SOCIAL ET HUMANITAIRE

Samedi 7 février 2009

 

 

Robert Léaustic a décrit son parcours de vie, sa vocation humanitaire et sa généalogie dans deux articles du blog de la diaspora des Léaustic-Léostic-lestic intitulés "l'humanitaire comme credo" .
Il a bien voulu nous faire part de ses impressions lors de son récent voyage à caractère caritatif et humanitaire au TOGO à l'automne 2008.

Rappelons que l'association humanitaire qu'il préside « Ergué-Togo a pour objectif principal de former des jeunes paysans du nord Togo dans le contexte du CARTO.

 

Le Carto signifie Centre d’Animation Rurale de Tambinong Ogaro. Il est situé dans la région d’Ogaro au nord-est du Togo à 45 km de la ville de DAPAONG dans une région appelée "le pays des savanes". C’est une région toute proche du Burkina Faso.

Vous pouvez obtenir des informations plus précises sur cette action humanitaire en visitant le site   www.ergue-togo.fr 

 

Voici ce qu'il nous a écrit :

En débarquant à Ogaro,  je me sentais comme délégué de toute mon association
" Ergué-Togo" qui, à travers mon voyage, rendait visite au Togo.


Des noms de personnes et de lieux tant de fois entendus prenaient enfin une consistance concrète et, de ce fait, je me trouvais d'emblée dans un milieu en quelque sorte familier : tant de choses communes nous liaient déjà.

L'accueil, à la fois simple et chaleureux qui nous a été réservé, à mon compagnon de voyage et moi-même, nous a mis dès l'abord à l'unisson des membres du CARTO ; nous étions annoncés, attendus même.

Oui, nous étions vraiment chez nous et j'en remercie les frères des différentes communautés que nous avons visitées ainsi que leurs collaborateurs togolais que j'ai pu rencontrer pour leur gentilesse et leur sens de l'accueil.

Pour en revenir au CARTO, je suis revenu, plus convaincu que jamais de la qualité et de la pertinence de la formation qui y est dispensée au regard des besoins élémentaires et des conditions de vie et de travail des familles de paysans du Pays des Savanes. Le F. Claude, Germain, Julienne et tout l'encadrement du CARTO ont réellement le souci de prendre les familles des stagiaires au niveau qui est le leur pour leur permettre de cheminer pas à pas vers un mieux-être qui soit à leur portée et qui soit transposable dans leurs villages d'origine.

La devise du CARTO : « Une terre pour vivre », prend là tout son relief et toute sa vérité.


Un autre point qui m'a frappé et réjoui : c'est l'effet « tâche d'huile ». Sur toute la région d'Ogaro on voit se diffuser des techniques culturales mais aussi de nouvelles habitudes de vie quotidienne dont on sait qu'elles ont été initiées au CARTO. La culture attelée bien sûr mais encore l'utilisation de l'âne pour le transport des marchandises, la vulgarisation de nouvelles essences de plantes et de nouvelles préparations culinaires plus riches en protéines... autant d'éléments que les anciens stagiaires ont contribué à développer et à faire connaître autour d'eux. Une autre illustration réside dans le fait qu'il y a eu 50 couples de paysans à solliciter leur admission au centre pour la session de 2008. Il n'est pas de manière plus éloquente d'exprimer la qualité du travail réalisé au centre.

Récolte de maïs

Un autre point me paraît intéressant à relever : c'est l'accent porté au CARTO, au-delà de la formation technique, sur la responsabilisation du couple, la prise de décision commune, le droit de parole accordé aux femmes ; du coup, leur rôle et leur autonomie au sein de la famille et de la société que constitue le village s'en trouve renforcés. Elles sont aussi appelées à jouer un rôle plus déterminant dans la prévention de fléaux tels que l'alcoolisme ou le sida.

Le travail qui s'effectue dans les écoles est vraiment impressionnant. Les enseignants, avec un  minimum de moyens : deux tableaux noirs et quelques craies s'ingénient à produire des documents didactiques d'une grande qualité tels que des tableaux de lecture, des schémas de sciences ou des cartes de géographie. Les élèves, en particulier en CP ont pour tout matériel un petit bout de craie qu'on s'emploie à économiser et une ardoise en contreplaqué peinte en noir mais que les années d'utilisation ont blanchie. Ils s'activent, heureux et enjoués mais aussi attentifs et désireux d'apprendre à l'image des attentes de leurs parents présents à l'école. Ils y arrivent d'ailleurs très bien en particulier dans l'apprentissage de la lecture à l'aide de la méthode gestuelle en particulier.

