RENE LEAUSTIC : LE PARCOURS D'UN INGENIEUR DES ARTS & METIERS DE CHEZ RENAULT A L'ICONOGRAPHIE

Publié le par Pierre LEAUSTIC

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RENE LEAUSTIC : LE PARCOURS D'UN INGENIEUR DES ARTS & METIERS DE CHEZ RENAULT A L'ICONOGRAPHIE

Jeunesse….
 
Fils de Jean Marie Léaustic (1896-1968) et de Jeanne Louise Marie Thépaut (1901-1968) René, Pierre, Alexis Léaustic est né à Reims en 1924.
Son père naquit le 01/09/1896 au lieu-dit Kerandraon dans la commune de Plourin-Ploudalmézeau dans le pays d’Iroise. Sa mère était née à Brest le 29/03/1901. Le jeune couple, marié le 08/11/1921 dut s’expatrier à la recherche de travail dans les régions dévastées par la guerre. Ce qui explique la naissance de René loin de la Bretagne. Jean-Marie Léaustic exerçait la profession de serrurier.
 
Le retour à Brest intervient en 1935 à la suite de la séparation de ses parents. Jeanne Léaustic et ses trois enfants sont recueillis par une grand-tante maternelle qui leur offre le gîte et le couvert. Ils sont logés sommairement dans une baraque sur l’avenue Georges Clemenceau, face au Boulevard Gambetta, en bordure de ce qu’on appelait le Bois de Boulogne qui entourait les fortifications. Ils en seront expulsés avec fracas une nuit d’avril 1941, lors d’un bombardement qui rasera leur baraque alors qu’ils étaient endormis. Ils sont relogés dans un petit immeuble rue d’Aboville, derrière l’église Saint Michel. Les trois enfants fréquentent l’Ecole Sanquer. Puis René obtient son brevet élémentaire à l’Ecole Primaire Supérieure avant de rejoindre l’Ecole pratique de la rue Porsmoguer. Muni d’un CAP d’ajusteur, il est embauché aux Chantiers Dubigeon en juillet 1941. En octobre, il part à Nantes préparer le concours des Arts et Métiers à l’Ecole Nationale professionnelle Livet.
 
En raison de la recrudescence des bombardements sur Brest, la famille Léaustic est incluse dans le plan d’évacuation de la ville. Elle atterrit dans le Loir et Cher en mai 1943. Sinistrée à 100% par deux fois -l’appartement de la rue d’Aboville ayant été incendié durant le siège de Brest- la famille Léaustic se voyait coupée de ses attaches bretonnes.
 
Nantes étant prise à son tour dans le tourbillon des raids aériens, René rejoint l’ENP de Vierzon d’où il est reçu au concours d’entrée à l’Ecole Nationale des Arts et Métiers d’Angers en 1945.
 
Carrière professionnelle….
 
Son diplôme d’ingénieur en poche, mais celle-ci désespérément vide, René ne perdit pas un instant pour se faire embaucher chez Renault le 13 juillet 1948. C’est chez ce constructeur automobile qu’il poursuit toute sa carrière professionnelle. Une carrière qui le conduira à la direction d’une usine à Castres dans le Tarn de 1969 à 1974 puis aux fonctions de directeur général de Renault Machines Outils à Billancourt et enfin à la Présidence d’une filiale industrielle à Bobigny.
 
  Il a fait valoir ses droits à la retraite en Juillet1985.
 
Vie familiale et généalogie
 
De son union en 1950 avec Geneviève Théau naquirent deux filles Marie-Françoise et Michèle. René et son épouse résident aujourd’hui à Meudon dans les Hauts de Seine, entourés de leurs filles et de leurs 7 petits-enfants.
 
Voici la lignée des Léaustic dans laquelle se situe René :
 
Ascendance :
 
Père : Jean-Marie Léaustic fils de Prigent Léaustic et de Marie-Louise Jézéquel.
Mère : Jeanne, Louise, Marie Thépaut fille de Goulven Thépaut et de Perrine Prigent.
Grand père maternel : Goulven Thépaut né le 1er février 1869 à Larret ( ancienne commune aujourd’hui intégrée à celle de Porspoder) au lieu dit Guilou, fils de Joseph Thépaut né en 1837 et de Marie Louise Bellec née en 1846. (les témoins figurant sur l’acte de naissance s’appelaient Jean et Pierre Léostic).
Grand-mère maternelle : Perrine Prigent née à Dinéault, au lieu dit de Moudennou le 9 mai 1872 fille de Jean Prigent né en 1840 et de Marie Riou
 
Descendance
 
Marie-Françoise, née en 1955, ingénieur, épouse de Serge Audigier (1949) directeur technique.
            Sébastien né en 1982, agent commercial.
Marie Agnès née en 1984.
Olivier né en 1987.
Michèle née en 1959, médecin, épouse de Pierre Jacquemart (1957) médecin.
            François, né en 1985, Ecole Polytechnique 2004
            Benoît né en 1988, Ecole Polytechnique 2007
            Etienne né en 1990
            Vincent né en 1993.
 
L’iconographie….
 
En 1985 en vue de combler un vide qu’il appréhende à son départ en retraite, René s’inscrit à un stage d’initiation à l’iconographie, au Centre russe Saint Georges de Meudon.
Ce stage le comble et il manifeste d’emblée d’excellentes dispositions. Un an plus tard, il devient assistant de son maître, le Père Egon Sendler, iconographe de réputation mondiale. Depuis la fermeture du centre Saint Georges en 2002 il continue d’enseigner à l’Atelier d’icônes de la ville de Meudon.
 
Source : interview de René Léaustic  publiée sur le site internet www.ville-meudon.fr) :
 
« …. La traduction littérale du mot iconographie est écriture des icônes. A une époque où ceux (très nombreux) qui ne savaient pas lire étaient écartés de la connaissance des Saints Evangiles, leur traduction par des peintures avait pour but de mettre à la portée de tous un substitut à l’écriture. On ne dit pas d’ailleurs peindre une icône mais écrire une icône.….
Cette écriture laisse peu de place à l’imagination vagabonde ou à une interprétation fantaisiste d’un artiste.
On l’aura compris, l’icône n’est pas qu’une peinture. L’iconographie doit rester fidèle aux canons enseignés par l’Eglise. L’icône s’écrit comme un texte sacré, elle comporte une forte dimension religieuse.
 
Par la technique et ses aspects technologiques dans les domaines notamment de la composition, de l’écriture, de la préparation du support, de la dorure, de la restitution des couleurs à partir des pigments, l’ingénieur René Léaustic s’est rapidement senti en osmose avec l’iconographie et la communauté des iconographes.
 
René Léaustic a écrit un merveilleux livre: « Ecrire une icône » aux Editions Médiaspaul (éditions@mediaspaul.fr).
Dans cet ouvrage d’art, illustré de plus de 100 croquis et plus de 300 photos couleur et dont la dominante est bien sûr plus technologique que théologique, on y trouve dans le détail les techniques, la composition et tout ce qui concerne l’écriture des icônes.
Cet ouvrage mérite de figurer dans toutes les bibliothèques des membres de la diaspora !
 
Avec le concours et l'accord de René Léaustic

Publié dans SCIENCES ET TECHNIQUES

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