HISTOIRE ET MEMOIRE

Mardi 11 novembre 2008

La Flamme du Souvenir qui éclaire la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe a été accueillie le lundi 10 novembre à 18 h 00 au Mémorial des marins morts pour la France de la pointe Saint Mathieu par l'Association AUX MARINS qui compte parmi ses administrateurs et adhérents de nombreux membres de la diaspora.

Créée à l'initiative d'un journaliste, Gabriel Boissy, la Flamme du Souvenir ne s'est jamais éteinte depuis 1923 même pendant les pires heures de l'occupation de 1940 à 1944.

La Flamme du Souvenir symbolise en permanence le sacrifice de tous ceux qui sont morts pour la France, de tous ceux à qui nous devons de vivre dans un pays libre.

Elle représente aussi l'espérance pour un avenir de paix et de fraternité et s'identifie au rayonnement de notre pays dans le monde.

A l'initiative du Souvenir Français, la Flamme allumée à PARIS a effectué un périple breton de Rennes à Sainte Anne d'Auray, Quimper, Brest et enfin au «Bout du monde» à la pointe Saint Mathieu en Plougonvelin où elle sera conservée.

La Flamme du Souvenir a été accueillie à la pointe Saint Mathieu par 300 personnes en dépit de conditions atmosphériques difficiles, pluie, vent, tempête... mais qui finalement ont paru bien douces au regard des conditions dans lesquelles nos ancêtres ont combattu lors de la guerre 1914/1918 dans la froideur et la boue des tranchées ou la fureur des flots. 

Un cortège a accompagné la Flamme, de la chapelle jusqu'au cénotaphe où la Flamme a été ravivée par le Préfet du Finistère, Monsieur Pascal Mailhos.

La Flamme a été ensuite partagée avec les communes et les associations qui souhaitaient sa présence lors des cérémonies du 11 novembre.

En ce jour du 11 novembre 2008 je vous invite à avoir une pensée aux 22 héros de notre diaspora LEAUSTIC-LEOSTIC-LESTIC qui ont donné leur vie à notre pays au cours de la guerre 1914/1918.

Je vous suggère de relire l'article qui leur a été consacré sur le présent blog rubrique HISTOIRE ET MEMOIRE sous le titre "22 HEROS DE LA GUERRE 14/18".

 

 Une crypte du cénotaphe de la pointe saint Mathieu Photographie Jean Jacques Tréguer - Association Aux Marins www.auxmarins.com

 

 

Par Pierre LEAUSTIC
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Samedi 7 juin 2008

JEAN LEAUSTIC JUSTE PARMI LES NATIONS

La médaille du Juste parmi les nations est la plus haute distinction décernée à titre civil par l'Etat d'Israël.
Les justes sont des personnes non juives qui ont sauvé au péril de leur vie et de celles de leurs proches des juifs pendant la seconde guerre mondiale.
Les noms de ces justes sont honorés à tout jamais et gravés sur le Mur des Justes au mémorial Yad Vashem à JERUSALEM.
Jean a reçu cette distinction à titre posthume en 2002 et c'est le 20 mai 2004 que la médaille du juste a été remise à Paris à ses enfants par Monsieur l'Ambassadeur d'Israël en France. Sur cette médaille figure la mention suivante «Qui sauve une vie, sauve l'Humanité».
Les mérites de Jean sont à la fois simples et exceptionnels.
Jean Léaustic le morlaisien et Marcel Libermann aujourd'hui tropézien étaient voisins à Paris. Ils se considéraient comme deux frères et ce d'autant plus que Jeanne, la mère de Jean, a élevé en partie Marcel. Ils passaient toutes leurs vacances ensemble
à Morlaix et au Diben. Leurs pères respectifs avaient participé ensemble à la guerre 14/18.

En 1942 Jean est embarqué sur le sous-marin «Vengeur» à Toulon lorsqu'il reçoit un courrier de Marcel dont la mère et le jeune frère venaient d'être victimes comme tant d'autres juifs de la rafle du «Veld'hiv» à Paris.
Un courrier sous une forme codée : «Je suis à l'hôpital. J'ai égaré tous mes papiers. J'ai attrapé la maladie de mon frère. Il faut que tu me renvoies d'urgence mon acte de naissance et ma feuille de mobilisation militaire».
Avec la complicité de sa mère Jean fournira un double de ses propres papiers d'identité à son ami Marcel. Grâce à ce stratagème, Marcel échappe aux arrestations et à la déportation dans les camps de concentration de sinistre mémoire où furent exterminées tant de familles juives.

Il faut dire aussi que Marcel possédait précieusement sur lui pendant la guerre une photographie où il posait revêtu de l'uniforme prêté par son ami Jean. Cette photo en uniforme de marin se révéla à de nombreuses occasions être un véritable sauf-conduit pour Marcel.

Marcel Libermann sait qu'il doit la vie à son ami et c'est tout simplement qu'il a fait son «devoir de mémoire» en signalant l'acte de courage et le geste fort de son ami breton, son «frère de lait ».
Cet acte de bravoure a été accompli au nom de l'amitié. Mais Jean ne s'est jamais posé de questions. Pour lui c'était tellement naturel qu'il n'en a même pas parlé à ses enfants !
Son geste profondément humaniste honore non seulement toute la diaspora des «léaustic-Léostic-Lestic» mais aussi toute la communauté bretonne. Une preuve supplémentaire aussi que le breton est fidèle en amitié.
Vous les membres de la diaspora qui voyagez en Israël n'oubliez pas de rendre hommage à Jean en vous inclinant devant son nom à la fondation Yad Vashem de Jérusalem
.
Et vous Marcel Libermann, qui vous honorez d'être le " frère de lait"  de Jean, vous avez toute votre place dans notre diaspora !

 

 





Fils d'Augustin Léaustic (1889) et de Marie Allegoët (1893 -1974) Jean Léaustic est né à Guilers (Finistère) le 23 juillet 1920.
Son père exerçait la profession de mécanicien.

Fils unique il habitait avec ses parents dans le quartier de la Villeneuve à Guilers.

Puis il émigra très jeune avec ses parents en région parisienne dans la ville "Les Pavillons-sous-Bois", commune relevant aujourd'hui du département de la Seine Saint Denis (93).

Il s'engagea dans la marine  en 1938 et accomplit 5 années de service avec notamment une affectation sur  le sous-marin  "Vengeur".