salle de classe

Le F. Pierre Orain et M. Pierre Kombaté, son associé togolais, font le travail de suivi et de formation de tous ces 58 enseignants malgré les surprises que leur réserve parfois le ministère togolais de l'Education.
Plus globalement, seuls ceux qui ont connu Ogaro voici 25 ans et le redécouvrent aujourd'hui peuvent mesurer tout le chemin parcouru :

- Passer d'une ou deux paillottes au bord de la piste rejoignant Dapaong à Mandouri à un village dont les nombreuses soukalas éparpillées aux alentours comportent désormais une maison d'habitation en dur munie d'un toit de tôle.

- Voir s'implanter un marché qui anime le village tous les jeudis et dimanches, attirant du monde jusqu'à Dapaong, et des petits commerces permanents.

- Construire un collège à l'initiative de parents du village tels que Batika et Alidou. Les classes de 6ème et de 5ème regorgent déjà d'élèves venant en particulier des écoles de brousse. Un terrain vient d'être acquis pour la construction d'une église.

Drapeau togolais et drapeau breton!

Ce sont là autant d'effets collatéraux positifs issus de la dynamique impulsée par le CARTO et ses responsables successifs durant ces 25 ans de son existence. On sent que c'est toute une région qui s'est remise en route et se prend de nouveau à croire en l'avenir puisque des perspectives et des moyens simples et réalistes de développement sont mis à sa portée.

Mon propos est volontairement positif et optimiste et c'est justifié. Sans doute existe-t-il quelques points d'ombre, quelques incertitudes, quelques questionnements. Mais j'ai pris le parti de savourer mon séjour et de le partager sans trop de nuances pour ne pas en gâcher l'image. Prenez-le comme tel.

Robert (Bob) Léaustic

   

Robert Léaustic (1945)
Etienne Léaustic (1910-1975) - Marie Yvonne Pelleau (1922-2007)
Claude Marie Léaustic (1876-… ?….) - Claudine Le Hir (… ?…………)
Pierre Eugène(1840-1891) - Marie Françoise Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic(1795-1866) -Marguerite Lannuzel (1798-1852)
Jean François Léaustic(1766 -1812)-Marie Josephe Le Bihan (1769-1829)
François Léaustic(1728-1797) - Marie Marguerite Jézéquel (1798- ?)
François Léaustic (1699-1778) - Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650-1703) - Barbe Jégou (1655-1727)
Christophe Léaustic (1624-1699) - Marie Le Gélébart (1628-1683) 
 
Par Robert LEAUSTIC
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Dimanche 24 février 2008

La 2ème partie de l'article "Robert Léaustic : l'humanitaire comme credo" est publiée sur le blog aujourd'hui dimanche 24 février. Vous pouvez en prendre connaissance  http://leaustic.over-blog.com.
Pour des raisons techniques l'annonce de cette parution ne vous est pas parvenue dans les conditions habituelles.

Par Pierre LEAUSTIC
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Dimanche 24 février 2008
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Vous assurez aujourd’hui des missions humanitaires….
 
Le terme mission est inexact en ce qui concerne le travail que l’association que je préside effectue pour le Togo. C’est plutôt la participation à une œuvre de développement rural. De fait, c’est en 1996 que cette association dénommée « Ergué-Togo Les Sables Rouges » a été créée suite au départ d’un de mes confrères dans un centre de formation rurale au Nord Togo qui se nomme Le CARTO. Des amis sont allés le voir et à leur retour, bouleversés par le dénuement du milieu, ils ont demandé que l’on fasse quelque chose pour leur venir en aide. De là est née l’association « Ergué-Togo les sables rouges ».
 
Maintenant que je suis à la retraite, je compte me rendre sur place au mois d’octobre prochain à l’occasion des 25 ans du CARTO.
 
Quelles sont les particularités du CARTO
 
Le Carto signifie Centre d’Animation Rurale de Tambinong Ogaro. Il est situé dans la région d’Ogaro au nord-est du Togo à 45 km de la ville de DAPAONG dans une région appelée « le pays des savanes ». C’est une région toute proche du Burkina Faso.
 
