aujourd'hui ?

Si l'on s'en réfère au sondage publié dans la presse régionale (1) c'est  la  fête de la famille et des enfants pour 82 % d'entre nous et une fête religieuse pour 14 %. Il y a 4 % d'opinions diverses ou  émanant de personnes qui semblent ignorer la fête de Noël.

J'ajoute que si vous interrogez les enfants il y aura 99 % d'entre eux  qui vous diront que c'est le jour des cadeaux ! 

Quelle évolution depuis le début de notre ère ! La Bretagne n'échappe pas à cette évolution mais sa très forte identité culturelle lui a fait conserver certaines traditions alliant l'histoire et les légendes, la civilisation celte et la civilisation judéo-chrétienne...... 

 Le mot NOEL...

Noël vient du latin Natalis, natalicium (natal).
Le terme qui signifie Noël en breton est NEDELEG et la fête de Noël se dit Gouel an nedeleg.
Dans les autres langues celtiques on retrouve  nadolyg en gallois, nadelic en cornouaillais et nollaig  en gaélique écossais.

Pourquoi la date du 25 décembre...

Cette fête de Noël a été créée  au IVème siècle par le pape Jules 1er pour commémorer la date de naissance du Christ. Il fixa la date du 25 décembre.

  Il existait  avant notre ère une fête païenne  à la date du 25 décembre, la fête du dieu solaire MITHRA "Sol Invictus" (soleil invaincu"). On peut supposer que l'église catholique  a fait le choix du 25 décembre pour célébrer la fête de la Nativité  et ainsi remplacer progressivement cette fête païenne. Un théologien écrivait 320 après JC "Nous célébrons ce jour, non pour honorer le soleil comme les païens mais pour honorer le créateur du soleil".

Les celtes avaient aussi une fête le 23 décembre qui se situe entre la fin du mois du sureau (22 décembre) et la fin du mois du bouleau (24 décembre) . Ce jour "manquant" était consacré à la fête du solstice d'hiver. Le calendrier celtique rappelons-le se compose de 13 mois lunaires(2).

La crêche de Noël..

La Nativité est représentée par la crêche et la grotte de Bethléem, lieu de pélerinage depuis le 2ème siècle.
A l'origne de cette représentation de la Nativité on trouverait Saint François d'Assise qui aurait célébré une messe à minuit à Greccio en Italie devant une étable où hommes et animaux jouaient les acteurs du miracle de la nuit de Noël.

En breton  : ar c'hraou nedeleg

Le sapin de Noël...

Le" vrai sapin de Noël" se doit d'être un épicéa. Cette tradition peut trouver son origine chez les Celtes qui  dédiaient cet arbre au jour de renaissance du soleil (solstice d'hiver) et l'appelait "l'arbre de l'enfantement".

En breton : ar wezenn nedeleg (l'arbre de noël).

La Messe de Noël...

Dès le VI ème siècle il fut permis aux prêtres de célébrer 3 messes pour la fête de Noël :
- la première  est dite "de la nuit". Elle correspond aujourd'hui à celle qu'on appelle la messe de minuit"
- la seconde est dite "de  l'aurore" (la basse messe )
- la troisième est dite "du jour" (la "grand" messe)

La Messe de minuit est appelée en breton "Offern ar pelgent" ("la messe d'avant l'aube").
Elle était suivie avec assiduité en Bretagne et continue d'ailleurs de l'être car la tradition demeure bien souvent quelle que soit sa croyance religieuse.

Aller à la messe pour nos ancêtres cela voulait dire faire plusieurs kilomètres à pied, de nuit, par tous les temps sur des chemins boueux... tout en chantant des cantiques de Noël....
Avant de partir la famille partageait une collation de crêpes et allumait la bûche (voir ci-dessous)...
En arrivant à l'Eglise illuminée par les cierges, la famille dépose son offrande au pied de la crêche : un gateau, du beurre, des oeufs, un panier d'osier, parfois un peu d'argent...

Ceux qui restaient  pour garder la maison et les animaux étaient chargés de disposer des couronnes de paille dans les champs autour de leurs pommiers pour s'assurer une belle récolte....
On ne touchait jamais au gui réputé magique et sacré... Rappelons à ce sujet que le 23 décembre, jour du solstice d'hiver était aussi chez les Celtes  le" jour de la pierre brute", le jour où on cueillait rituellement le gui avec une faucille d'or...