Le sous-marin "vengeur" (Q137) a été construit en 1928 à Cherbourg. Lancé le 1 Septembre 1928 ce sous-marin à double coque de 1500 tonnes de type M-5  figurait dans la série des "sous-marins de 1ère classe de grande patrouille de type "Redoutable", la plus grande série de sous-marins construite en France (31 sous-marins).

Ce sous-marin, basé à Toulon à la déclaration de la guerre en Septembre 1939, navigue ensuite sur les côtes d'Afrique du Nord,  en Océan indien et notamment  à Madagascar et à Djibouti. 
Le 1er Juin 1942 le "Vengeur" est consigné en gardiennage d'armistice à Toulon et sabordé le 27 novembre 1942 avec la Flotte française. Le "Vengeur" sera immergé à son poste d'amarrage  dans les bassins de Missiessy du port de Toulon. Rendu inutilisable il sera démoli.


Jean avec ses parents



De son union le 25 novembre 1944 à Morlaix avec Jeanne Beuzit naquirent 2 enfants :

- Jacqueline (1946), hôtesse de l'air de la compagnie Air France épouse de François Rude (1935) pilote d'Air France et actuellement rédacteur en chef de la revue ICARE (www.Revue-icare.com)

- Gilles (1950), commercial époux de Gilberte Quéllenec.


 Jean et jeanne



Voici la lignée des Léaustic dans laquelle se situe Jean

Ascendance

Augustin Léaustic (1889- 19..?) - Marie Allégoët (1893- 1974)


Descendance

- Jacqueline (1946) - François Rude (1935)
        o - Anne Sophie (1971) hôtesse de l'Air, Air France -   Thierry Menand(1970) docteur en  géophysique
           - Thibaud (1997)
           - Clémence (1999)
       o - Fabrice (1974) Ingénieur du contrôle de la navigation aérienne - Cécile Matuszewski(1971) hôtesse de l'air,  Air France.
          - Grégoire (2003)

- Gilles (1950) - Gilberte Quéllenec (1952)
        - Marie (1974) hôtesse de l'air, Air France - Christophe Goncalvez (1964)


Après une carrière à la manufacture des Tabacs de Morlaix Jean Léaustic décède à MORLAIX le 8 mars 1980.
Son épouse Jeanne, modiste à Morlaix, pendant de longues années est décédée le 16 février 2001.

 

 





Rédigé avec le concours et l'accord des enfants de Jean
Par Pierre LEAUSTIC
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Jeudi 22 mai 2008
 




Pierre Léostic, Dunkerquois d'origine bretonne, faisait partie des parachutistes français du Special Air Service (SAS) qui attaquèrent en Juin 1942 l'aérodrome d'Héraklion occupé par les Allemands.

Né en Dunkerque le 24 décembre 1924, Pierre Léostic était le fils de Gabriel Léostic contrôleur en chef des Douanes et de Lucie Duriez. Il avait 4 soeurs, Marguerite, Thérèse, Yvonne et Geneviève.
Réfugié vec sa famille en Bretagne suite à l'invasion allemande dans le nord de la France, il quitte Brest  en Juin 1940 avec d'autres jeunes brestois... pour Ouessant où un navire anglais les prend en charge.
Il a 15 ans et demi... et laisse à sa mère une lettre particulièrement émouvante :

Ma chère maman,
Je t'en supplie ne me blâme pas, mon sang bout dans mes veines. Je rêve de porter un fusil et de m'en servir.
J'ai pris cent francs et ma carte d'identité. A Dieu vat ! Je veux être français, français encore,français toujours!

Il arrive en Angleterre où bien sûr, compte tenu de son âge, aucune armée ne l'accepte . Il est dirigé vers une école de la France libre au Pays de Galles.
Il s'en échappe, égare volontairement sa carte d'identité et fort d'une stature imposante pour son âge, réussit à s'engager comme soldat volontaire en se déclarant né le 24 septembre 1922.
Il suit un entraînement sévère le rendant apte aux missions les plus difficiles à Exbury  puis à bord du Cameronian. Il est intégré dans la "French squadron" de la Special Air Service" en tant que parachutiste de la France libre.

L'histoire du raid relatée ci-dessous et qui coûta la vie à Pierre Léostic  est tirée de l'interview (1) de Monsieur  Jack Sibard, l'un des survivants  du commando de la French Squadron.

L'unité des SAS, basée à Kabret en Egypte sur les bords du Canal de Suez est spécialisée dans la destruction au sol des matériels de guerre.
Créée à l'automne 1941 par le Major David Stirling, l'unité des SAS a pour devise "Qui ose gagne". Elle opère sur la Cyrénaïque et la Lybie face aux troupes allemandes du Maréchal Rommel.
En Juin 1942 un commando composé du commandant Bergé, du lieutenant grec Costas Pétrakis, du capitaine Lord jellicoe, et des caporaux Jacques Mouhot, Jack Sibard et Pierre Léostic reçoit pour mission d'effectuer une opération de sabotage en Crète.
L'objectif de cette mission est de détruire les avions allemands basés à Heraklion.
Ces avions attaquaient les navires ravitaillant l'île de Malte, point d'ancrage des forces alliées en Méditerranée orientale.
Si Malte ne pouvait plus être ravitaillée, elle capitulait et du coup les forces nazies maîtrisaient une bonne partie de la Méditerranée.
Et c'est d'Heraklion en Crète que décollaient les fameux Junker 88 allemands...

Le commando embarque à Alexandrie sur le sous-marin grec "Triton" qui met le cap sur les côtes nord de la Crète, à l'est de l'île de Dia.
Mais avec les courants et la proximité des batteries allemandes, le "Triton" largue le commando plus au large le matin du 10 juin.
Avec trois canots pneumatiques le commando rejoint la côte dans crique de San barbara près de Sissi.
De là, le commando effectue une marche d'approche de 35 km pendant deux nuits pour arriver au sud d'Heraklion dans la nuit du 12 au 13 juin 1942.

Le soir du 13 juin à 21h, le commando part à  l'attaque de l'aérodrome d'Héraklion avec  leurs  matériels, colt 45, poignard, compas et vingt bombes Lewis pour chaque homme . 

Un premier réseau de barbelés est cisaillé par Pierre Léostic et Jacques  Mouhot  puis un deuxième... l'opération de
sabotage peut commencer.