Extrait du site internet www.ergue-togo.fr :
Depuis sa création en 1982, le Carto formait sur deux années, des jeunes couples à la vulgarisation agricole, et leur allouait, à la sortie de leur formation, une paire de bœufs et une charrue. Il s'est avéré au fil des années, que la motivation des stagiaires s'atténuait, laissant apparaître, dans certains cas, le seul intérêt de bénéficier de l'aide accordée en fin stage. Pour contrer cette démotivation, les permanents du Carto prennent la décision de reconsidérer le contenu du programme de formation et de limiter sa durée à une seule année, au lieu de deux. De même, ils font souscrire une participation onéreuse aux stagiaires dans l'acquisition de leur premier équipement. C'est cette formule qui a toujours cours aujourd'hui.
 La poursuite de l'instruction scolaire
La question est maintenant posée : quelle formation après l'enseignement primaire des écoles d'Ogaro ? Les enfants qui ont suivi régulièrement leur scolarité arrivent en fin de cycle primaire. Que peut-on leur proposer  dans la perspective d'un avenir mieux préparé ? Ainsi l'idée d'un collège d'enseignement est évoquée. Aujourd'hui, en 2008 cette suggestion demeure en suspens. Il n'existe localement, en dehors de la formation rurale dispensée par le Carto, aucune structure susceptible de répondre aux besoins d'une formation générale d'un autre niveau. De même qu'il n'existe aucun centre destiné à la formation professionnelle.
L'aide que nous apportons à Ogaro est devenue une nécessité tant les besoins sont importants. Bien des choses évoluent avec le temps : 20 ans de présence des frères de Ploërmel et les aides d'associations comme la nôtre contribuent à aider au quotidien la population locale.
Cette population ne recherche d'ailleurs pas spécialement à gagner son autonomie; on  lui a apporté quelque chose, en contrepartie, nous avons la satisfaction de la soutenir. Elle vit dans un système d'économie rudimentaire: il n'est pas question de développement industriel ni commercial, tout au plus peut-on apercevoir l'amorce d'un artisanat précaire. L'animal demeure la seule source d'énergie de production, passage obligé pour tenter d'évoluer.
L'œuvre que nous avons entamée, il faut la continuer; notre aide est aujourd'hui indispensable pour permettre à ces enfants d'Ogaro, à toutes ces familles bénéficiaires de nos actions, de progresser dans leur quotidien, en leur permettant d'acquérir les techniques nécessaires à leurs conditions vitales.
 
Comment peut-on avoir des informations plus précises sur les objectifs et les réalisations de votre association ?
 
L’action de notre association qui dure depuis maintenant 12 ans est exclusivement tournée vers l’aide au CARTO.
Le site http://www.ergue-togo.fr permet de suivre l’évolution de nos actions.
Parmi les actions les plus caractéristiques on peut citer l’achat de groupes électrogènes, de véhicules, tracteurs et accessoires, pompes immergées etc.
Tout ce matériel est acheté par le CARTO à l’aide des dons de l’association.
 
Comment aider votre association ?
 
En adhérant pour 15 euros à l’association (bulletin d’adhésion à télécharger sur le site) ou en adressant des dons à l’adresse suivante : 
Association «  Ergué-Togo les sables rouges » Rue de la Papeterie
29500 Ergué-Gabéric
En retour l’association vous adressera un reçu fiscal.
L’association n’est pas malheureusement en mesure de recevoir des dons en matériels, en équipements ou en produits alimentaires en raison du coût financier du transport logistique.
 
 
Merci à Robert (BOB) Léaustic de s’être prêté à cette interview.
 
Par Pierre LEAUSTIC
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Vendredi 22 février 2008
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Fils d’Etienne Léaustic (1910 – 1975) et de Marie-Yvonne Pelleau (1922 – 2007) Robert Léaustic est né au Conquet (Finistère) le 28 novembre 1945.
Ses parents originaires des communes de Plouarzel et Ploumoguer dans le pays d’Iroise exerçaient la profession d’agriculteurs.
Après une carrière religieuse Robert Léaustic préside aujourd'hui une association de solidarité internationale
.
 
Frère Robert ou BOB comment faut-il vous appeler car tout le monde vous connaît sous le diminutif familier de BOB ?
 
Depuis mon entrée en classe de 6ème, en 1957, on m’appelle ainsi. Ce serait un peu me renier que d’en changer. C’est en quelque sorte, mon nom de religion. C’est donc bien ainsi.
 
Pouvez-vous évoquer votre jeunesse dans le monde rural du pays d’Iroise ?
 
Avec mes parents, et mes deux sœurs, Claudine et Marie-Louise, j’ai habité la ferme de Kermergant au Conquet puis celle de Kervennoc en Plougonvelin.
 