Le Père Noël ...

A l'époque où la pratique religieuse était très présente en Bretagne celui dont on espérait plein de bonnes choses était appelé Ar Mabig Jezuz (L'enfant Jésus) ;
Aujourd'hui le père Noël en Bretagne s'appelle Tad-kozh an nedeleg soit littéralement "le grand-père Noël"

Les cadeaux de Noël.....

Les plus anciens d'entre nous se souviennent que leurs cadeaux  (ar profou) de Noël se limitaient  souvent à un sucre d'orge ou un "petit jésus" en sucre ou encore une belle pomme rouge bien lustrée ! Les bonnes années les parents y ajoutaient une orange.
Les enfants trouvaient leurs cadeaux dans leurs sabots le matin du 25 décembre.. à condition qu'ils soient bien propres. Inutile de vous dire que jamais sabots n'ont été aussi bien astiqués que le 24 décembre au soir !

Les temps ont changé et avec l'élévation du niveau de vie, la plupart  des enfants (mais pas tous hélas !) croulent sous les cadeaux... les enfants sont-ils plus heureux ? On espère que oui....

Le réveillon...

en breton le réveillon se traduit par fiskoan, mot qui est la contraction de fest (fête) et de koan (souper)
Au retour de la messe la famille réveillonne avec un repas légèrement amélioré... soupe au pain,, kig ha farz....
On n'oubliait pas les animaux... qui avaient droit à une ration supplémentaire....

La bûche de Noël....

Si vous posez aujourd'hui la question  autour de vous de ce que représente la bûche de Noël il y a fort à parier qu'on vous réponde sous l'angle gastronomique et qu'on évoque la bûche glacée ou non de nos pâtissiers....
La bûche de Noël est un énorme bois de chêne, hêtre, orme, arbre fruitier.... un bois dur à combustion lente.
Appelée Kef nedeleg, skod an nedeleg, an etev nedeleg ou encore  tos an nedeleg, la bûche était aspergée d'eau  bénite et de sel avant d'être brûlée. La combustion pouvait durer plusieurs jours mais devait surtout chauffer la veillée de Noël après la messe.... 
les braises  étaient recueillies car elles avaient des vertus médicinales... mais on prétendait aussi qu'elles protégeaient de la foudre, des serpents et qu'elles purifiaient l'eau de pluie. 
Les invités repartaient  parfois chez eux avec un sabot plein de braises... ce qui  leur permettait d'allumer le feu à leur retour chez eux....

Une nuit magique...

Les croyances anciennes sont particulièrement nombreuses...
Ainsi par exemple...
- Pendant que sonnent les 12 coups de minuit on entend  au loin le son des cloches des villes englouties et on peut voir des menhirs qui sortent de terre pour aller boire à la source. Ils ont laisssé à leur emplacement   un trésor  mais il faut se hâter pour s'en saisir avant leur retour !
- Au cours de cette nuit de Noël aucun esprit satanique ne peut agir ni aucune sorcière surgir, les korrigans comme l'ankou se sont éloignés...
- Pendant la messe de minuit les animaux parlent "la langue de l'homme" dans leurs étables.
- des pastorales étaient jouées dans les églises et une légende des Côtes d'Armor raconte le miracle de Sainte Brigitte, pauvre infirme sans bras, qui reçut l'enfant de Marie sur ses genoux et qui retrouva ses mains et ses bras pour langer le divin enfant en lui chantant la berceuse de Noël...

Quelques dictons (krennlavariou) de nos campagnes :

Dre forzh kanan nouel ez erru Nedeleg
A force de chanter Noël il arrive

Nedeleg ha Gouel Yann lak ar bloaz etre divrann
Noël et la saint Jean partagent l'année en deux

NEDELEG MAT D'AN HOLL !
BON NOEL A VOUS TOUS  !

Pierre Léaustic
Perig an Eostig


 Bibliographie :
Petit guide d'initiation au breton de Martial Ménard aux Editions An Here
Site internet Micarmor

(1) Le Télégramme 23 décembre 2007
(2) Mois lunaires celtiques : bouleau, sorbier, frêne, Aulne, Saule, Aubépine, Chêne, houx, noisetier, prunier, lierre, if, sureau.

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : CULTURE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Jeudi 20 décembre 2007

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Je m'appelle ENORA et j'ai 7 ans aujourd'hui dimanche 23 décembre 2007.