Jack Sicard raconte :

"Dans un premier shelter un gigantesque Junker 88 sera la première victime ; Jacques monte sur mes  
épaules et place la bombe Lewis. Suivrons trois autres Junker 88.
La 1ère bombe sautera deux heures plus tard.
Après les Junker, c'est le tour d'un  Messerschmitt 109 puis d'un Dornier 17 qui se volatiliseront.
Dans un autre shelter qui abrite un Junker  88, deux Allemands se reposent sur un lit préférant la fraîcheur  et la nature à leur chambrée. Nous posons nos bombes sans troubler leur sommeil.
Comme nous sommes généreux dans la distribution, tour à tour, les avions reçoivent leur charge, parfois double ou triple.
Nous évoluons au centre du terrain au moment de l'explosion de la première bombe ; 22 avions de tous  types explosent les uns après les autres  (19 Junker 88, 1 Dornier 17, 1 Messerschmitt 109, 1 Fuiseler Stork d'observation) plus des accessoires, provoquant un remue ménage parmi les Allemands.
Nous plaçons le reliquat de nos charges près des bombes  gros calibres stockées à proximité d'un poste émetteur.
Ce sera le bouquet final.

Pour traverser le groupe de bâtiments, caserne de  la base, nous nous comportons en chercheurs et non en recherchés, répondant en allemand aux injonctions d'un soldat. Une fois atteint le réseau de barbelés, en quelques foulées, nous étions hors de la base, le cœur léger, et fier de nous mêmes,  mission accomplie".

Les représailles allemandes ont été terribles, immédiates et contraires aux conventions de guerre : les allemands fusillent 50 otages sur la petite colline de Gazi. 

Le commando devait regagner le village de Krotos, petit village sur la côte sud dans les Astéroussia.
Le repli fut difficile et après une très  longue marche et beaucoup de péripéties le commando se retrouve dans la nuit du 18 au 19 juin à l'est du village de Vassilika Anoghia.

Jack Sibard raconte :

"Dans ce village, deux jeunes ont discuté avec  nous et nous ont proposé du vin pour accompagner le poulet de notre repas. Là, on a commis l'erreur de donner  à ces jeunes des bidons anglais pour aller chercher du vin dans un bistrot crétois. Le bistroquet a dit aux jeunes :
 " Mais d'où viennent ces deux bidons anglais ?" et ces jeunes lui ont appris qu'il y avait des parachutistes anglais  dans le village.
Le bistrotier leur a donné le vin avec,  en prime une grosse bouteille de deux litres de vin qu'il est venu nous porter lui même. C'était lui le traître.
Pendant que l'on mangeait, il est reparti à Vassilika Anoghia et a donné l'ordre à son gamin d'aller chercher les Allemands qui se trouvaient à vingt kilomètres au nord. Les Allemands nous sont tombés dessus à 18 heures 30. Auparavant, après un repos réparateur, à 15h, le commandant avait envoyé Jollicoe et Petrakis à Krotos prendre contact.
Nous attendions leur retour et là, soixante Allemands sont arrivés, 60 contre 4. Nous avions 104 cartouches au total. On a fait un carré, un petit mur, Mouhot, Bergé, Léostic, Sibard, un figuier. Bergé a ouvert le feu. 
Les Allemands ont riposté à la grenade . 
Pierrot Léostic m'a dit " Jack, viens au sud ! il n'y a personne, le passage est libre " Avant qu'il entende ma réponse, il s'est  élancé . "Non, Pierrot, il y a un fusil mitrailleur ! "
La rafale de l'ennemi a commencé dans un mouvement très lent ; elle est passée au dessus de moi frappant mon camarade aux jambes, il s'est écroulé en appelant  sa maman ; une deuxième rafale l'a fauché à hauteur  du ventre. Mortellement blessé, Pierrot a pleuré ;
 puis une troisième, puis le silence… il avait 17 ans et demi...
Notre chef décida d'arrêter ce combat inégal. A nos appels, les allemands cessèrent de tirer. Le combat était fini.



Le décès de Pierre Léostic ne fut porté à la connaissance de ses parents qu'en octobre 1943 par la Croix Rouge. Le corps de Pierre Léostic après avoir reposé 4 ans en terre grecque fut ramené en France  pour être inhumé au cimetière de Rosendaël près de Dunkerque.
  
 
Monsieur Tsaldaris, Président du conseil de Grèce a remis la Croix de guerre grecque  à la mère
de Pierre Léostic dans la cour des Invalides à Paris lors d'une grande cérémonie en 1946.
Pierre léostic est inscrit au mémorial des parachutistes SAS de la France Libre à Sennecey-le-Grand en Saône et Loire.
Les villes de Brest, Dunkerque et Héraklion ont donné le nom de l'une de leurs rues à Pierre Léostic.

Des recherches généalogiques portant sur l'ascendance Léostic de notre héros sont en cours. Tous les membres de la diaspora sont invités à y participer et à faire connaître le fruit de leurs recherches.
Pour l'instant outre le nom de ses parents et de ses soeurs (voir en début d'article) seul le nom de son grand père, Julien Léostic, est connu.
Compte tenu des prénoms portés par notre héros (Pierre, Eugène, Emmanuel)  et des traditions de l'époque on peut supposer qu'un Eugène Léostic où un Emmanuel Léostic figuraient dans sa parenté proche (parrain ?).

(1) http://www.chez.com/crete/N14/journal_fra14.html
Bibliographie :
- questionnaire de mémoire effectué sur Pierre Léostic par la classe de CM2 (Professeur Mr Vilain) de l'Ecole Félix Coquelle à Dunkerque-Rosendaël (voir http:// netia59a.ac-lille.fr) 
- Site parachutistes SAS de la france libre  http://lerot.org/FFLSAS
-Site http://www.freance-libre.net/forces_francaises_libres

Photographies : http://lerot.org/FFLSAS

Par Pierre LEAUSTIC
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Samedi 26 avril 2008


La stèle et le cénotaphe du mémorial national des marins disparus.


Une suggestion pour votre week end de l'Ascension du jeudi 1er mai au 4 mai 2008.... Venez participer à la pointe Saint Mathieu en Plougonvelin aux différents temps forts  organisés par l'Association AUX MARINS dans le cadre de ses journées annuelles dédiées aux marins disparus.
 

Voici le programme :
JEUDI 1er  MAI à 15 h 00chemin de mémoire à vocation culturelle, historique et touristique autour de la pointe Saint Mathieu. Sur un circuit de 4 km, accessible à tous, des animateurs guides donneront aux participants des explications sur les sites rencontrés et sur les événements qui s'y sont déroulés. Participation gratuite - Rendez-vous à 15 h00 sur le parking face à l'hostellerie.