Dans les années après guerre, dans le monde rural, les enfants, participaient activement à tous les travaux de la ferme familiale. Ils étaient partie prenante de tout ce qui s’y vivait. La vie était sans doute assez rude mais simple, on n’avait guère le temps de se poser trop de questions, les attentes du quotidien tenaient lieu de réelle philosophie. Cela nous donna très tôt le goût du travail et le sens des responsabilités : chacun avait sa place dans l’activité de l’exploitation et en était conscient. Cela faisait que la vie se déroulait somme toute dans une relative sérénité. Toutes les familles étaient quasiment logées à la même enseigne. De ce fait, il existait une grande solidarité entre les gens du même village ou des villages voisins. Cela se manifestait par l’entraide pour les grands travaux ou lors des coups durs : deuil, perte d’animaux, catastrophe ; mais aussi, entre les fêtes de Noël et le mardi gras, le soir on se retrouvait les uns chez les autres pour des « veillées ». On y jouait aux cartes, on y tricotait, on rappelait les souvenirs de la guerre, le bombardement de Brest et de l’occupation allemande. Nous buvions ces récits du vécu local récent avec beaucoup d’attention. La soirée se terminait par un casse croûte : charcuterie, café gâteaux. Il en était ainsi une fois ou deux par semaine.
 
J’ai fréquenté d’abord avec mes soeurs l’école primaire St-Charles à Plouarzel, village situé à quelques kilomètres de la ferme familiale du Conquet. Ma tante et mon oncle qui habitaient ce village furent heureux de nous accueillir car ils n’avaient pas d’enfants et habitaient à proximité de l’école. Ce qui n’était pas le cas de notre domicile familial situé à quelques kilomètres de l’école du Conquet. Notre oncle étant chauffeur de taxi avait un véhicule ce qui facilitait les déplacements.

 
Comment est née votre vocation religieuse ?
 
A 12 ans, j’ai amorcé une première étape vers une approche de la vie religieuse en fréquentant les collèges du Folgoët (Finistère) puis de Pléhédel (Côtes d’Armor). J’y ai passé mon brevet en juin 1961 et c’est là que j’ai vu mon premier poste de télévision.
 
Après le collège une nouvelle étape s’ouvrait devant moi dans la réalisation de mon projet : L’entrée dans le second cycle était l’occasion pour chacun de confirmer son projet religieux ou d’y mettre fin. J’ai donc décidé de poursuivre jusqu’à l’obtention du bac. en juin 1964.
 
Le premier choix important se fit à ce moment là où, par une démarche personnelle, chacun devait signifier par écrit sa demande d’entrer dans la Congrégation des Frères de Ploërmel. Ma demande ayant été acceptée, j’ai effectué une année de noviciat sur l’île de Jersey. L’objectif de ce temps était de connaître de l’intérieur ce qu’était la spiritualité et la vie du Frère de Ploërmel. A la suite de cette année, un nouveau choix se pose : est-ce que je m’engage à vivre en religieux pour une année  ou est-ce que j’arrête là l’expérience ? Je décide de faire l’essai pour 2 fois un an. Durant les deux années qui suivent, je poursuis mes études théologiques ainsi que ma formation pédagogique car l’activité professionnelle des Frères en France est l’enseignement que je commence d’ailleurs effectivement en septembre 1967.
 
Je prononcerai mon engagement définitif en août 1972.
 
Pouvez-vous en quelques mots nous parler de cette congrégation des Frères de Ploërmel ?
 
A la suite de la Révolution française puis de l’empire, la situation de nos campagnes bretonnes était désastreuse au regard notamment de l’instruction, de l’éducation des enfants et de la jeunesse livrée à elle-même.
 
L’abbé Jean-Marie de la Mennais (le propre frère de Félicité écrivain célèbre du XIXème siècle) entreprit de remédier à cet état de fait. Il s’entoura de quelques jeunes gens que les curés des paroisses lui confièrent et il les forma pour devenir instituteurs des campagnes bretonnes.
 
Ainsi naquit la congrégation des Frères de Ploërmel. Elle se développa rapidement de proche en proche jusqu’à couvrir l’ensemble de la Bretagne.
 
Le gouvernement de Louis XVIII s’intéressa à cette expérience et demanda au fondateur d’envoyer ses frères dans les « colonies » en vue de préparer la libération des esclaves dans les Antilles en particulier. Ce fut le point de départ du développement de la congrégation dans différents pays : Antilles, Afrique, Moyen-Orient.
Voici 25 ans, le fait de s’implanter au Nord Togo, zone abandonnée et déshéritée de ce pays procède de la même logique. Depuis, des frères sont installés en Indonésie et prochainement, la province d’Ouganda va ouvrir sa propre mission au Soudan.
 