Mon papa s'appelle Erwan et ma maman Barbara. J'ai deux frères Ewen et Tangui.
Le prénom Enora (prononcez é-no-ra)  qui se fête le14 octobre est celui d'une sainte qui vécut au 6ème siècle en Bretagne. Elle était l'épouse de Saint Efflam, autre saint bien connu.
Saint Enora a sa statue à Plestin (Côtes d'Armor) et à Tézény (Côtes d'armor)
Selon Gwennolé Le Menn ("Le calendrier des saints bretons") Enora est la forme bretonne de Honorée du latin Honorarus, honoré.
Je suis née à Paris(15ème). Après avoir vécu 5 ans à Paris et à Carrières sur Seine (78) j'habite depuis 2005 à TARNOS dans les Landes (à proximité de Bayonne)

Mon ascendance "LEAUSTIC" s'établit comme suit :

Erwan Léaustic (1972) - Barbara Fauveau (1972)
Pierre Léaustic(1946)-Annick Kerros(1946)
Gabriel Léaustic (1911-1998)-Marie Yvonne Piriou(1915-1992) 
Etienne Léaustic(1881-1951)-Philomène Ruelen(1885-1920)
Pierre Eugène(1840-1891) - Marie françois Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic(1795-1866) -Marguerite Lannuzel (1798-1852)
Jean françois Léaustic(1766-1812)-Marie Josephe Le Bihan (1769-1829)
François Léaustic(1728-1797) Marie Marguerite Jézéquel (1731- 1780)
François léaustic (1699-1778)-Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650- 1703)- Barbe Jégou (1655-1727)
Christophe Léaustic  (1624-1699)- Marie Le Gélébart (1628-1683)
puis recherches à valider :
Hervé Léaustic (avant 1606-après 1624) - ?

J'appelle mes grands parents bretons Tadou et Mamig et mes grands parents qui travaillent en Afrique Papé et Mina.

Enora

 

Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : BIOGRAPHIES - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 19 décembre 2007

 

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BLOAVEZH MAT HA DIDRUBUILH
KALZ A VLEUNIOU DA GUTUILH
BARA DAP BEP HA HINI
HA YEC'HED LEIZ AN TI

Bonne année sans tribulations
Beaucoup de fleurs à cueillir
Du pain à chacun
Et santé plein la maison

C'est par ces voeux "du premier de l'an" formulés jadis dans nos campagnes bretonnes que j'adresse à la diaspora des "léaustic-Léostic-lestic" mes souhaits les plus chaleureux pour une bonne et heureuse année 2008.
Formulons le souhait que ce "jeune site ", lien entre tous les membres de la diaspora, atteigne son objectif : être le support d'idées, d'histoires, de documents, de photographies permettant aux uns et aux autres de renouer avec les racines familiales, de découvrir la richesse des parcours individuels, et finalement de mieux se connaître.

Etre membre de la diaspora n'est pas une qualité réservée exclusivement à ceux qui portent le patronyme "léaustic-léostic-lestic". C'est une notion ouverte et élargie à tous ceux qui manifestent un intérêt  familial ou tout simplement amical à cette grande famille.

J'espère que nous serons encore plus nombreux à participer à la vie de ce site  http://leaustic.over-blog.com.
Faîtes-le connaître autour de vous : l'abonnement à la "newsletter" est gratuit ! Abonnez vos parents, vos enfants, vos petits enfants et vos amis....

N'hésitez pas à me proposer  des articles ou des idées susceptibles d'intéresser la diaspora.


Bonne année, bonne santé.

Pierre Léaustic
pierre.leaustic@wanadoo.fr
02 98 07 71 36

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Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : VIE ASSOCIATIVE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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Mercredi 19 décembre 2007


Le kig ha farz an eostig est une recette du pays d'Iroise...  validée par de nombreuses grands- mères de la diaspora des "Léaustic-léostic- Lestig" ! 
N'hésitons donc pas à lui attribuer  à ce titre et d'office une "appellation contrôlée " !

Le kig ha farz an eostig a ses principes de base. Il s'agit  :

-  d'un menu festif qui ne peut se concevoir que pour une tablée d'au moins  8 à 10 convives dotés d'un fort appétit. Après ce repas il est fortement déconseillé de mener des travaux de réflexion ! Mais vous pouvez toujours réduire les quantités !!!