VENDREDI 2 MAI CONCERT MUSICAL à 20 h 30 à l'espace  culturel Kéraudy de Plougonvelin (participation 8 euros).

Mathieu Bellec et Logann Vince présenteront un spectacle original, créé pour l'occasion et inspiré par le poème "Océano Nox"de Victor Hugo ("Combien de marins, combien de capitaines...").
Cette soirée s'articulera autour de ce texte, déclamé par un ensemble de comédiens récitants. La musique viendra illustrer successivement les différentes strophes. Neuf pièces musicales seront ainsi jouées par un duo bombarde accordéon parfois rejoint par les cordes, les danseurs ou bien le chant.
La première partie sera assurée par le groupe de chants de la mer "Les Voix du Four".

La recette de cette soirée servira  intégralement  à financer l'achat d'une pompe à morphine programmable et ajustable au profit des malades du CHU de Brest.

SAMEDI 3 MAI à 16 h 00 Cérémonie au Mémorial national des marins de la pointe Saint Mathieu.

Cette cérémonie sera présidée par Monsieur Francis VALLAT  président de l'Institut Français de la Mer (
www.ifmer.org). Cet institut est une organisation reconnue d'utilité publique qui regroupe au plus haut niveau des représentants civils et militaires de toutes les activités maritimes de la France et qui agit politiquement tant sur le plan national qu'international pour la promotion de la France maritime et la meilleure  prise en compte des intérêts maritimes français par les pouvoirs publics.
Le chef d'Etat major de la marine, l'amiral Pierre-François Forissier participera à cette cérémonie.
Deux mille personnes sont attendues pour cette cérémonie qui comprendra deux volets :
- un volet classique et traditionnnel avec un important concours de la marine nationale  (Ecole de maistrance, Ecole de navigation sous-marine, préparation militaire marine, musique des équipages de la Flotte et le bâtiment d'Entrecasteaux qui croisera en mer face au site).
- un volet culturel avec lecture de témoignages de familles, poèmes et chants de la mer.
Pour ces chants de la mer, Maxime Piolot chanteur-poète de renommée internationale sera accompagné par 300 choristes dont certains viennent de l'Ile d'Yeu et de Lorient.

DIMANCHE 4 MAI

- à 11 h 00
dans les ruines de l'abbaye de Saint Mathieu office religieux célébré par le père Jean François Nicolas avec la participation du groupe "Les Voix du Four".
- à 12 h00
déjeuner champêtre sous barnum dans l'enclos aux moines (participation 10 euros).

 
Au cours de ce Week end vous pourrez aussi :

- visiter le salon "La mer en Livres" au Conquet  les 3 et 4 mai de 10h à 12 h et de 14h à 18 h. 

- marcher à votre rythme  le dimanche 4 mai sur les sentiers pédestres de la Balad'iroise à Porspoder et Landunvez (circuits à votre convenance de 5,  8, 12, 18, 24 et 32 kilomètres). Ouverture de la journée à 08 h 30.

Pour votre hébergement n'hésitez pas à contacter le directeur de l'office de tourisme de Plougonvelin (fidèle abonné du blog de notre diaspora) Valéry Winisdoerffer au 02 98 48 3018.



Par Pierre LEAUSTIC
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Dimanche 20 avril 2008

l'abbaye de la pointe Saint Mathieu fondée par saint Tangi ( Tangui, Tanguy) avec en arrière plan le phare et à droite le sémaphore.




Depuis des siècles les générations des Léaustic-Léostic-Lestic comportent de nombreux Tangi, Tangui, Tanguy et aujourd'hui encore on trouve ce prénom dans la diaspora.

Le prénom Tangi (Tangui, Tanguy) a acquis une certaine notoriété dans les années 1950/1970 avec la célèbre bande dessinée du magazine Pilote « Tanguy et Laverdure » (les aventures de deux sympathiques aviateurs) et plus récemment avec le film " Tanguy"  (l'histoire d'un jeune adulte qui s'incruste au domicile de ses parents).

 

ORIGINE...

L'origine de ce prénom correspond à celui d'un saint breton ;

La plupart des saints bretons ont vécu au cinquième ou sixième siècle à l'époque de la grande émigration des Celtes de Grande Bretagne en Armorique. Des Gallois et des corniques (habitants de pays de Galles et la Cornouaille britannique ou Cornwall) sont arrivés en Bretagne dans des « auges » de pierre comme le dit la légende (en fait des barques fabriquées avec des peaux d'animaux tendues par des lattes de bois et lestées par des pierres). C'est la raison pour laquelle de nombreux saints bretons sont nés en pays de Galles, en Cornwall et parfois en Irlande.

Notre Saint Tangi est sans doute une exception puisqu'il est un  "produit"  du Pays d'Iroise.

Nous avons demandé à Rémy Le Martret (fidèle abonné du blog !), historien de la langue bretonne, amoureux du patrimoine du pays d'Iroise et notamment de la pointe saint Mathieu, de nous conter la légende de saint Tangi (ou Tangui ou Tanguy).

LEGENDE....

« si le conte est initiatique, la légende a fond de vérité » - Gaël MILIN - U.B.O. - 2000 -).