Les Frères de Ploërmel sont aujourd’hui un petit millier et se trouvent dans 25 pays à travers tous les continents.
 
Quel a été votre parcours d’enseignant ? ?
 
J’ai débuté ma carrière d’enseignant à l’école primaire St-Blaise à Douarnenez durant 3 ans en classe de CM 2. J’y ai découvert le tempérament douarneniste fait d’une certaine décontraction, du sens de la fête et de la convivialité mais où il fallait s’imposer pour pouvoir assurer son travail correctement.
 
Puis vint le temps du service militaire que je pouvais à l’époque commuer en coopération technique dans un pays du « Tiers-Monde ». J’y ai effectué les 2 années réglementaires puis j’y suis resté 4 années supplémentaires. Cela m’a valu de pouvoir partir pour la République d’Haïti dans les Antilles où j’ai connu la fin de la dictature du Docteur François Duvalier puis l’avènement de son fils « Baby Doc ». Mais surtout, j’ai pu toucher du doigt la misère d’un peuple maintenu dans l’ignorance, opprimé et exploité par ses propres dirigeants dont l’incurie n’avait souvent d’égale que la cupidité. Et malgré cela, ce peuple est admirable de gentillesse, de sens de l’hospitalité, d’une inaltérable joie de vivre et d’une capacité d’endurance extraordinaire. J’ai donc enseigné à de jeunes Haïtiens de 12 à 14 ans durant toutes ces années en travaillant d’ailleurs avec les services de la mission culturelle et de l’ambassade de France à Port au Prince. J’ai aussi été sensibilisé à la pauvreté des moyens dans le travail d’enseignement et d’éducation. Tout cela a contribué à me donner une autre vision du métier.
 
A mon retour en France, cette expérience m’a poussé à faire un choix d’enseignement auprès d’enfants d’abord, puis d’adolescents présentant des difficultés intellectuelles importantes dans le cadre de l’enseignement spécialisé. J’ai d’abord exercé auprès d’enfants à St-Pol de Léon pendant 5 ans puis à Quimper avec des adolescents pendant 12 ans. Expérience riche pour soi dans l’exercice de la patience, du dialogue, de l’écoute. La découverte de la valeur éducative de l’humour a été capitale durant ces années parfois il est vrai éprouvantes. Mais aussi quelle joie de voir un jeune s’ouvrir à une intégration professionnelle progressive et de les voir revenir plus tard, une compagne ou un compagnon à leur bras.
 
J’ai exercé durant mes 12 dernières années professionnelles de nouveau à Douarnenez, mais en collège toujours auprès de jeunes en difficulté scolaire. Après 40 années d’exercice, je viens de prendre ma retraite professionnelle. J’ai donc dû quitter ces jeunes toujours un peu « spé » dans leur approche des études mais combien passionnants quand on peut prendre le temps de s’intéresser à eux et de faire un bout de chemin en leur compagnie.
 
Mon statut actuel de jeune retraité me permet aujourd’hui de continuer à évoluer dans le monde scolaire. Trois jours par semaine, j’apporte en effet bénévolement une aide méthodologique individualisée à des élèves allant de la grande section de maternelle aux classes de CAP en lycée professionnel.
 
Comment vous situez-vous dans la généalogie des « Léaustic » ?
 
Robert Léaustic (1945)
Etienne Léaustic (1910-1975) - Marie Yvonne Pelleau (1922-2007)
Claude Marie Léaustic (1876-… ?….) - Claudine Le Hir (… ?…………)
Pierre Eugène(1840-1891) - Marie Françoise Quellec (1845-1909)
Claude Léaustic(1795-1866) -Marguerite Lannuzel (1798-1852)
Jean François Léaustic(1766 -1812)-Marie Josephe Le Bihan (1769-1829)
François Léaustic(1728-1797) - Marie Marguerite Jézéquel (1798- ?)
François Léaustic (1699-1778) - Magdeleine Mazé (1704-1775)
Yves ou Yvon Léaustic (vers 1650-1703) - Barbe Jégou (1655-1727)
Christophe Léaustic (1624-1699) - Marie Le Gélébart (1628-1683)
 
 
SUITE DANS UNE DEUXIEME PARTIE
Par Pierre LEAUSTIC
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