- d'un repas aux mets diversifiés permettant une adaptation à toutes les papilles dégustatives quelles que soient les préférences gastronomiques et les prescriptions médicales !

- d'un festin breton auquel la maîtresse (ou le maître) de maison  participe effectivement  dans l'allégresse générale aux agapes car tout est prêt avant le début du repas... il n''y a plus qu'à servir ! Ceci est en conformité avec les us de nos ancêtres qui vaquaient à leurs occupations rurales pendant le long moment de la cuisson. Au retour des champs le repas était prêt...

- de respecter le vieux dicton breton "Kig ha farz lipig he barz (de la viande, du farz et de la sauce dedans ) !


Préparatifs :

- deux sacs de grosse toile serrée de 40 sur 15 à peu près pour la cuisson du far ( un pour le noir un pour le blanc). Ou vous les achetez (nombreuses offres sur internet) ou vous les confectionnez vous-même : prenez un torchon ou une manche de chemise de grosse toile écrue que vous cousez sur trois côtés. La grandeur du sac  qui aura la forme d'un gant dépend de la quantité de farz que vous voulez préparer.

- de la ficelle de cuisine pour fermer les sacs.
- des filets pour contenir les légumes. Ceci évitera qu'ils se désagrègent pendant la cuisson.
- un grand faitout ou marmite ou cocotte minute.

Ingrédients

Pour le Far noir : 500 g de farine de sarrasin, 150 g de beurre fondu, 20 cl de crème fraîche, 4 oeufs, 1 cuillère à café de sel, 3/4 l de lait, des raisins secs (facultatif).

Pour le Far blanc : 500 g de farine de froment, 4 oeufs, 3/4 litre de lait, 250 g de beurre fondu,  200 gr de raisins secs ou pruneaux , 2 cuillerées à soupe de sucre.

Pour le pot au feu : Un morceau de lard (500 gr), un saucisson fumé (400 gr) ou 2 grosses saucisses, un jarret de porc ( 750 gr), un morceau de boeuf ( 500 gr de gite par exemple), des légumes : choux vert (400 gr), poireaux (500 gr), carottes (500 gr), navets, oignons (500gr) pommes de terre (1 kg)  (quantités selon votre appétit).

Pour le lipigAu moment de passer à table faire fondre dans une petite casserole du beurre avec des échalotes coupées en petits morceaux. Attendre que les échalotes soient bien dorées avant de servir cette sauce.
 
Remplir à moitié votre marmite d 'eau et la mettre à chauffer avec quelques légumes coupés pour le potage.

Préparer le farz : dans un saladier, délayer la farine de blé noir avec le lait, ajouter les oeufs battus, le beurre fondu, la crème, les raisins secs et le sel. Si vous avez un mixer mettre tous les ingrédients en même temps -sauf les raisins- et mixer.
De même pour le farz blanc.

Mettre la pâte dans le sac, nouer serré avec de la ficelle de cuisine en laissant un peu de vide pour faire gonfler le farz et plongez le dans la marmite avec le lard, le morceau de boeuf et le jarret. Laissez cuire 2h 30 environ. 

Au bout d'1 h 30 ajouter le saucisson ou les saucisses, le choux, les carottes, les navets.
Au bout de 2 h ajouter les poireaux et les pommes de terre.

Sortir le farz  noir lorsqu'il est cuit, le laisser reposer 5 à 10 mn pour pouvoir le rouler dans son sac et ainsi l'émietter sans se brûler. Le farz sort alors comme du sable "bruzunog" comme on dit à Saint Renan.
Le farz blanc se coupe en tranches.

Répartir viande, légumes, farz dans un grand plat de service et bon appétit.

Penser à récupérer le potage ....pour le soir ou le lendemain. 
Utiliser les restes le jour suivant en les faisant revenir avec du beurre dans une poêle  hum que c'est bon !!!

PS : Vous pouvez ne faire qu'un farz ou répartir tous les ingrédients dans deux marmites.
Si vous utilisez la cocotte minute réduire la cuisson d'une heure.

Si vous dégustez ce repas original, copieux et économique sous les tropiques n'en déduisez surtout pas que votre abondante transpiration est liée à l'hygrométrie ambiante !

Annick Léaustic

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Par Pierre LEAUSTIC - Publié dans : TOURISME ET GASTRONOMIE - Communauté : Diaspora Léaustic-Léostic
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