Nous sommes en l'an de grâce 525, Galonus est le seigneur de Trémazan, château dont la vieille tour romantique se dresse encore à Kersaint, dans la commune de Landunvez en Pays d'iroise. Il a épousé en premières noces, Florence fille d'Honorius prince de Brest, laquelle lui a donné deux beaux enfants, Haude et Gurguy mais Florence est décédée et Galonus remarié avec une anglaise qui, si elle est riche et de bonne famille, n'en n'est pas moins hérétique. Elle réussit à éloigner Gurguy du domicile familial qu'il quitte pour passer une douzaine d'années de jeunesse à la cour du roi Childebert.
Haude n'a pas cette possibilité et souffre en silence. des mauvais traitements de sa belle mère d'autant plus excédée que Haude est une belle jeune fille accomplie et parfaitement docile ne rechignant point à accomplir les tâches les plus ingrates. La marâtre acariâtre empêche Haude de pratiquer sa religion ou de faire l'aumône. Elle met aussi obstacle à la demande en mariage faite par plusieurs seigneurs des environs. Son père, trop faible ne résiste point à la persécutrice... et celle-ci envoie Haude dans une ferme des environs.
Elle y est depuis deux ans lorsque Gurguy revient chez son père. Il cherche évidemment à savoir où est sa sœur. Discrètement la méchante femme lui décrit sa sœur comme une fille perdue et qui, manquant à ses devoirs, avait été éloignée, contraints qu'ils avaient été de l'envoyer aux champs.
Gurguy court à la ferme indiquée et trouve sa sœur occupée à laver du linge. Ne reconnaissant pas son frère dans le fier chevalier inconnu qui la hèle, par précaution, par modestie, elle s'enfuit. Pour Gurguy c'est la preuve de sa culpabilité. Il la poursuit. Il la rejoint. Brandissant son épée, d'un geste irréparable, il lui tranche la tête. Les témoins impuissants ne peuvent que l'informer des calomnies malveillantes de la belle-mère. Se rendant compte alors de son erreur, accablé de douleur, il rentre au château. Peu après Haude arrive à son tour tenant dans ses mains, sa tête «laquelle ayant posée sur son col, se réunit à son tronc, merveille qui estonna toute l'assistance ».
Haude se tourne vers sa persécutrice, lui reproche son attitude et lui demande de s'amender. Devant son refus elle lui annonce le châtiment de Dieu. La prédiction s'accomplit aussitôt. La marâtre est saisie de terribles maux de ventre, elle rend tous ses intestins qu'elle foule aux pieds et tombe. Un éclair la foudroie alors. Gurguy implore le pardon de sa sœur en se jetant à ses pieds. Elle le lui accorde juste avant de mourir. Nous sommes le 18 novembre 545.

Gurguy s'en va alors trouver Saint Paul Aurélien évêque fondateur de l'évêché de Léon qui lui impose une pénitence de 40 jours. Il se retire dans la forêt proche de Landerneau où il passe le temps prescrit dans les prières, les veilles et les larmes ne se nourrissant que de ce qui est à portée de sa main, racines et fruits sauvages, mais le dernier jour, une corneille lui apporte un beau pain blanc. Gurguy s'en retourne auprès de Saint Paul. Lorsqu'il se présente, sa tête est entourée d'un globe de feu, miracle qui détermine Saint Paul à changer le nom de Gurguy en Tanguy,  "tan" voulant dire feu, ardent (« guy » ou plutôt « ki » se traduisant par chien mais en l'occurrence guerrier). Tanguy lui demande à être admis parmi les moines du monastère que Saint Paul a fondé en l'île de Batz. Il y mène une vie si exemplaire que lorsque Saint Paul fonde le monastère de Gwerber, proche de Morlaix, il en donne la direction à Tanguy.
Ayant appris la proche fin de son père, il lui rend visite pour le préparer à bien mourir. Heureux de cette visite le brave homme fait don à son fils de plusieurs terres et, en particulier, d'une vaste étendue, du cap de Pen ar Bed jusqu'à la rivière de Brest.
Peu après, des marins léonards s'aventurent jusqu'en Egypte. Là, ils ont connaissance du tombeau de l'apôtre Mathieu. Ils s'approprient les restes du saint et les emportent avec eux. Ils sont pris dans une grosse tempête à l'approche du cap et sont jetés à la côte. Pensant être perdus, ils implorent miséricorde et alors qu'ils vont être projetés sur un rocher celui-ci s'ouvre en deux, donnant le passage vers un espace plus calme. Ils mettent à terre leur précieux trésor et en mémoire de ce miracle le lieu est appelé Loc-Mazhé-Traoun : le Val de l'Ermitage de Mathieu. Saint Tanguy auquel cette terre appartient décide, avec l'assentiment de saint Paul, d'y construire un monastère. Toutefois l'endroit étant particulièrement exposé aux fureurs de l'océan, il est décidé de construire les bâtiments beaucoup plus en retrait. C'est alors que Dieu intervient une fois de plus car ce qui est construit en ce nouvel endroit se retrouve le lendemain au plus près de la mer. Les hommes acceptent la loi de Dieu et bâtissent en peu de temps l'église que saint Paul vient bénir, nommant Saint Tanguy pour abbé. Celui-ci fait venir huit religieux de Gwerber auxquels se joignent un grand nombre de disciples.
Plus tard, Saint Tanguy voulant rendre visite à son seigneur et maître, le rencontre en la paroisse du Drenec, en une maison noble. S'étant mis en oraison, ils entendent un chœur mélodieux de voix angéliques en même temps qu'un ange leur apparaît. Il leur donne avis que dans peu de temps ils auront à quitter cette vallée de larmes. Les deux saints se réjouissent de cette bonne nouvelle. Cette maison noble est depuis nommée en souvenir de cette histoire merveilleuse : Coet-Elez, le bois des anges.
Ils prennent congé l'un de l'autre, Saint Tanguy rejoignant le monastère de Gwerber où malgré la joie des moines à le revoir il leur annonce son prochain et définitif départ.
Dès le lendemain il tombe malade, règle ses affaires, bénit ses moines et rend son âme à Dieu le 12 mars l'an de grâce 594, le même jour que Saint Paul. Son corps est porté ici à Saint Mathieu où il est enterré dans le cimetière. Bien que le vent soufflait fort du Nord, jamais aucune torche accompagnant le linceul ne s'éteignit.
Saint Tanguy est très honoré en Bretagne, le pèlerinage de Saint Mathieu est devenu l'un des plus célèbres du duché aux neufs évêchés.

Il faut bien avouer, malgré toute la vénération que l'on doit à Saint Tanguy que l'histoire des historiens apporte quelques contradictions à cette merveilleuse légende.... »

Après cette belle légende brillamment contée par Rémy Le Martret revenons au prénom TANGI.

ETYMOLOGIE DU PRENOM TANGI

... qui, peut s'écrire aussi Tangui ou Tanguy (forme francisée) . Le diminutif est Tangou.
Rappelons qu'étymologiquement le prénom Tangi se décompose en Tan (feu ardent) et Ki (chien/guerrier). Le sens probable de Tangi est « ardent comme un chien au combat » .

En vieux breton on trouve plusieurs orthographes attestées de ce prénom
Tanchi (859) Tanki 870) Tanghi (1050) Tangi (1086) Tangui 1092) Tanguy (1262)
On trouve aussi une variante graphique Thanghy

En cornique : Tangye de Tangy (fire-dog) attesté depuis 1606.

DES LIEUX...

57 lieux en Bretagne (Kertanguy, Kerdanguy... )ont un composant Tangi, Tangui ou Tanguy. Citons notamment la tour musée « La tour Tanguy » près du pont de recouvrance à Brest.

L'histoire du château de Trémazan en Landunvez où serait né Tangi est liée à celle d'une famille,  les seigneurs du Chastel, qui s'éteint à la fin du 15 ème siècle faute d'héritiers mâles. Les seigneurs du Chastel ont souvent porté le nom de Tanguy.
Cette famille construisit le château et en fit sa principale demeure pendant plusieurs siècles.
Les seigneurs du Chastel ont fondé près de leur château une belle chapelle en l'honneur de St Tanguy et de Ste Haude (Eodez en breton). C'est la chapelle de Ker-Seant (Kersaint aujourd'hui) qui veut dire en français le village aux saints

DES PERSONNAGES...

Parmi les personnages qui ont porté le prénom de Tangi, Tangui ou Tanguy l'auteur de pièces de théâtre à caractère poétique, Tanguy Malmanche (1875-1953)... qui a rendu hommage à son prénom « Je ne dis pas que, parce que je m'appelle Tanguy, j'ai composé des drames bretons ; je dis seulement que je n'aurais pas eu le courage de les écrire si je m'étais appelé Célestin. »

Citons également Tanneguy du Chastel né en 1368 qui devint prévôt de Paris et qu'on soupçonne d'avoir participé à l'assassinat du duc de Bourgogne Jean sans peur en 1419 !

DES NOMS...

Le prénom Tangi, Tangui, Tanguy s'est souvent transformé en nom de famille Tanguy. Ce patronyme est répandu dans le Finistère Parmi les personnages qui  ont porté ce nom citons Yves Tanguy (1900-1955) peintre surréaliste français naturalisé américain.

DES ŒUVRES...

« Tanguy » le livre de Michel del castillo
« Tanguy » le film d'Etienne Chatiliez

DES DICTONS...

Des dictons se rattachent à la saint Tangi qui se fête le 27 novembre ou le 19 novembre selon les calendriers !!! Il semblerait que Tangi se fête le 27 novembre et Tanguy le 19 novembre !

« A la saint Tangi, jamais vent ne languit »
« A la saint Tangi le temps est toujours gris »


Bibliographie :

- Albert Le Grand - bénédictin du 17ème siècle « Les vies des saints de la Bretagne Armorique »
- Prénoms bretons, Gwennole Le Menn, Coop Breizh 1990
- Site internet « http://tremazan.lepla.com/Legendre.html : la légende de Tremazan
- Dictionnaire des noms de famille bretons par Albert Deshayes aux Editions Le chasse- marée- Armen

Photographie :

L'abbaye de la pointe saint Mathieu : Jean Jacques Tréguer de l'association Aux Marins (www.auxmarins.com)

 

Par Pierre LEAUSTIC
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Dimanche 23 mars 2008

 

Notre ami GWENN LEAUSTIC a publié ces jours derniers un article sur Christophe Léaustic né vers 1624. Cet article fera date sur notre blog car on retrouve Christophe Léaustic dans une grande majorité des généalogies relatives aux Léaustic-Léostic.

Tous nos compliments à Gwenn, qui de manière claire et concise nous a fait partager le fruit de ses recherches historiques. Les informations qu'il nous a communiquées sont d'une valeur inestimable pour la diaspora car elles sont étayées par des références irréfutables et accompagnées par une signature XTÔFFE LEAUSTIC qui vaut son pesant d'histoire.

Dans cet article sur Christophe vous n'avez peut-être pas accordé l'importance qu'il convenait à cette information complémentaire concernant un certain Jehan  L'Eostic qui vivait lui aussi en Pays d'Iroise en 1434.
J'ai souhaité extraire cette information pour mieux mettre en exergue l'existence de Jehan (Jean) L'Eostic et ainsi la présence de ce patronyme dans les cantons de Saint-Renan et de Ploudalmézeau au Moyen Age.

"... pour preuve, une procédure en justice, datée de novembre 1434, opposant les paroissiens de Plourin, contributeurs aux fouages à Marie du Kermeur, nous apprend que cette Dame possédait le lieu noble du Roudouz et qu’elle désirait affranchir Jehan L’ÉOSTIC, son métayer, de toute imposition propre aux lieux roturiers.

La Dame du Kermeur et son métayer durent se plier aux exigences de la majorité des paroissiens, qui revendiquaient une répartition équitable de la charge contributive dans la paroisse.."

1434...voilà un record dans la profondeur de nos racines  ! Mais tous les records sont faits pour être améliorés....

L'image ci-dessous n'est pas, vous vous en doutez, la statue de Jehan... mais celle de Saint Isidore le patron des laboureurs et des fermiers. On retrouve cette statue dans de nombreuses églises et chapelles de Bretagne comme par exemple celle de Locmaria-an-Hent en Saint-Yvi (photo de C. Laurent - Revue Armen).
L'intérêt de cette illustration est  de vous présenter le costume porté par Saint Isidore. Ces vêtements  datent de  l'époque de Jehan (1434) et plus probablement de celle de Christophe (1624) : "un chupenn ouvert sur un premier gilet où les boutons ne servent que d'ornement, porté sur un second gilet croisé et fermé jusqu'au cou..." (Source revue Armen numéro 21).
Chupenn en breton signifie veste.
.

 
Par Pierre LEAUSTIC
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Mercredi 19 mars 2008
 
 
 
Les recherches généalogiques consacrées à nos ancêtres LÉAUSTIC ou LÉOSTIC, sur les cantons de Ploudalmézeau ou Saint-Renan, convergent, pour nombre d’entre elles, vers Christophe LÉAUSTIC, né au début du XVIIème siècle, sur les paroisses de Plourin ou Brélès.
 
Ce premier ancêtre attesté possède une signature bien lisible et reconnaissable « Xtôffe LÉAUSTIC », qui figure notamment sur l’acte de naissance d’une de ses petites-filles, née le 21 septembre 1675, au Cran, à Ploumoguer.
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Sa descendance, fort nombreuse, s’implante durablement sur les paroisses de Plouarzel, Ploumoguer, Brélès, Plourin, Lanildut, Plouguin ou Lampaul-Ploudalmézeau. Il compte parmi ses descendants plusieurs léonards célèbres dont le docteur Augustin MORVAN (1819-1897), l’abbé Jean-Marie PERROT (1877-1943) ou le ministre André COLIN (1910-1978).
 
La présence de ce patronyme sur les cantons de Saint-Renan et Ploudalmézeau est cependant connue bien antérieurement ; pour preuve, une procédure en justice, datée de novembre 1434, opposant les paroissiens de Plourin, contributeurs aux fouages à Marie du Kermeur, nous apprend que cette Dame possédait le lieu noble du Roudouz et qu’elle désirait affranchir Jehan L’ÉOSTIC, son métayer, de toute imposition propre aux lieux roturiers.
La Dame du Kermeur et son métayer durent se plier aux exigences de la majorité des paroissiens, qui revendiquaient une répartition équitable de la charge contributive dans la paroisse.
 
 
Né vers 1624, Christophe LÉAUSTIC se marie aux alentours de 1644 avec Marie LE GÉLÉBART (1620-1683), dont la famille, relativement aisée, réside sur Plourin.
 
Le jeune couple prend en location, en qualité de fermiers, le Manoir de Brescanvel, vers 1651. Ils y sont encore attestés en août 1665, époque à laquelle Jean du POULPRY, seigneur de Kerillas, leur vend, pour 18 livres tournois, plusieurs terres au village de Brétiez (alias Bertiez) en Lanrivoaré.
Dans l’inventaire des titres originaux de l’abbaye de Saint-Mathieu est mentionné, en date du 12/03/1668, le bail consenti par la dame de Briantays à Christophe LÉOSTIC de la dîme du village de Brescanvel et de la paroisse de Plourin, à la réserve des villages de Kerbaul, Kervizinic, Keraulieren, Kerandraon, Kernéach et Kerabettor pour la somme de 105 livres.
Ils possèdent par ailleurs de nombreuses terres sur Milizac (Kernoble notamment) et Plourin, acquis par donations et héritages du côté des parents de Marie LE GÉLÉBART (Yvon LE GÉLÉBART et Jeanne FLOCH).
  Au moins six enfants naissent de leur union, fort probablement au Manoir de Brescanvel, sur la trève de Brélès (dépendant de la paroisse de Plourin), entre 1645 et 1660, dont sont issus :
 
Bazile, prêtre à Plouarzel, (°1645 - +10/05/1687 à Plouarzel),
 
Yves (°1649 - +08/08/1703 à Kervorès Plouarzel), marié en 1668 à Marie PÉTON, puis vers 1682 à Barbe JÉGOU ; ils résident à Kermados au début des années 1670. (postérité avérée)
 
Jeanne °1650, épouse à Plouarzel Renan Riou le 01/10/1675, originaire de Ploumoguer, où le couple s’installera, au Cran. (postérité avérée)
 
Jacques, qui est plus jeune, est installé au Manoir de Keringar à Brélès, où il décèdera le 25/02/1714, ainsi que ses deux épouses successives (Jeanne STEPHAN puis Françoise CORRE). Marie LE GÉLÉBART, la mère de Jacques, finira ses jours également à Keringar en 1683. (postérité avérée)
 
Gilette °1653 - +13/02/1717, installée à Keriligou à Brélès après son mariage avec Yvon KERÉBEL, le 01/02/1677 (Plourin), puis au Manoir de Kerbrozel à Plouarzel à la fin des années 1690 (on lui connaît au moins douze enfants).
Cette dernière finira ses jours à Keramponçon en Plouarzel, dont elle était propriétaire et où résidaient deux de ses fils, Jean et Hamon KERÉBEL. (postérité avérée)
 
Hamon °1670 - +17/12/1730, installé à Kergador en Plouarzel, après son mariage avec Marie Floch. (postérité avérée)
 
 
Christophe LÉAUSTIC est décédé le 3 mars 1699 à Trébabu à un âge avancé.


GWENN LEAUSTIC

Le Manoir de Breiscanvel au début du 20ème siècle....

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Par Pierre LEAUSTIC
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Vendredi 18 janvier 2008

 

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            Fils de Jacques LEOSTIC et de Marie Renée GELEBART, Yves LEOSTIC est né le 13 Novembre 1908 à PLOUARZEL, dans le Pays d’Iroise ( Finistère ).
            Avec ses parents, ses deux frères et ses 4 sœurs, il habite le bourg de PLOUARZEL.
            Après avoir exercé le métier d’ouvrier agricole dans les fermes avoisinantes, il s’engage dans la Marine Nationale en 1927 (matricule 3023.27.2), à la suite de son frère Louis et obtient de brevet de canonnier.  Ses brillants états de service lui valent des promotions rapides jusqu’au grade de Maître et une admission dans le cadre de maistrance le 10 Octobre 1935.
            Il a servi successivement sur le TOURVILLE, le JEAN BART et le FOCH .
            Au cours de sa carrière de marin d’Etat, il participe notamment aux opérations de rapatriement des corps des marins victimes du naufrage du POURQUOI-PAS dans l’Atlantique Nord. 

            Il se retrouve  en Angleterre en Juillet 1940, dans des conditions particulièrement difficiles, aux prises avec les autorités Britanniques.
            Embarqué sur le croiseur FOCH, le 27 Novembre 1942 à TOULON, il participe aux opérations de sabordage de la flotte française en rade de TOULON.
            Démobilisé en 1943, il se retire dans la commune de BEUZEC CAP SIZUN  où il s’était marié avec Berthe GUIDAL le 7 Août 1934, et où sont nées ses deux filles, Berthe et Josiane. Pour l’anecdote, il est à noter qu’il était tombé amoureux de Berthe GUIDAL au vu d’une photographie présentée par un ami marin de POULLAN SUR MER, alors qu’il se trouvait à TOULON.
            A peine démobilisé, il s’engage aussitôt dans la résistance dans la compagnie de TREBOUL.
 
            Le dimanche 6 Août 1944, sur la route menant de BEUZEC CAP SIZUN à POULLAN SUR MER, il rejoint à vélo son unité de résistance. Au lieu-dit Kéroullou, il est pris en otage ainsi que l’Abbé CONAN, suite à l’attaque d’un convoi Allemand par deux résistants de passage (Joseph MENS et Henri CELTON). Ils sont fusillés sur place en représailles. Une stèle a été érigée en cet endroit en l’honneur de ces quatre résistants.
 
            Déjà titulaire de la Médaille Militaire à titre militaire, il l’obtient à nouveau à titre posthume avec la Croix de Guerre avec palme et la médaille de la Résistance avec la mention suivante : "Magnifique Patriote, arrêté pour faits de résistance le 6 Août 1944, est mort glorieusement le même jour."
 
            Les YVES LEOSTIC ont payé un lourd tribut à la guerre puisqu’on dénombre cinq Yves LEOSTIC morts pour la France au cours des conflits du vingtième siècle. Ils sont tous originaires du Pays d’Iroise (www.memoiredes hommes.sga.defense.gouv.fr).
 
            La photographie du marin Yves LEOSTIC  figure au Mémorial national des marins morts pour la France situé à la pointe Saint Mathieu en Plougonvelin dans le Finistère. Dans le cénotaphe sa photographie est située dans la crypte du fond à droite sur le mur de gauche.
            Son histoire est relatée sur le site www.auxmarins.com.
Tous les membres de la diaspora sont invités à lui rendre hommage sur ce lieu national de mémoire (100 000 visiteurs en 2007).
            Le développement et le rayonnement de ce mémorial sont gérés par l’association AUX MARINS ( Tél.02 98 38 07 79 – adresse courriel : assauxmarins@orange.fr). Si vous avez dans votre famille ou dans votre entourage un marin "mort pour la France" et si vous souhaitez que sa mémoire soit honorée au cénotaphe n'hésitez pas à contacter l'association présidée par Pierre Léaustic, membre de la diaspora.
 
Avec le concours des ses filles Berthe et Josiane et de son gendre François Auffret
Par Pierre LEAUSTIC
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Dimanche 2 décembre 2007

Source : site www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr



22 jeunes hommes  de la diaspora "Léaustic - léostic-lestic "sont morts pour la France au cours de la guerre 14/18. C'est toute une génération qui a été enlevée brutalement  à leurs familles. Ils sont morts glorieusement pour la défense de leur pays.

Ils sont dans leur quasi-totalité originaires du Pays d'Iroise dans le Finistère (Pen ar bed) berceau des "Léaustic-léostic-lestic "depuis des siècles.



LEAUSTIC
                                                                                                                                                                                              
JEAN né le 29 septembre 1883 à Plougonvelin(29), mort pour la France le 1 décembre 1915 à Thure dans la Marne

JEAN FRANCOIS né le 26 décembre 1885 à Plougonvelin(29) , mort pour la France le 30 juin 1915 dans la Marne

JEAN FRANCOIS MARIE né le 21 décembre 1888 à Guipronvel (29), mort pour la France le 20 octobre 1915 à Souain dans la Marne

JEAN MARIE né le 9 janvier 1888 à Lambézellec BREST (29), mort pour la France le 10 octobre 1918 à PARIS

PIERRE MARIE né le 14 octobre 1884 à Plougonvelin(29), mort pour la France le 18 septembre 1914 à Autreches dans l'Oise


LEOSTIC

Charles né le 23 septembre 1889 à Landunvez (29), mort pour la France à bord du croiseur Gambetta le 27 avril 1915

Eugène né le 26 Octobre 1886 à Paris (17ème) mort pour la France à Gourlandeu (?)dans la Marne le 14 septembre 1918.

François Marie né le 7 novembre 1884 à Plouzané (29)  mort pour la France à Laffaux le 16 avril 1917

Hervé né le 31 août 1889 à Plouarzel (29) mort pour la France le 4 octobre 1914 à Hénin sur cojeul dans le Pas de calais

Jean françois né le 29 mai 1894 à Chateaulin (29), mort pour la France le 1 mai 1917 en Serbie.

Jean Louis né le 10 avil 1878 à Pleyben (29) mort pour la France à Aubérine dans la Marne le 13 avril 1918

Jean marie né le 18 septembre 1885 à Locmaria Plouzané (29) , mort pour la France à Authuille dans la Somme le 2 décembre 1914

Jean Marie né le 10 juillet 1895 à Lanrivoaré (29 mort pour la France le 28 août 1918 à l'hôpital de Cabour à Adinkerke en Belgique.

Jean René né le 15 août 1879 à Locmaria Plouzané (29) mort pour la France à Fouancourt le 5 septembre 1916 (?) 

Joseph Marie né le 15 février 1890 à Plouguin (29) mort pour la France le 13 cotobre 1917 à Pargny dans le département de la Somme.

Michel né le 26 décembre 1887 à Plouarzel (29), mort pour la France le 11 mars 1917 à Ste Menehould dans la Marne

Tangui Marie né le 3 juillet 1884 à Plouarzel (29) mort pour la France à BITRY dans l'Oise le15 septembre 1914.

Yves né le 27 octobre 1892 à Plouarzel (29) mort pour la France à Saint Nicolas dans le Pas de Calais

Yves marie né le 20 mars 1887 à Locmaria Plouzané (29), mort pour la France à Tahure dans la marne le 25 septembre 1918

Yves marie né le 9 décembre 1884 à Plouguin (29), mort pour la France le 4 mai 1918 à Bailleul dans le Nord

Yves Marie né le 17 septembre 1900 à Plouarzel (29)   mort pour la France le 12 septembre 1918 à BREST.



LESTIC

Mérin Marie né le 22 mai 1889 à Merlevenez (22) mort pour la France le 21 septembre 1915 à Souain dans le Nord




Source : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Certains noms de lieux  de décès peuvent être mal orthographiés et certaines recherches sont en cours pour compléter les ? du texte.

Tous ceux qui possèdent des éléments plus détaillés sur la vie de ces héros sont priés de les communiquer à  :
pierre.leaustic@wanadoo.fr
Ces éléments seront publiés dans cette rubrique du blog si vous le souhaitez.

 









Par Pierre LEAUSTIC
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Dimanche 2 décembre 2007

Toutes les familles françaises ont leurs héros et la diaspora des "Léaustic, léostic,lestic" n'y échappe pas. 
Il s'agit de tous ces hommes et de toutes ces femmes souvent méconnus, victimes militaires et civiles des guerres (morts pour la France...), disparus en servant une grande cause (caritative, humanitaire...) ou décédés en accomplissant un acte civique (sauvetage, secours....)

La rubrique ""Histoire et Mémoire" du présent blog entend réaliser à leur égard ce qu'on appelle aujourd'hui le devoir de mémoire.
L'objectif est  d'une part d'arracher à l'oubli tous ces valeureux pour les inscrire dans l'histoire nationale et familiale et d'autre part de rendre justice à des héroïsme trop souvent méconnus.

Tous ces héros ne sont pas morts pour rien.
Tous ces héros ont droit à notre fidélité familiale et à notre reconnaissnce car leur sacrifice fait partie de notre mémoire et de notre histoire collectives.

Ce sont des héros dont nous sommes tous légitimement fiers et dont l'exemple ne manquera pas de marquer nos jeunes générations.

Par Pierre LEAUSTIC
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